Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2604569

mardi 1 septembre 2026

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2604569
TypeOrdonnance
RecoursPlein contentieux
PublicationC

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 4 juin 2026, Mme A... C... forme opposition à la contrainte émise le 24 avril 2026 par la Caisse d’Allocations Familiales des Pyrénées-Orientales en vue du recouvrement d’un indu d’allocation de logement sociale de 1 044 euros versé à tort du 1 mai 2022 au 31 décembre 2022 suite à son départ hors de France.


Elle soutient que :

- à la fin de son séjour Erasmus en France, elle a clôturé son compte bancaire français à distance et n’a pas eu connaissance des sommes réclamées par la CAF ; elle n’a pas bénéficié volontairement d’un versement indu ni eu conscience d’un éventuel maintien des paiements après son départ de France ;
- elle est de bonne foi.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :
- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents des formations de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que (…), des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ; (…). ».

L’article R. 772-6 du même code, applicable aux contentieux sociaux dont relève la présente requête, dispose que : « Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ».

Par un courrier recommandé en date du 4 juin 2026, et dont il a été accusé réception le 15 juin 2026 auquel était joint le formulaire prévu par l’article R. 772-7 du code de justice administrative, Mme C... a été invitée à régulariser sa requête et à produire devant le tribunal, dans un délai de quinze jours, à peine d’irrecevabilité, une argumentation destinée à montrer que la décision contestée a méconnu ses droits, ainsi que tous documents jugés utiles pour justifier sa demande.

Alors que Mme C... a retourné ce formulaire le 24 juin 2026, sa requête, qui ne comporte toujours que des moyens manifestement non assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé et inopérants, doit être rejetée en application des dispositions du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Mme C... peut si elle s’y croit fondée demander un échéancier de paiement auprès de la Caisse d’Allocations Familiales des Pyrénées-Orientales.



O R D O N N E :


Article 1er : La requête de Mme C... est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme Mme A... C....

Copie en sera adressée à la Caisse d’Allocations Familiales des Pyrénées-Orientales.

Fait à Montpellier, le 1er septembre 2026.

La présidente de la 1ère Chambre,


F. Corneloup

La République mande et ordonne au ministre du Travail et de la Solidarité en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Montpellier le 1er septembre 2026

La greffière,



M. B...