Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2601937
mardi 1 septembre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Besançon |
| Section | Tribunal Administratif de Besançon |
| N° Dossier | TA25-2601937 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 juillet 2026, Mme A... B... soumet au tribunal une requête intitulée « requête au fond tribunal administratif » laquelle précise ensuite « objet du référé :
- obtenir la radiation de la mention du chemin en cause dans le registre des chemins de la commune ;
- déclarer l’illégalité de la décision du Procureur de République et de l’action de la gendarmerie ;
- annuler la décision du procureur de la République ;
- obtenir la restitution sous astreinte du portail, du poteau de fermeture du portail ;
- obtenir la remise en état du portail et du poteau d’ancrage ;
- obtenir des dommages et intérêts pour le préjudice subi ».
Vu les pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les noms et domicile des parties. Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours ». Et aux termes de l’article R. 421-1 du même code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée (...) ».
3. D’une part, si Mme B..., qui a précisé en entête de sa requête « objet du référé », a entendu saisir le juge des référés, elle n’a pas précisé sur quelle disposition du code de justice administrative elle entendait fonder sa demande, ni présenté une argumentation relative à l’urgence.
4. D’autre part, si l’intéressée demande au tribunal de « déclarer illégale la décision du procureur de République et l’action de la gendarmerie » et d’annuler une décision du procureur de la République, le principe de séparation des autorités administratives et judiciaires fait obstacle à ce que la juridiction administrative connaisse du fonctionnement du service public de la justice judiciaire.
5. Enfin, le juge administratif ne peut être saisi que de conclusions tendant à l’annulation d’une décision administrative ou de conclusions indemnitaires lorsque la responsabilité de l’administration est engagée. La requête de Mme B... ne comporte l’énoncé d’aucune conclusion adressée au juge administratif au sens de l’article R. 411-1 du code de justice administrative et n’est dirigée contre aucune décision administrative clairement identifiable susceptible de faire l’objet d’un recours pour excès de pouvoir dans les délais prescrits par l’article R. 421-1 du code de justice administrative. De plus, il n’appartient pas au juge administratif, qui ne saurait faire acte d’administrateur, d’adresser des injonctions à l’administration, en dehors des cas prévus à l’article L. 911-1 du code justice administrative, inapplicables en l’espèce.
6. Il résulte de tout ce qui précède, que la requête de Mme B... est manifestement irrecevable et doit être rejetée au titre du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Besançon le 1er septembre 2026.
Le président de la 1ère chambre,
A. Pernot
La République mande et ordonne au préfet du Doubs, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier
Par une requête, enregistrée le 26 juillet 2026, Mme A... B... soumet au tribunal une requête intitulée « requête au fond tribunal administratif » laquelle précise ensuite « objet du référé :
- obtenir la radiation de la mention du chemin en cause dans le registre des chemins de la commune ;
- déclarer l’illégalité de la décision du Procureur de République et de l’action de la gendarmerie ;
- annuler la décision du procureur de la République ;
- obtenir la restitution sous astreinte du portail, du poteau de fermeture du portail ;
- obtenir la remise en état du portail et du poteau d’ancrage ;
- obtenir des dommages et intérêts pour le préjudice subi ».
Vu les pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : / (…) 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les noms et domicile des parties. Elle contient l’exposé des faits et moyens, ainsi que l’énoncé des conclusions soumises au juge. L’auteur d’une requête ne contenant l’exposé d’aucun moyen ne peut la régulariser par le dépôt d’un mémoire exposant un ou plusieurs moyens que jusqu’à l’expiration du délai de recours ». Et aux termes de l’article R. 421-1 du même code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée (...) ».
3. D’une part, si Mme B..., qui a précisé en entête de sa requête « objet du référé », a entendu saisir le juge des référés, elle n’a pas précisé sur quelle disposition du code de justice administrative elle entendait fonder sa demande, ni présenté une argumentation relative à l’urgence.
4. D’autre part, si l’intéressée demande au tribunal de « déclarer illégale la décision du procureur de République et l’action de la gendarmerie » et d’annuler une décision du procureur de la République, le principe de séparation des autorités administratives et judiciaires fait obstacle à ce que la juridiction administrative connaisse du fonctionnement du service public de la justice judiciaire.
5. Enfin, le juge administratif ne peut être saisi que de conclusions tendant à l’annulation d’une décision administrative ou de conclusions indemnitaires lorsque la responsabilité de l’administration est engagée. La requête de Mme B... ne comporte l’énoncé d’aucune conclusion adressée au juge administratif au sens de l’article R. 411-1 du code de justice administrative et n’est dirigée contre aucune décision administrative clairement identifiable susceptible de faire l’objet d’un recours pour excès de pouvoir dans les délais prescrits par l’article R. 421-1 du code de justice administrative. De plus, il n’appartient pas au juge administratif, qui ne saurait faire acte d’administrateur, d’adresser des injonctions à l’administration, en dehors des cas prévus à l’article L. 911-1 du code justice administrative, inapplicables en l’espèce.
6. Il résulte de tout ce qui précède, que la requête de Mme B... est manifestement irrecevable et doit être rejetée au titre du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
ORDONNE :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B....
Fait à Besançon le 1er septembre 2026.
Le président de la 1ère chambre,
A. Pernot
La République mande et ordonne au préfet du Doubs, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
Le greffier