Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2606151
lundi 3 août 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2606151 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | MENET |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 28 juillet 2026, l’association Avenir Mourenxois, représentée par Me Menet demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l’exécution de la décision du 30 juin 2026 par laquelle la commission régionale d’appel de la Ligue de football de Nouvelle-Aquitaine a confirmé la décision de la commission régionale du statut de l’arbitrage prise lors de sa réunion du 8 juin 2026 déclarant le club en 1ère année d’infraction au statut de l’arbitrage ;
2°) d’ordonner à la Ligue de football de Nouvelle-Aquitaine de lui permettre de présenter 6 joueurs titulaires d’une licence frappée du cachet de mutation à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la Ligue de football de Nouvelle-Aquitaine une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est satisfaite dès lors que la sanction prononcée emportant diminution du nombre de joueurs portant le cachet « mutation » de 6 à 4, l’empêche de présenter sa meilleure équipe alors que la saison 2026/2027 débute le 22 aout et que des matchs de coupe de France à élimination directe ont lieu en début de saison ; en outre, cette sanction la bloque dans son recrutement ;
- la condition du doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée est remplie : la décision en litige est entachée d’un vice de procédure dès lors que la commission régionale n’a pas respecté la forme de la lettre recommandée ou courriel avec accusé de réception, ni le délai prévu par l’article 48 du statut de l’arbitrage pour l’information des clubs en infraction, ce qui lui a porté préjudice dès lors qu’elle a été empêchée de se mettre en conformité et de régulariser sa situation.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le numéro 2606020 tendant à l’annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code du sport ;
- le statut de l’arbitrage ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif a désigné Mme A... pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. L’association Avenir Mourenxois est une association sportive dont l’activité est la pratique du football en compétition. Par une décision prise lors de sa réunion du 8 juin 2026, la commission régionale du statut de l’arbitrage a constaté qu’Avenir Mourenxois était en infraction dès lors que ce club ne mettait à la disposition de la Ligue de football de Nouvelle-Aquitaine que deux arbitres au lieu de trois imposés par les règlements généraux de la Ligue de football de Nouvelle-Aquitaine pour un club évoluant en championnat régional 3. Par cette décision, la commission a placé Avenir Mourenxois en 1ère année d’infraction au statut de l’arbitrage et lui a, par conséquent, infligé une sanction financière et une sanction sportive correspondant à 2 joueurs mutés en moins en équipe première dès le début de la saison 2026/2027. L’association Avenir Mourenxois a fait appel de cette décision. Par une décision du 30 juin 2026, la commission régionale d’appel de la Ligue de football de Nouvelle-Aquitaine a confirmé cette décision plaçant le club en 1ère année d’infraction au statut de l’arbitrage. Avenir Mourenxois a alors saisi le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) d’une demande de conciliation le 9 juillet 2026. Dans la présente instance, elle demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de cette décision du 30 juin 2026 par laquelle la commission régionale d’appel de la Ligue de football de Nouvelle-Aquitaine a confirmé la décision de la commission régionale du statut de l’arbitrage prise lors de sa réunion du 8 juin 2026 déclarant le club en 1ère année d’infraction au statut de l’arbitrage et diminuant ainsi de 2, en application de l’article 47 du statut de l’arbitrage, le nombre de joueurs titulaires d’une licence frappée du cachet « mutation » autorisés à pratiquer dans l’équipe sénior hiérarchiquement la plus élevée, pour la saison 2026/2027.
2. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (…) ». Aux termes du premier alinéa de l’article R. 522-1 du même code : « La requête visant au prononcé de mesures d’urgence doit (...) justifier de l’urgence de l’affaire. ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1 ».
3. Pour l’application de ces dispositions, l’urgence justifie que soit prononcée la suspension d’un acte administratif lorsque l’exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu’il entend défendre. Il appartient au juge des référés d’apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l’acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l’exécution de la décision soit suspendue. L’urgence doit être appréciée objectivement compte tenu de l’ensemble des circonstances de l’affaire.
4. Pour justifier l’urgence, l’association requérante fait valoir que la décision attaquée emporte des conséquences irrémédiables sur sa situation en l’empêchant de présenter sa meilleure équipe, avec 6 joueurs mutés, alors que la saison 2026/2027 débute le 22 aout et que des matchs de coupe de France à élimination directe ont lieu en début de saison. Toutefois, les circonstances ainsi invoquées ne sont pas de nature à établir l’urgence qui s’attacherait à la suspension des effets de la sanction sportive infligée au club. En outre, la requérante ne justifie pas avoir été bloquée dans son recrutement, ni que des joueurs auraient renoncé à rejoindre le club Avenir Mourenxois en raison de la décision litigieuse et de l’incertitude à pouvoir jouer la saison prochaine. La condition d’urgence exigée par les dispositions précitées de l’article L. 521-1 du code de justice administrative ne peut donc être regardée, en l’état de l’instruction, comme remplie.
5. Par suite, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il y a lieu de rejeter, en toutes ses conclusions, la requête d’Avenir Mourenxois, par application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de l’association Avenir Mourenxois est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Avenir Mourenxois.
Fait à Bordeaux, le 3 aout 2026.
La juge des référés,
A...
La République mande et ordonne à la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Par une requête, enregistrée le 28 juillet 2026, l’association Avenir Mourenxois, représentée par Me Menet demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative :
1°) de suspendre l’exécution de la décision du 30 juin 2026 par laquelle la commission régionale d’appel de la Ligue de football de Nouvelle-Aquitaine a confirmé la décision de la commission régionale du statut de l’arbitrage prise lors de sa réunion du 8 juin 2026 déclarant le club en 1ère année d’infraction au statut de l’arbitrage ;
2°) d’ordonner à la Ligue de football de Nouvelle-Aquitaine de lui permettre de présenter 6 joueurs titulaires d’une licence frappée du cachet de mutation à compter de la notification de l’ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la Ligue de football de Nouvelle-Aquitaine une somme de 1 500 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la condition d’urgence est satisfaite dès lors que la sanction prononcée emportant diminution du nombre de joueurs portant le cachet « mutation » de 6 à 4, l’empêche de présenter sa meilleure équipe alors que la saison 2026/2027 débute le 22 aout et que des matchs de coupe de France à élimination directe ont lieu en début de saison ; en outre, cette sanction la bloque dans son recrutement ;
- la condition du doute sérieux quant à la légalité de la décision attaquée est remplie : la décision en litige est entachée d’un vice de procédure dès lors que la commission régionale n’a pas respecté la forme de la lettre recommandée ou courriel avec accusé de réception, ni le délai prévu par l’article 48 du statut de l’arbitrage pour l’information des clubs en infraction, ce qui lui a porté préjudice dès lors qu’elle a été empêchée de se mettre en conformité et de régulariser sa situation.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la requête enregistrée sous le numéro 2606020 tendant à l’annulation de la décision attaquée.
Vu :
- le code du sport ;
- le statut de l’arbitrage ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal administratif a désigné Mme A... pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. L’association Avenir Mourenxois est une association sportive dont l’activité est la pratique du football en compétition. Par une décision prise lors de sa réunion du 8 juin 2026, la commission régionale du statut de l’arbitrage a constaté qu’Avenir Mourenxois était en infraction dès lors que ce club ne mettait à la disposition de la Ligue de football de Nouvelle-Aquitaine que deux arbitres au lieu de trois imposés par les règlements généraux de la Ligue de football de Nouvelle-Aquitaine pour un club évoluant en championnat régional 3. Par cette décision, la commission a placé Avenir Mourenxois en 1ère année d’infraction au statut de l’arbitrage et lui a, par conséquent, infligé une sanction financière et une sanction sportive correspondant à 2 joueurs mutés en moins en équipe première dès le début de la saison 2026/2027. L’association Avenir Mourenxois a fait appel de cette décision. Par une décision du 30 juin 2026, la commission régionale d’appel de la Ligue de football de Nouvelle-Aquitaine a confirmé cette décision plaçant le club en 1ère année d’infraction au statut de l’arbitrage. Avenir Mourenxois a alors saisi le Comité national olympique et sportif français (CNOSF) d’une demande de conciliation le 9 juillet 2026. Dans la présente instance, elle demande au juge des référés, sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, de suspendre l’exécution de cette décision du 30 juin 2026 par laquelle la commission régionale d’appel de la Ligue de football de Nouvelle-Aquitaine a confirmé la décision de la commission régionale du statut de l’arbitrage prise lors de sa réunion du 8 juin 2026 déclarant le club en 1ère année d’infraction au statut de l’arbitrage et diminuant ainsi de 2, en application de l’article 47 du statut de l’arbitrage, le nombre de joueurs titulaires d’une licence frappée du cachet « mutation » autorisés à pratiquer dans l’équipe sénior hiérarchiquement la plus élevée, pour la saison 2026/2027.
2. Aux termes de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. (…) ». Aux termes du premier alinéa de l’article R. 522-1 du même code : « La requête visant au prononcé de mesures d’urgence doit (...) justifier de l’urgence de l’affaire. ». Aux termes de l’article L. 522-3 du même code : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d’urgence ou lorsqu’il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu’elle est irrecevable ou qu’elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu’il y ait lieu d’appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1 ».
3. Pour l’application de ces dispositions, l’urgence justifie que soit prononcée la suspension d’un acte administratif lorsque l’exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu’il entend défendre. Il appartient au juge des référés d’apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets de l’acte litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l’exécution de la décision soit suspendue. L’urgence doit être appréciée objectivement compte tenu de l’ensemble des circonstances de l’affaire.
4. Pour justifier l’urgence, l’association requérante fait valoir que la décision attaquée emporte des conséquences irrémédiables sur sa situation en l’empêchant de présenter sa meilleure équipe, avec 6 joueurs mutés, alors que la saison 2026/2027 débute le 22 aout et que des matchs de coupe de France à élimination directe ont lieu en début de saison. Toutefois, les circonstances ainsi invoquées ne sont pas de nature à établir l’urgence qui s’attacherait à la suspension des effets de la sanction sportive infligée au club. En outre, la requérante ne justifie pas avoir été bloquée dans son recrutement, ni que des joueurs auraient renoncé à rejoindre le club Avenir Mourenxois en raison de la décision litigieuse et de l’incertitude à pouvoir jouer la saison prochaine. La condition d’urgence exigée par les dispositions précitées de l’article L. 521-1 du code de justice administrative ne peut donc être regardée, en l’état de l’instruction, comme remplie.
5. Par suite, sans qu’il soit besoin de se prononcer sur l’existence d’un doute sérieux quant à la légalité de la décision, il y a lieu de rejeter, en toutes ses conclusions, la requête d’Avenir Mourenxois, par application de l’article L. 522-3 du code de justice administrative.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de l’association Avenir Mourenxois est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Avenir Mourenxois.
Fait à Bordeaux, le 3 aout 2026.
La juge des référés,
A...
La République mande et ordonne à la ministre des sports, de la jeunesse et de la vie associative en ce qui le concerne, et à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente ordonnance.
Pour expédition conforme,
La greffière,