Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2613706

lundi 3 août 2026

JuridictionTribunal Administratif de Marseille
SectionTribunal Administratif de Marseille
N° DossierTA13-2613706
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 29 juillet 2026, Mme C... A... demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l’exécution de la décision du 27 mai 2026 par laquelle le centre régional des œuvres universitaires et scolaires (CROUS) d’Aix-Marseille-Avignon a rejeté sa demande de renouvellement de logement en résidence universitaire, ensemble la décision du 28 juillet 2026 rejetant son recours gracieux, jusqu’à ce qu’il soit statué au fond sur la requête en annulation ;

2°) d’enjoindre au CROUS d’Aix-Marseille-Avignon, à titre principal, de la maintenir à titre provisoire dans son logement de la résidence Cité Les Gazelles, ou de lui proposer un logement équivalent, jusqu’à l’intervention du jugement au fond et, à titre subsidiaire, d’ordonner le maintien dans les lieux pour une durée minimale de six mois à compter de l’ordonnance à intervenir.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme B..., vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.


Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1. ». Aux termes de l’article R. 522-1 de ce code : « (…) / A peine d’irrecevabilité, les conclusions tendant à la suspension d’une décision administrative ou de certains de ses effets doivent être présentées par requête distincte de la requête à fin d’annulation ou de réformation et accompagnées d’une copie de cette dernière ».

2. La requête de Mme A... n’est pas accompagnée d’une copie de la requête à fin d’annulation de la décision contestée. Par suite, la requête est manifestement irrecevable et doit être rejetée selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.



O R D O N N E :



Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... A....

Copie en sera adressée au CROUS d’Aix-Marseille-Avignon.

Fait à Marseille, le 3 août 2026.


La juge des référés,


Signé


S. B...




La République mande et ordonne au ministre de l’enseignement supérieur, de la recherche et de l’espace en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
Pour la greffière en chef,
La greffière,