Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2613944
lundi 3 août 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2613944 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 31 juillet 2026, M. B... A... demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l’exécution de la décision du 15 juin 2026 par laquelle le président de d’Aix-Marseille Université a refusé son admission en Master 2 Finance, parcours « Finance d’entreprise et ingénierie financière – Aix » ;
2°) d’enjoindre à d’Aix-Marseille Université, à titre principal, de l’admettre et de l’inscrire à titre provisoire dans cette formation pour l’année universitaire 2026/2027, jusqu’au jugement au fond, sous réserve de la validation du Master 1 et des formalités administratives ordinaires et, à titre subsidiaire, de réexaminer sa candidature dans un délai de cinq jours, et de prendre toute autre mesure conservatoire garantissant l’effet utile du réexamen, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) d’inviter Aix-Marseille Université à produire, sans délai, la composition, les règles de fonctionnement et le procès-verbal de la commission, l’avis du responsable de formation, la fiche d’évaluation, les critères, les capacités d’accueil et les éléments retraçant la vérification prévue par l’article D. 612-36-4 du code de l’éducation ;
4°) de mettre à la charge d’Aix-Marseille Université la somme de 1 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d’urgence est remplie ; il n’a reçu aucune réponse à son recours amiable ; il risque de perdre une année universitaire ; son état de santé s’aggrave et le présentiel constitue une condition de reprise d’un travail universitaire régulier ; la durée des soins et le temps requis pour les aménagements caractérisent une atteinte grave et immédiate à sa situation ;
- s’agissant des moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée ;
- le motif de « niveau académique général » ne montre pas que les unités déjà acquises, les crédits, les contenus, les connaissances et les compétences correspondantes ont fait l’objet de la vérification prévue par l’article D. 612-36-4 ; la décision ne révèle pas davantage l’avis émis, la composition de la commission, ses critères, son procès-verbal ou la fiche d’évaluation individuelle ;
- la décision est entachée d’erreur de droit et méconnaît l’article D. 612-36-4 du code de l’éducation ;
- elle est entachée d’un défaut d’examen individualisé, d’erreur de fait et d’erreur manifeste d’appréciation ; la décision ne mentionne aucune saturation de capacité ;
- l’article L. 123-4 du code de l’éducation et l’article 24 de la Convention relative aux droits des personnes handicapées renforcent l’exigence d’un parcours accessible, d’un examen concret de la situation et d’aménagements raisonnables.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête n° 2613841 tendant à l’annulation de la décision contestée.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme C..., vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ».
2. En l’état de l’instruction, aucun des moyens soulevés n’est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.
3. Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de rejeter la requête de M. A... dans toutes ses conclusions selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Copie en sera adressée à l’université Aix-Marseille.
Fait à Marseille, le 3 août 2026.
La juge des référés,
Signé
S. C...
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
Pour la greffière en chef,
La greffière,
Par une requête, enregistrée le 31 juillet 2026, M. B... A... demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l’exécution de la décision du 15 juin 2026 par laquelle le président de d’Aix-Marseille Université a refusé son admission en Master 2 Finance, parcours « Finance d’entreprise et ingénierie financière – Aix » ;
2°) d’enjoindre à d’Aix-Marseille Université, à titre principal, de l’admettre et de l’inscrire à titre provisoire dans cette formation pour l’année universitaire 2026/2027, jusqu’au jugement au fond, sous réserve de la validation du Master 1 et des formalités administratives ordinaires et, à titre subsidiaire, de réexaminer sa candidature dans un délai de cinq jours, et de prendre toute autre mesure conservatoire garantissant l’effet utile du réexamen, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
3°) d’inviter Aix-Marseille Université à produire, sans délai, la composition, les règles de fonctionnement et le procès-verbal de la commission, l’avis du responsable de formation, la fiche d’évaluation, les critères, les capacités d’accueil et les éléments retraçant la vérification prévue par l’article D. 612-36-4 du code de l’éducation ;
4°) de mettre à la charge d’Aix-Marseille Université la somme de 1 000 euros sur le fondement de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- la condition d’urgence est remplie ; il n’a reçu aucune réponse à son recours amiable ; il risque de perdre une année universitaire ; son état de santé s’aggrave et le présentiel constitue une condition de reprise d’un travail universitaire régulier ; la durée des soins et le temps requis pour les aménagements caractérisent une atteinte grave et immédiate à sa situation ;
- s’agissant des moyens propres à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision contestée ;
- le motif de « niveau académique général » ne montre pas que les unités déjà acquises, les crédits, les contenus, les connaissances et les compétences correspondantes ont fait l’objet de la vérification prévue par l’article D. 612-36-4 ; la décision ne révèle pas davantage l’avis émis, la composition de la commission, ses critères, son procès-verbal ou la fiche d’évaluation individuelle ;
- la décision est entachée d’erreur de droit et méconnaît l’article D. 612-36-4 du code de l’éducation ;
- elle est entachée d’un défaut d’examen individualisé, d’erreur de fait et d’erreur manifeste d’appréciation ; la décision ne mentionne aucune saturation de capacité ;
- l’article L. 123-4 du code de l’éducation et l’article 24 de la Convention relative aux droits des personnes handicapées renforcent l’exigence d’un parcours accessible, d’un examen concret de la situation et d’aménagements raisonnables.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête n° 2613841 tendant à l’annulation de la décision contestée.
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné Mme C..., vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». Aux termes de l'article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ».
2. En l’état de l’instruction, aucun des moyens soulevés n’est propre à créer un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.
3. Il résulte de ce qui précède qu’il y a lieu de rejeter la requête de M. A... dans toutes ses conclusions selon la procédure prévue à l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Copie en sera adressée à l’université Aix-Marseille.
Fait à Marseille, le 3 août 2026.
La juge des référés,
Signé
S. C...
La République mande et ordonne au ministre de l’intérieur en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme :
Pour la greffière en chef,
La greffière,