Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2601698

mardi 3 février 2026

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2601698
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté comme manifestement irrecevable la requête de M. B... contre un arrêté préfectoral d'obligation de quitter le territoire français. La décision attaquée, notifiée le 21 novembre 2024, indiquait un délai de recours d'un mois, conformément à l'article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. La requête, enregistrée le 3 février 2026, était tardive. Le tribunal a donc appliqué l'article R. 222-1 du code de justice administrative pour rejeter la demande sans examen au fond.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 3 février 2026, M. A... B... demande au tribunal d’annuler l’arrêté du 21 novembre 2024 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône l’a obligé à quitter le territoire français sans délai et lui a interdit de revenir sur le territoire pendant une année.

Vu :
les autres pièces du dossier ;
le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ». Aux termes de l’article L. 911-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « Lorsqu'une disposition du présent code prévoit qu'une décision peut être contestée selon la procédure prévue au présent article, le tribunal administratif peut être saisi dans le délai d'un mois à compter de la notification de la décision (…) ».

L’arrêté du 21 novembre 2024 en litige, qui indiquait les voies et délais de recours, a été notifié à M. B... le même jour. Par suite, la requête, enregistrée le 3 février 2026, a été présentée au-delà du terme du délai de recours contentieux. La requête est dès lors manifestement irrecevable et doit être rejetée en application des dispositions précitées.


O R D O N N E :

Article 1er : La requête est rejetée.


Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....




Le président de la 3ème chambre,

Signé

P-Y. Gonneau


La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,