Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2601566

vendredi 6 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2601566
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté préfectoral du 16 janvier 2026 ordonnant la fermeture administrative de l’établissement "Green Lounge" pour deux mois. La solution retenue est fondée sur l’irrecevabilité manifeste des requêtes, faute pour le requérant d’avoir joint une copie de la requête au fond, en méconnaissance des dispositions de l’article R. 522-1 du même code.

Texte intégral

Vu les procédures suivantes :

Par deux requêtes enregistrées le 31 janvier 2026 sous les n° 2601566 et 2601567, M. A... demande au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de l'arrêté du 16 janvier 2026 par lequel le préfet des Bouches-du- Rhône a prononcé la fermeture administrative de l'établissement "Green Lounge" situé 61, avenue de Stalingrad à Arles, pour une durée de deux mois.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Felmy, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :


1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». Aux termes du second alinéa de l’article R. 522-1 du même code : « A peine d’irrecevabilité, les conclusions doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d’annulation ou de réformation et accompagnées d’une copie de cette dernière ». En application de l’article L. 522-3 de ce même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter sans instruction ni audience les demandes qui sont irrecevables, qui ne présentent pas un caractère d'urgence ou qui sont manifestement mal fondées.

2. Les présentes requêtes, tendant à la suspension de l’exécution de l'arrêté du 16 janvier 2026 par lequel le préfet des Bouches-du- Rhône a prononcé la fermeture administrative de l'établissement "Green Lounge" situé 61, avenue de Stalingrad à Arles, pour une durée de deux mois, ne sont pas accompagnées d’une copie de la requête au fond dirigée contre cette décision. Par suite, elles sont manifestement irrecevables et doivent être rejetées, par application des dispositions précitées de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.




O R D O N N E :



Article 1er : Les requêtes de M. A... sont rejetées.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....

Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.



Fait à Marseille, le 6 février 2026.





La juge des référés,

Signé

E. Felmy


La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière