Tribunal Administratif de Nîmes — Décision N° TA30-2603593
lundi 3 août 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Nîmes |
| Section | Tribunal Administratif de Nîmes |
| N° Dossier | TA30-2603593 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 26 juillet 2026, Mme B... A... doit être regardée comme demandant au juge des référés du tribunal, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution d’une décision implicite, née selon elle le 4 avril 2026, par laquelle l’administration fiscale aurait refusé de faire droit à sa demande de communication des « mandats et des bordereaux des mandats imputés aux comptes 6226 "honoraires" et 6227 "frais d’acte et de contentieux" de la commune de Lézan au titre des exercices 2018 à 2025 » et d’enjoindre à la directrice générale des finances publiques de lui communiquer sans délai ces documents.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est remplie ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse dès lors qu’elle est entachée d’un défaut ou d’une insuffisance de motivation.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête en annulation enregistrée sous le n° 2602255.
Vu :
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Mouret, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». En vertu de l’article L. 522‑3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.
2. A supposer même qu’une décision implicite soit effectivement née le 4 avril 2026, il apparaît manifeste, en l’état de l’instruction, qu’aucun des moyens invoqués par Mme A... n’est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité d’une telle décision.
3. Il résulte de ce qui précède, et sans qu’il soit besoin d’examiner la recevabilité de la requête au fond, ni de se prononcer sur la condition d’urgence, que la requête de Mme A..., y compris ses conclusions à fin d’injonction, doit être rejetée selon la procédure prévue par l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Nîmes, le 3 août 2026.
Le juge des référés,
R. MOURET
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Par une requête, enregistrée le 26 juillet 2026, Mme B... A... doit être regardée comme demandant au juge des référés du tribunal, statuant sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution d’une décision implicite, née selon elle le 4 avril 2026, par laquelle l’administration fiscale aurait refusé de faire droit à sa demande de communication des « mandats et des bordereaux des mandats imputés aux comptes 6226 "honoraires" et 6227 "frais d’acte et de contentieux" de la commune de Lézan au titre des exercices 2018 à 2025 » et d’enjoindre à la directrice générale des finances publiques de lui communiquer sans délai ces documents.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est remplie ;
- il existe un doute sérieux quant à la légalité de la décision litigieuse dès lors qu’elle est entachée d’un défaut ou d’une insuffisance de motivation.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête en annulation enregistrée sous le n° 2602255.
Vu :
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Mouret, premier conseiller, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision (...) ». En vertu de l’article L. 522‑3 du même code, le juge des référés peut, par une ordonnance motivée, rejeter une requête sans instruction ni audience lorsque la condition d’urgence n’est pas remplie ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée.
2. A supposer même qu’une décision implicite soit effectivement née le 4 avril 2026, il apparaît manifeste, en l’état de l’instruction, qu’aucun des moyens invoqués par Mme A... n’est de nature à créer un doute sérieux quant à la légalité d’une telle décision.
3. Il résulte de ce qui précède, et sans qu’il soit besoin d’examiner la recevabilité de la requête au fond, ni de se prononcer sur la condition d’urgence, que la requête de Mme A..., y compris ses conclusions à fin d’injonction, doit être rejetée selon la procédure prévue par l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme A... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme B... A....
Fait à Nîmes, le 3 août 2026.
Le juge des référés,
R. MOURET
La République mande et ordonne au préfet du Gard en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.