Tribunal Administratif de Marseille — Décision N° TA13-2614650
mardi 1 septembre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Marseille |
| Section | Tribunal Administratif de Marseille |
| N° Dossier | TA13-2614650 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | SCP BOURGLAN DAMAMME LEONHARDT |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 13 août 2026, Mme B... A..., représentée par Me Leonhardt, demande au juge des référés :
1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de l’arrêté du 21 janvier 2026 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de renouveler son titre de séjour et l’a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours en fixant le pays de destination, en tant qu’il porte refus de titre de séjour ;
3°) d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer à titre provisoire et dans l’attente du jugement au fond une carte de séjour portant la mention « vie privée et familiale » lui permettant de travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande et de prendre une nouvelle décision dans un délai d’un mois à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir et de lui délivrer dans l’attente une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler, valable jusqu’à la remise d’un nouveau titre de séjour ou jusqu’au jugement au fond, et au minimum six mois, dans un délai de trois jours à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative ou sur le seul fondement de ce dernier article en cas de rejet de sa demande d’aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est présumée s’agissant d’une demande de renouvellement, et remplie, dès lors qu’elle est privée de ressources du fait de la suspension de son contrat d’apprentissage et ne bénéficie d’aucune prestation familiale, alors que sa fille est handicapée ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige dès lors que :
- la décision est insuffisamment motivée, est entachée d’erreur de fait et n’a pas été précédée d’un examen particulier ;
- elle a été prise en méconnaissance de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le préfet a entaché sa décision d’une erreur manifeste dans l’appréciation de ses conséquences sur sa vie personnelle et au regard de son pouvoir discrétionnaire de régularisation ;
- la décision méconnaît l’article L. 425-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- elle porte atteinte à l’intérêt supérieur de son enfant, méconnaissant ainsi l’article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l’enfant.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 août 2026, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la condition d’urgence n’est pas remplie ;
- les moyens de la requête ne sont pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 10 juin 2026 sous le numéro 2610187 par laquelle Mme A... demande l’annulation de la décision contestée.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l’enfant ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Garron, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Garron, juge des référés ;
- et les observations de Me Grébaut, représentant Mme A....
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence (…), le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ». Aux termes de l’article R. 522-1 de ce code : « La requête visant au prononcé de mesures d’urgence doit (...) justifier de l’urgence de l’affaire ».
2. Mme A..., ressortissante nigériane qui a bénéficié d’autorisations provisoires de séjour successives valables en dernier lieu jusqu’au 6 octobre 2025, a sollicité le 26 septembre 2025 la délivrance d’un titre de séjour sur le fondement de l’article L. 425-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Après avis du collège de médecins de l’office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du 14 novembre 2025, le préfet des Bouches-du-Rhône, par un arrêté du 21 janvier 2026, a refusé de lui délivrer ce titre de séjour et l’a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours en fixant le pays de destination. Par une ordonnance n° 2610209 du 17 juin 2026, le juge des référés a rejeté la requête introduite le 10 juin 2026 par Mme A... et tendant à la suspension de l’exécution de cet arrêté, en tant qu’il porte refus de titre de séjour. Par la présente requête, Mme A... demande à nouveau la suspension de l’exécution de cet arrêté, dans la même mesure.
3. Aux termes de l’article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an (…) ». Aux termes de l’article L. 425-10 du même code : « Les parents étrangers de l'étranger mineur qui remplit les conditions prévues à l'article L. 425-9, ou l'étranger titulaire d'un jugement lui ayant conféré l'exercice de l'autorité parentale sur ce mineur, se voient délivrer, sous réserve qu'ils justifient résider habituellement en France avec lui et subvenir à son entretien et à son éducation, une autorisation provisoire de séjour d'une durée maximale de six mois (…) ».
4. Pour déterminer si un étranger peut bénéficier effectivement dans le pays dont il est originaire d'un traitement médical approprié, au sens de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le juge doit s’assurer, eu égard à la pathologie de l'intéressé, de l'existence d'un traitement approprié et de sa disponibilité dans des conditions permettant d'y avoir accès, et non de rechercher si les soins dans le pays d'origine sont équivalents à ceux offerts en France ou en Europe.
5. En l’espèce, alors que les éléments, notamment d’ordre médical, versés aux débats par Mme A... ne permettent pas de contredire utilement l’avis du collège des médecins de l’OFII du 14 novembre 2025, selon lequel l’enfant de l’intéressée pourrait bénéficier de manière effective au Nigéria de traitements appropriés à sa prise en charge médicale, le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n’est pas, en l’état de l’instruction, de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.
6. Aucun des autres moyens soulevés par la requérante n’étant, en l’état de l’instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, il y a lieu, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur la condition d’urgence, de rejeter les conclusions à fin de suspension présentées par Mme A... ainsi que, par voie de conséquence et sans qu’il y ait lieu, dans les circonstances de l’espèce, d’admettre l’intéressée au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire, celles à fin d’injonction sous astreinte et tendant à l’application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, en application de l’article L. 522-3 du même code.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au préfet des Bouches-du-Rhône.
Fait à Marseille, le 1er septembre 2026.
Le juge des référés,
signé
F. GARRON
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier,
Par une requête, enregistrée le 13 août 2026, Mme B... A..., représentée par Me Leonhardt, demande au juge des référés :
1°) de l’admettre au bénéfice de l’aide juridictionnelle à titre provisoire ;
2°) sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de l’arrêté du 21 janvier 2026 par lequel le préfet des Bouches-du-Rhône a refusé de renouveler son titre de séjour et l’a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours en fixant le pays de destination, en tant qu’il porte refus de titre de séjour ;
3°) d’enjoindre au préfet des Bouches-du-Rhône de lui délivrer à titre provisoire et dans l’attente du jugement au fond une carte de séjour portant la mention « vie privée et familiale » lui permettant de travailler, sous astreinte de 100 euros par jour de retard à compter du délai de quinze jours suivant la notification du jugement à intervenir, ou, à titre subsidiaire, de réexaminer sa demande et de prendre une nouvelle décision dans un délai d’un mois à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir et de lui délivrer dans l’attente une autorisation provisoire de séjour l’autorisant à travailler, valable jusqu’à la remise d’un nouveau titre de séjour ou jusqu’au jugement au fond, et au minimum six mois, dans un délai de trois jours à compter de la notification de la présente ordonnance, sous astreinte de 100 euros par jour de retard ;
4°) de mettre à la charge de l’Etat la somme de 1 500 euros au titre des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative ou sur le seul fondement de ce dernier article en cas de rejet de sa demande d’aide juridictionnelle.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est présumée s’agissant d’une demande de renouvellement, et remplie, dès lors qu’elle est privée de ressources du fait de la suspension de son contrat d’apprentissage et ne bénéficie d’aucune prestation familiale, alors que sa fille est handicapée ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige dès lors que :
- la décision est insuffisamment motivée, est entachée d’erreur de fait et n’a pas été précédée d’un examen particulier ;
- elle a été prise en méconnaissance de l’article L. 423-23 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile et de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le préfet a entaché sa décision d’une erreur manifeste dans l’appréciation de ses conséquences sur sa vie personnelle et au regard de son pouvoir discrétionnaire de régularisation ;
- la décision méconnaît l’article L. 425-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- elle porte atteinte à l’intérêt supérieur de son enfant, méconnaissant ainsi l’article 3-1 de la convention internationale relative aux droits de l’enfant.
Par un mémoire en défense enregistré le 25 août 2026, le préfet des Bouches-du-Rhône conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la condition d’urgence n’est pas remplie ;
- les moyens de la requête ne sont pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 10 juin 2026 sous le numéro 2610187 par laquelle Mme A... demande l’annulation de la décision contestée.
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- la convention internationale relative aux droits de l’enfant ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Garron, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Garron, juge des référés ;
- et les observations de Me Grébaut, représentant Mme A....
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence (…), le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ». Aux termes de l’article R. 522-1 de ce code : « La requête visant au prononcé de mesures d’urgence doit (...) justifier de l’urgence de l’affaire ».
2. Mme A..., ressortissante nigériane qui a bénéficié d’autorisations provisoires de séjour successives valables en dernier lieu jusqu’au 6 octobre 2025, a sollicité le 26 septembre 2025 la délivrance d’un titre de séjour sur le fondement de l’article L. 425-10 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile. Après avis du collège de médecins de l’office français de l’immigration et de l’intégration (OFII) du 14 novembre 2025, le préfet des Bouches-du-Rhône, par un arrêté du 21 janvier 2026, a refusé de lui délivrer ce titre de séjour et l’a obligée à quitter le territoire français dans le délai de trente jours en fixant le pays de destination. Par une ordonnance n° 2610209 du 17 juin 2026, le juge des référés a rejeté la requête introduite le 10 juin 2026 par Mme A... et tendant à la suspension de l’exécution de cet arrêté, en tant qu’il porte refus de titre de séjour. Par la présente requête, Mme A... demande à nouveau la suspension de l’exécution de cet arrêté, dans la même mesure.
3. Aux termes de l’article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile : « L'étranger, résidant habituellement en France, dont l'état de santé nécessite une prise en charge médicale dont le défaut pourrait avoir pour lui des conséquences d'une exceptionnelle gravité et qui, eu égard à l'offre de soins et aux caractéristiques du système de santé dans le pays dont il est originaire, ne pourrait pas y bénéficier effectivement d'un traitement approprié, se voit délivrer une carte de séjour temporaire portant la mention " vie privée et familiale " d'une durée d'un an (…) ». Aux termes de l’article L. 425-10 du même code : « Les parents étrangers de l'étranger mineur qui remplit les conditions prévues à l'article L. 425-9, ou l'étranger titulaire d'un jugement lui ayant conféré l'exercice de l'autorité parentale sur ce mineur, se voient délivrer, sous réserve qu'ils justifient résider habituellement en France avec lui et subvenir à son entretien et à son éducation, une autorisation provisoire de séjour d'une durée maximale de six mois (…) ».
4. Pour déterminer si un étranger peut bénéficier effectivement dans le pays dont il est originaire d'un traitement médical approprié, au sens de l'article L. 425-9 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile, le juge doit s’assurer, eu égard à la pathologie de l'intéressé, de l'existence d'un traitement approprié et de sa disponibilité dans des conditions permettant d'y avoir accès, et non de rechercher si les soins dans le pays d'origine sont équivalents à ceux offerts en France ou en Europe.
5. En l’espèce, alors que les éléments, notamment d’ordre médical, versés aux débats par Mme A... ne permettent pas de contredire utilement l’avis du collège des médecins de l’OFII du 14 novembre 2025, selon lequel l’enfant de l’intéressée pourrait bénéficier de manière effective au Nigéria de traitements appropriés à sa prise en charge médicale, le moyen tiré de la méconnaissance de l’article L. 425-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile n’est pas, en l’état de l’instruction, de nature à faire naître un doute sérieux quant à la légalité de la décision en litige.
6. Aucun des autres moyens soulevés par la requérante n’étant, en l’état de l’instruction, propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision contestée, il y a lieu, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur la condition d’urgence, de rejeter les conclusions à fin de suspension présentées par Mme A... ainsi que, par voie de conséquence et sans qu’il y ait lieu, dans les circonstances de l’espèce, d’admettre l’intéressée au bénéfice de l’aide juridictionnelle provisoire, celles à fin d’injonction sous astreinte et tendant à l’application des articles 37 de la loi du 10 juillet 1991 et L. 761-1 du code de justice administrative, en application de l’article L. 522-3 du même code.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A... et au préfet des Bouches-du-Rhône.
Fait à Marseille, le 1er septembre 2026.
Le juge des référés,
signé
F. GARRON
La République mande et ordonne au préfet des Bouches-du-Rhône en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Pour la greffière en chef,
Le greffier,