Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2610830

lundi 3 août 2026

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2610830
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 18 juin 2026, et un mémoire complémentaire enregistré le 30 juin 2026, M. A... B... demande au juge des référés, statuant en application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative de suspendre l’exécution de la décision du 13 mars 2026 par laquelle la caisse d’allocations familiales du Vaucluse a fixé un plan de recouvrement d’une dette de 13 485,53 euros par des retenues mensuelles de 538 euros opérées ses allocations.


Vu
les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné M. Tukov, vice-président, pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

1. M. A... B... demande au juge des référés, statuant en application de l’article L. 521-1 du code de justice administrative de suspendre l’exécution de la décision du 13 mars 2026 par laquelle la caisse d’allocations familiales du Vaucluse a fixé un plan de recouvrement d’une dette de 13 485,53 euros par des retenues mensuelles de 538 euros opérées ses allocations.

2. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ». En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.

3. M. B... n’établit ni même n’allègue avoir déposé une requête au fond préalable à la présente requête aux fins de suspension de l’exécution de la décision attaquée.

4. Il s’ensuit que la requête de M. B... doit être rejetée comme irrecevable en toutes ses conclusions par application des dispositions de l’article L 522-3 du code de justice administrative.


O R D O N N E:


Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Copie en sera adressée à la caisse d’allocations familiales du Vaucluse.

Fait à Marseille, le 03 aout 2026.

Le juge des référés,


signé


C. TUKOV

La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
La greffière