Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 24 mars 2024, Mme A... B... adresse au tribunal un recours gracieux contre le titre exécutoire émis le 31 décembre 2023 émis par la présidente du Syndicat intercommunal de regroupement pédagogique Le Temple-Saumos tendant au remboursement d’un trop-perçu d’un montant de 2 339,95 euros.
Elle indique qu’elle ne procèdera pas au règlement, le délai de deux ans de prescription extinctive des créances indûment perçues étant expiré.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement des tribunaux (...) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n’est pas tenue d’inviter leur auteur à les régulariser ou qu’elles n’ont pas été régularisées à l’expiration du délai imparti par une demande en ce sens (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 411-1 du code de justice administrative : « La juridiction est saisie par requête. La requête indique les nom et domicile des parties. Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge (…) ». Aux termes de l’article R. 421-1 de ce code : « La juridiction ne peut être saisie que par voie de recours formé contre une décision, et ce, dans les deux mois à partir de la notification ou de la publication de la décision attaquée. / Lorsque la requête tend au paiement d’une somme d’argent, elle n’est recevable qu’après l’intervention de la décision prise par l’administration sur une demande préalablement formée devant elle (…) ».
3. Il résulte des dispositions citées au point précédent que le juge administratif ne peut être saisi que de requêtes à fin d’annulation d’une décision administrative ou à fin de condamnation de l’administration au paiement d’une indemnité. Par ailleurs, en dehors des hypothèses prévues par les articles L. 911-1 à L. 911-4 du code de justice administrative dont ne relève pas la présente requête, il n’appartient au juge administratif ni d’adresser des injonctions à l’administration ni de faire lui-même œuvre d’administrateur en se substituant à celle-ci.
4. La demande déposée par Mme B..., telle qu’enregistrée le 24 mars 2024, constitue un recours gracieux adressé à la présidente du Syndicat intercommunal de regroupement pédagogique Le Temple-Saumos contre le titre exécutoire qu’elle a émis à l’encontre de Mme B... tendant au paiement de la somme de 2 339,95 euros en remboursement d’un trop-perçu. Aucune conclusion en annulation n’est expressément présentée, la requérante se bornant à indiquer qu’elle ne paiera pas la somme mise à sa charge. Dans ces conditions, et alors qu’il n’appartient pas au juge administratif de faire acte d’administrateur, la requête de Mme B... est entachée d’une irrecevabilité manifeste et doit, dès lors, être rejetée en application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de Mme B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B..., au syndicat intercommunal de regroupement pédagogique Le Temple-Saumos, le service international des rémunérations et des pensions et la commune de Pauillac.
Fait à Bordeaux, le 1er juillet 2026.
La présidente de la 2ème chambre,
C. CABANNE
La République mande et ordonne à la préfète de la Gironde en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,