Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant par ordonnance, a rejeté la requête de M. B... qui signalait un dysfonctionnement systémique au sein de la MDPH. La juridiction a jugé la requête manifestement irrecevable car elle ne contenait aucune conclusion en annulation ou en indemnisation, se bornant à un simple signalement. La décision s'appuie sur les articles R. 222-1 et R. 411-1 du code de justice administrative, rappelant que le juge ne peut être saisi que pour trancher un litige spécifique et non pour faire acte d'administrateur.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 29 décembre 2025, M. A... B... a saisi le tribunal afin de « signaler un dysfonctionnement administratif systémique » au sein de la Maison départementale des personnes handicapés (MDPH).
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (...) les présidents de formation de jugement (…) peuvent, par ordonnance : (…) 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables (…) ».
2. Aux termes de l’article R. 411-1 du même code : « La juridiction est saisie par requête. (…). Elle contient l'exposé des faits et moyens, ainsi que l'énoncé des conclusions soumises au juge. (…) ».
3. Le juge administratif ne peut être saisi que de conclusions tendant à l’annulation d’une décision administrative ou de conclusions indemnitaires lorsque la responsabilité de l’administration est engagée.
4. Dans sa requête, M. B... « signale » au tribunal « un dysfonctionnement administratif systémique » au sein de la Maison départementale des personnes handicapés (MDPH). Cette requête ne comporte aucune conclusion à fin d’annulation d’une décision administrative et le juge administratif ne peut faire acte d’administrateur.
5. Dans ces conditions, la requête étant manifestement irrecevable, il y a lieu, par application des dispositions précitées du 4° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative, de la rejeter.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. B... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... B....
Fait à Montpellier, le 5 mars 2026.
La présidente de la 6ème chambre,
S. Encontre
La République mande et ordonne à la préfète de l’Hérault en ce qui la concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 5 mars 2026.
La greffière,
F. Roman