Le Tribunal administratif de Caen, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. A... B... comme étant manifestement irrecevable. Le sujet principal est l'examen de la recevabilité d'un recours pour excès de pouvoir contre la direction générale des finances publiques. La juridiction a constaté que la lettre de requête ne contenait ni conclusions ni moyens identifiables et ne précisait pas l'acte attaqué, ce qui constitue une irrecevabilité manifeste au sens des articles R. 411-1 et R. 412-1 du code de justice administrative. La solution retenue est le rejet de la requête sur le fondement de l'article R. 222-1 du même code, qui permet à la juridiction de rejeter par ordonnance les requêtes manifestement irrecevables.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une lettre, enregistrée le 24 février 2026, M. A... B... a saisi le tribunal d’un litige l’opposant à la direction générale des finances publiques du Rhône.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. / L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours. », et aux termes de l’article R. 412-1 du même code : « La requête doit, à peine d'irrecevabilité, être accompagnée, sauf impossibilité justifiée, de l'acte attaqué ou, dans le cas mentionné à l'article R. 421-2, de la pièce justifiant de la date de dépôt de la réclamation. ».
3. Par lettre du 24 février 2026 de M. A... B... entend saisir le tribunal d’un litige l’opposant à la direction générale des finances publiques du Rhône. Toutefois, la lettre adressée au tribunal ne contient aucune conclusion et aucun moyen identifiables. En outre, elle ne précise pas l’acte attaqué, qui ne peut être distingué parmi les productions jointes à la requête. Par suite, la requête est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit, pour ce motif, être rejetée.
O R D O N N E:
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Caen, le 16 mars 2026.
La présidente de la 2ème chambre,
Signé
Th. RENAULT
La République mande et ordonne au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique, en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Mélanie Collet