Le Tribunal Administratif de Nîmes, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de Mme A... concernant des irrégularités présumées lors des élections municipales de Saint-Ambroix. La juridiction a jugé la demande manifestement irrecevable car elle ne formulait aucune conclusion sollicitant l'annulation des opérations électorales, et ne constituait donc pas une protestation électorale valable. Cette décision s'appuie sur les dispositions de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une protestation, enregistrée le 20 mars 2026, Mme B... A... signale au tribunal des irrégularités affectant les opérations électorales qui se sont déroulées le 15 mars 2026 à la commune de Saint-Ambroix pour l’élection des conseillers municipaux.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) et les présidents de formation de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : (…) / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; (…) ».
3. La requête de Mme A... qui se borne à demander au tribunal de se prononcer sur certaines irrégularités observées à l’occasion des élections municipales de Saint-Ambroix, ne comporte aucune conclusion tendant à l’annulation des opérations électorales ayant eu lieu le 15 mars 2026 dans cette commune. Dès lors, elle n’a pas le caractère d’une protestation électorale et est manifestement irrecevable.
O R D O N N E :
Article 1er : La protestation de Mme A... est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à Mme B... A....
Copie sera adressée au préfet du Gard.
Fait à Nîmes, le 2 avril 2026.
La présidente de la 1ère chambre,
C. BOYER
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne et à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.