Tribunal Administratif de Bordeaux — Décision N° TA33-2606928
mardi 1 septembre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| Section | Tribunal Administratif de Bordeaux |
| N° Dossier | TA33-2606928 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | D |
| Formation | Eloignement 72 heures |
| Avocat requérant | WAKAM |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 28 août 2026, M. A... B..., représenté par Me Wakam, demande au tribunal:
d’annuler l’arrêté du 27 août 2026, par lequel le préfet des Pyrénées-Atlantiques lui a lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, et l’a interdit de retour sur le territoire français pendant quatre ans ;
d’enjoindre au préfet des Pyrénées-Atlantiques de réexaminer sa situation et de lui délivrer dans l’attente une autorisation provisoire au séjour.
M. B... soutient que :
- la décision contestée est entachée d’une erreur de droit ;
- elle est entachée d’un défaut d’examen sérieux de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense enregistré le 30 août 2026 avant l’audience, le préfet des Pyrénées-Atlantiques conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu’aucun des moyens soulevés par le requérant n’est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Bilate, premier conseiller, pour statuer sur les recours présentés sur le fondement de l’article L. 922-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Bilate,
- et les observations de Me Wakam, représentant de M. B..., qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et précise que, faute de production par le préfet du jugement pénal et des « éléments communiqués le 26 août » mentionnés dans l’arrêté, sur lequel se fonde la décision en litige, la matérialité des faits reprochés au requérant ne saurait être considérée comme établie.
La clôture de l’instruction a été prononcée à la suite de ces observations.
Considérant ce qui suit :
M. A... B..., ressortissant camerounais né en 2003 a fait l’objet le 10 avril 2022 d’un arrêté portant obligation de quitter le territoire assorti d’une interdiction de retour sur le territoire français. Le 12 avril 2022, il a été condamné à une peine de six mois d’emprisonnement pour des faits de violence aggravée. Le 26 août 2026, il a fait l’objet d’une interpellation par la police aux frontières au cours de laquelle l’irrégularité de son séjour a été constatée. Le 27 août suivant, le préfet des Pyrénées-Atlantiques a pris à son encontre un arrêté portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de quatre ans. Par la présente requête, il demande au tribunal d’annuler cet arrêté.
Sur les conclusions aux fins d’annulation :
En premier lieu, il ne ressort pas de la motivation de l’arrêté en litige, ni d’aucune autre pièce du dossier, que le préfet des Pyrénées-Atlantiques n’aurait pas, préalablement à l’édiction de sa décision, procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. B.... Ce moyen doit, par suite, être écarté.
En deuxième lieu, le moyen tiré de ce que la décision en litige serait entachée d’une erreur de droit est dépourvu de précisions permettant d’en apprécier la portée. Il y a ainsi lieu de l’écarter.
En troisième lieu, si le requérant soutient à l’audience que la matérialité des faits sur lesquels se fonde le préfet des Pyrénées-Atlantiques pour prendre sa décision, il n’est pas sérieusement contesté que M. B..., en rétention à la date de l’audience, a fait l’objet d’une condamnation pénale de six mois d’emprisonnement le 12 avril 2022, pas d’avantage que n’est remis en question la circonstance que l’irrégularité de son séjour a été constatée le 26 août 2026 par le service interdépartemental de la police aux frontières d’Hendaye alors qu’il était dépourvu de document d’identité ou de voyage. Enfin, il est constant que le requérant, qui ne précise pas la date de son arrivée sur le territoire, n’a pas cherché depuis 2022 à régulariser sa situation. Il suit de là M. B... n’est pas fondé à soutenir que le préfet aurait entaché sa décision d’une erreur de fait. Pour ces mêmes raisons, l’arrêté contesté n’est pas d’avantage entaché d’une erreur d’appréciation sur sa situation personnelle.
Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d’annulation de l’arrêté en litige doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d’injonction.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et au préfet des Pyrénées-Atlantiques.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 01 septembre 2026.
Le magistrat désigné,
X. BILATE
La greffière,
J. DOUMEFIO
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,
Par une requête enregistrée le 28 août 2026, M. A... B..., représenté par Me Wakam, demande au tribunal:
d’annuler l’arrêté du 27 août 2026, par lequel le préfet des Pyrénées-Atlantiques lui a lui a fait obligation de quitter le territoire français sans délai, et l’a interdit de retour sur le territoire français pendant quatre ans ;
d’enjoindre au préfet des Pyrénées-Atlantiques de réexaminer sa situation et de lui délivrer dans l’attente une autorisation provisoire au séjour.
M. B... soutient que :
- la décision contestée est entachée d’une erreur de droit ;
- elle est entachée d’un défaut d’examen sérieux de sa situation personnelle ;
- elle est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation sur sa situation personnelle.
Par un mémoire en défense enregistré le 30 août 2026 avant l’audience, le préfet des Pyrénées-Atlantiques conclut au rejet de la requête.
Il soutient qu’aucun des moyens soulevés par le requérant n’est fondé.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- le code des relations entre le public et l’administration ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Bilate, premier conseiller, pour statuer sur les recours présentés sur le fondement de l’article L. 922-2 du code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.
Ont été entendus au cours de l’audience publique :
- le rapport de M. Bilate,
- et les observations de Me Wakam, représentant de M. B..., qui conclut aux mêmes fins par les mêmes moyens et précise que, faute de production par le préfet du jugement pénal et des « éléments communiqués le 26 août » mentionnés dans l’arrêté, sur lequel se fonde la décision en litige, la matérialité des faits reprochés au requérant ne saurait être considérée comme établie.
La clôture de l’instruction a été prononcée à la suite de ces observations.
Considérant ce qui suit :
M. A... B..., ressortissant camerounais né en 2003 a fait l’objet le 10 avril 2022 d’un arrêté portant obligation de quitter le territoire assorti d’une interdiction de retour sur le territoire français. Le 12 avril 2022, il a été condamné à une peine de six mois d’emprisonnement pour des faits de violence aggravée. Le 26 août 2026, il a fait l’objet d’une interpellation par la police aux frontières au cours de laquelle l’irrégularité de son séjour a été constatée. Le 27 août suivant, le préfet des Pyrénées-Atlantiques a pris à son encontre un arrêté portant obligation de quitter le territoire français sans délai et interdiction de retour sur le territoire français pour une durée de quatre ans. Par la présente requête, il demande au tribunal d’annuler cet arrêté.
Sur les conclusions aux fins d’annulation :
En premier lieu, il ne ressort pas de la motivation de l’arrêté en litige, ni d’aucune autre pièce du dossier, que le préfet des Pyrénées-Atlantiques n’aurait pas, préalablement à l’édiction de sa décision, procédé à un examen particulier de la situation personnelle de M. B.... Ce moyen doit, par suite, être écarté.
En deuxième lieu, le moyen tiré de ce que la décision en litige serait entachée d’une erreur de droit est dépourvu de précisions permettant d’en apprécier la portée. Il y a ainsi lieu de l’écarter.
En troisième lieu, si le requérant soutient à l’audience que la matérialité des faits sur lesquels se fonde le préfet des Pyrénées-Atlantiques pour prendre sa décision, il n’est pas sérieusement contesté que M. B..., en rétention à la date de l’audience, a fait l’objet d’une condamnation pénale de six mois d’emprisonnement le 12 avril 2022, pas d’avantage que n’est remis en question la circonstance que l’irrégularité de son séjour a été constatée le 26 août 2026 par le service interdépartemental de la police aux frontières d’Hendaye alors qu’il était dépourvu de document d’identité ou de voyage. Enfin, il est constant que le requérant, qui ne précise pas la date de son arrivée sur le territoire, n’a pas cherché depuis 2022 à régulariser sa situation. Il suit de là M. B... n’est pas fondé à soutenir que le préfet aurait entaché sa décision d’une erreur de fait. Pour ces mêmes raisons, l’arrêté contesté n’est pas d’avantage entaché d’une erreur d’appréciation sur sa situation personnelle.
Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions aux fins d’annulation de l’arrêté en litige doivent être rejetées ainsi que, par voie de conséquence, ses conclusions à fin d’injonction.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A... B... et au préfet des Pyrénées-Atlantiques.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 01 septembre 2026.
Le magistrat désigné,
X. BILATE
La greffière,
J. DOUMEFIO
La République mande et ordonne au préfet des Pyrénées-Atlantiques en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
La greffière,