Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2612684

lundi 3 août 2026

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2612684
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
Avocat requérantGUARNIERI

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 15 juillet 2026, Mme C... B... A..., représentée par Me Guarnieri, demande au juge des référés, statuant sur le fondement de l’article L. 521-3 du code de justice administrative :

1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire ;

2°) d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer un récépissé de première demande de titre de séjour portant autorisation de travail, dans un délai de quatre jours à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l’Etat le versement à son conseil de la somme de 900 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative et de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 ou à lui-même à défaut d’admission au bénéfice de l’aide juridictionnelle.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :
- le code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

1. Il résulte de l’instruction que Mme B... A..., ressortissante colombienne, a obtenu postérieurement à l’introduction de sa requête un récépissé de demande de carte de séjour l’autorisant à travailler valable du 20 juillet 2026 au 19 janvier 2027. Ainsi, les conclusions aux fins d’injonction sous astreinte sont devenues sans objet.

2. Il y a lieu d’admettre Mme B... A... au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire et, sous réserve que Me Guarnieri, avocate de Mme B... A..., renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat et sous réserve de l’admission définitive de sa cliente à l’aide juridictionnelle, de mettre à la charge de l’Etat, dans les circonstances de l’espèce, le versement de la somme de 900 euros à Me Guarnieri au titre de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991. Dans le cas où l’aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme B... A... par le bureau d’aide juridictionnelle, la somme de 900 euros lui sera versée au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.



O R D O N N E :



Article 1er : Mme B... A... est admise, à titre provisoire, au bénéfice de l’aide juridictionnelle.

Article 2 : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions de Mme B... A... aux fins d’injonction sous astreinte.

Article 3 : Sous réserve de l’admission définitive de Mme B... A... à l’aide juridictionnelle et sous réserve que Me Guarnieri renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l’Etat, l’Etat versera à Me Guarnieri, avocate de Mme B... A..., la somme de 900 euros en application des dispositions du deuxième alinéa de l’article 37 de la loi du 10 juillet 1991 et de l’article L. 761-1 du code de justice administrative. Dans le cas où l’aide juridictionnelle ne serait pas accordée à Mme B... A... par le bureau d’aide juridictionnelle, la somme de 900 euros lui sera versée directement.

Article 4 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... B... A..., à Me Guarnieri, au ministre de l'intérieur et au préfet des Bouches-du-Rhône.

Fait à Marseille, le 3 août 2026.



La juge des référés,




S. CAROTENUTO


La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
Pour la greffière en chef,
La greffière,