Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2604060

jeudi 12 mars 2026

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2604060
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantSECK

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Marseille rejette une demande de référé-suspension visant une décision implicite de refus de carte de séjour. La requête est jugée irrecevable car elle n'était pas accompagnée de la copie de la requête au fond, comme l'exige l'article R. 522-1 du code de justice administrative. Le juge des référés applique l'article L. 522-3 du même code pour rejeter une demande manifestement irrecevable sans instruction ni audience.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 9 et 10 mars 2026, M. B... C..., représenté par Me Seck, demande au juge des référés, saisi sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l’exécution de la décision implicite de refus née du silence gardé par le préfet des Bouches-du-Rhône sur sa demande de carte de séjour ;
2°) d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de réexaminer sa demande de titre de séjour dans un délai de sept jours à compter de l'ordonnance, sous astreinte de 150 euros par jour de retard, et de lui délivrer sans délai une autorisation provisoire de séjour ou à défaut un récépissé d'une durée de six mois l’autorisant à travailler ;
3°) de mettre à la charge du préfet des Bouches-du-Rhône la somme de 2 000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme Felmy, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». Aux termes du second alinéa de l’article R. 522-1 du même code : « A peine d’irrecevabilité, les conclusions doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d’annulation ou de réformation et accompagnées d’une copie de cette dernière ». En application de l’article L. 522-3 de ce même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter sans instruction ni audience les demandes qui sont irrecevables, qui ne présentent pas un caractère d'urgence ou qui sont manifestement mal fondées.

2. La présente requête tendant à la suspension de l’exécution de la décision implicite de refus née du silence gardé par le préfet des Bouches-du-Rhône sur la demande de M. B... D... A... en vue de la délivrance de sa carte de séjour, n’est pas accompagnée d’une copie de la requête au fond dirigée contre cette décision. Par suite, elle est manifestement irrecevable et doit être rejetée par application des dispositions précitées de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.




O R D O N N E :



Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... D... A....

Copie en sera adressée au préfet des Bouches-du-Rhône.



Fait à Marseille, le 2 mars 2026.





La juge des référés,

Signé

E. Felmy


La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière