Tribunal Administratif de Besançon — Décision N° TA25-2602073

mardi 1 septembre 2026

JuridictionTribunal Administratif de Besançon
SectionTribunal Administratif de Besançon
N° DossierTA25-2602073
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 27 août 2026, Mme B... A... demande au juge des référés :

1°) de retirer, ou, subsidiairement, de reporter la date de prise d’effet de la décision du 4 août 2026 par laquelle le centre hospitalier de Baume-les-Dames l’a radiée des cadres à compter du 1er septembre 2026 afin d’assurer la régularité de la procédure de liquidation de sa pension de retraite et de permettre la prise en compte de son changement d’échelon prononcé le 16 mars 2026 ;

2°) d’examiner les conséquences indemnitaires résultant des préjudices subis du fait des fautes commises par le service dans la gestion de sa carrière.

Mme A... soutient que :
- son employeur a méconnu l’article 59 du décret n° 2003-1306 du 26 décembre 2003 en ne respectant pas le délai de trois mois avant la radiation des cadres, ce qui a pour effet de la priver de l’intégralité de ses moyens de subsistance ;
- en la maintenant en activité au-delà de la limite d’âge sans régularisation de sa situation statutaire, tout en continuant à prendre des décisions relatives au déroulement de sa carrière, son employeur a méconnu l’article L. 556-1 du code général de la fonction publique et l’a placée dans une situation juridique incertaine ;
- l’administration l’a privée d’une chance sérieuse de poursuivre son activité sur un emploi compatible avec ses aptitudes médicales.


Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée le 27 août 2026 sous le n° 2602072 par laquelle Mme A... demande l’annulation de la décision attaquée.



Vu :
- le code général de la fonction publique ;
- le code de justice administrative.


Considérant ce qui suit :

Sur les conclusions à fins de suspension :

Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». L’article L. 522-3 du code de justice administrative dispose que : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1 ».

L’article L. 521-1 du code de justice administrative permet au juge des référés d’ordonner la suspension de l'exécution d’une décision administrative ou de certains de ses effets lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision.

En vertu de l’article L. 511-1 du code de justice administrative, le juge des référés ne peut statuer que par des mesures qui présentent un caractère provisoire et ne peut être saisi du principal. Il suit de là que les conclusions de la requête tendant au retrait ou, à défaut, au report de la date de prise d’effet de la décision par laquelle Mme A... a été radiée des cadres à compter du 1er septembre 2026 ne relèvent pas des attributions du juge des référés et sont manifestement irrecevables. En tout état de cause, Mme A... ne justifie pas de l’urgence qu’il y aurait à suspendre une telle décision, si elle avait entendu présenter de telles conclusions.

Par suite, la requête doit ainsi être rejetée en toutes ses conclusions, en application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.


O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....


Fait à Besançon, le 1er septembre 2026.




Le président,
Juge des référés




O. Di Candia


La République mande et ordonne au préfet du Doubs, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
La greffière