Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2603972

mardi 10 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2603972
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant par ordonnance, rejette la requête de M. B... qui contestait le retrait de sa carte de résident par le préfet. La juridiction estime la requête manifestement irrecevable car elle a été présentée par un représentant qui n'est pas avocat, en méconnaissance des articles R. 431-2 et suivants du code de justice administrative. L'ordonnance est fondée sur l'article R. 222-1 du même code permettant de rejeter les requêtes irrecevables.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 6 mars 2026, M. C... B..., représenté par Mme A..., demande au tribunal d’annuler la décision du 2 décembre 2025 par laquelle le préfet des Alpes-Maritimes a retiré sa carte de résident.

Vu :
les autres pièces du dossier ;
le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ». Aux termes de l’article R. 431-2 du code de justice administrative : « Les requêtes et les mémoires doivent, à peine d'irrecevabilité, être présentés soit par un avocat, soit par un avocat au Conseil d'Etat et à la Cour de cassation, lorsque les conclusions de la demande tendent au paiement d'une somme d'argent, à la décharge ou à la réduction de sommes dont le paiement est réclamé au requérant ou à la solution d'un litige né de l'exécution d'un contrat ». Aux termes de l’article R. 431-4 du même code : « Dans les affaires où ne s'appliquent pas les dispositions de l'article R. 431-2, les requêtes et les mémoires doivent être signés par leur auteur et, dans le cas d'une personne morale, par une personne justifiant de sa qualité pour agir ». Aux termes de l’article R. 414-4 du même code : « L’identification de l’auteur de la requête, selon les modalités prévues par l’arrêté mentionné à l’article R. 414-3, vaut signature pour l’application des dispositions du présent code (…) ».

La requête n’a pas été présentée ni signée par M. B..., qui est représentée par Mme A..., laquelle n’est pas avocate. Par suite, la requête est manifestement irrecevable et doit être rejetée.


O R D O N N E :

Article 1er : La requête est rejetée.


Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. C... B....




Le président de la 3ème chambre,

signé

P-Y. Gonneau


La République mande et ordonne au préfet des Alpes-Maritimes en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière,