Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2603592
lundi 3 août 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2603592 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 25 juillet 2026, Mme B... A... soumet au juge des référés du tribunal un litige lié à une « procédure de résiliation de bail locatif ».
Elle soutient que :
- elle souhaite s’assurer, avant de signer le plan d’apurement d’une dette locative, de l’existence de cette dette qui serait liée à une absence de paiement de charges locatives mensuelles ;
- elle a sollicité à plusieurs reprises les services de la société Grand Delta Habitat afin de régler la situation litigieuse ;
- elle sollicite la communication d’un document relatif à l’« état global anonym(i)sé des montants mensuels des loyers des types 3 (Nemausus) 1, à égale typologie, indiquant les critères, ancienneté subventionnement (…) » ;
- en cas d’annulation de sa dette locative, la procédure d’expulsion du logement dont elle est encore locataire serait caduque ;
- elle est de bonne foi et règle son loyer chaque mois.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Mouret, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Le juge administratif des référés ne peut être saisi d’une requête tendant à la mise en œuvre de l’une des procédures régies par le livre V du code de justice administrative que pour autant que le litige principal auquel se rattache ou est susceptible de se rattacher la mesure d’urgence qu’il lui est demandé de prescrire n’échappe pas manifestement à la compétence de la juridiction administrative.
2. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ». En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.
3. Mme A..., qui ne précise pas le fondement de sa requête, ne sollicite pas la suspension de l’exécution d’une décision administrative. En admettant que la requérante ait entendu demander au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions citées au point précédent de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’ordonner la communication du document mentionné dans les visas de la présente ordonnance, elle ne justifie pas, en tout état de cause, de l’utilité de la mesure sollicitée ni de l’urgence qui s’attacherait à son prononcé. Par suite, il y a lieu de rejeter la requête de Mme A... selon la procédure prévue par l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Nîmes, le 3 août 2026.
Le juge des référés,
R. MOURET
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrée le 25 juillet 2026, Mme B... A... soumet au juge des référés du tribunal un litige lié à une « procédure de résiliation de bail locatif ».
Elle soutient que :
- elle souhaite s’assurer, avant de signer le plan d’apurement d’une dette locative, de l’existence de cette dette qui serait liée à une absence de paiement de charges locatives mensuelles ;
- elle a sollicité à plusieurs reprises les services de la société Grand Delta Habitat afin de régler la situation litigieuse ;
- elle sollicite la communication d’un document relatif à l’« état global anonym(i)sé des montants mensuels des loyers des types 3 (Nemausus) 1, à égale typologie, indiquant les critères, ancienneté subventionnement (…) » ;
- en cas d’annulation de sa dette locative, la procédure d’expulsion du logement dont elle est encore locataire serait caduque ;
- elle est de bonne foi et règle son loyer chaque mois.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Mouret, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Le juge administratif des référés ne peut être saisi d’une requête tendant à la mise en œuvre de l’une des procédures régies par le livre V du code de justice administrative que pour autant que le litige principal auquel se rattache ou est susceptible de se rattacher la mesure d’urgence qu’il lui est demandé de prescrire n’échappe pas manifestement à la compétence de la juridiction administrative.
2. Aux termes de l’article L. 521-3 du code de justice administrative : « En cas d'urgence et sur simple requête qui sera recevable même en l'absence de décision administrative préalable, le juge des référés peut ordonner toutes autres mesures utiles sans faire obstacle à l'exécution d'aucune décision administrative ». En vertu de l’article L. 522-3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.
3. Mme A..., qui ne précise pas le fondement de sa requête, ne sollicite pas la suspension de l’exécution d’une décision administrative. En admettant que la requérante ait entendu demander au juge des référés, statuant sur le fondement des dispositions citées au point précédent de l’article L. 521-3 du code de justice administrative, d’ordonner la communication du document mentionné dans les visas de la présente ordonnance, elle ne justifie pas, en tout état de cause, de l’utilité de la mesure sollicitée ni de l’urgence qui s’attacherait à son prononcé. Par suite, il y a lieu de rejeter la requête de Mme A... selon la procédure prévue par l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Nîmes, le 3 août 2026.
Le juge des référés,
R. MOURET
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.