Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 17 juin 2026, et un mémoire enregistré le 25 juin 2026, M. B... A..., représenté par Me Adamou, demande au juge des référés :
1°) d’ordonner, sur le fondement des dispositions de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, la suspension de l’exécution d’un arrêté du préfet de l’Aude du 11 juin 2026 portant assignation à résidence ;
2°) d’enjoindre au préfet de l’Aude de réexaminer sa situation dans un délai de huit jours à compter de l’ordonnance à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de l’Etat une somme de 1000 euros au titre de l’article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
La condition d’urgence est remplie car l’assignation à résidence compromet l’assistance qu’il assure auprès de son père et notamment aux déplacement médicaux hors du département ;
la décision attaquée est illégale pour 1) défaut d’examen particulier de sa situation, notamment sur le rôle essentiel exercé auprès de son père, 2) erreur manifeste d’appréciation ; 3) méconnaissance de l’article 8 de la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales.
Vu :
la requête au fond n° 2605012 enregistrée le 17 juin 2026,
les autres pièces du dossier ;
Vu :
- la convention européenne de sauvegarde des droits de l’homme et des libertés fondamentales ;
- le code de l’entrée et du séjour des étrangers et du droit d’asile ;
- la loi du 11 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Le président du tribunal a désigné M. Gayrard, vice-président, pour statuer sur les requêtes en référés.
Considérant ce qui suit :
M. B... A..., ressortissant géorgien né le 28 décembre 2003, déclare être entrée en France le 6 décembre 2021 pour rejoindre son père. Par deux arrêtés du 17 juin 2026, le préfet de l’Aude l’a, d’une part, obligé à quitter le territoire français sans délai et interdit d’y retourner pour une durée d’un an, et, d’autre part, l’a assigné à résidence pour une durée de 45 jours renouvelable.
En vertu de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l'objet d'une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d'une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l'exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l'urgence le justifie et qu'il est fait état d'un moyen propre à créer, en l'état de l'instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision ». Aux termes de l’article L. 522-3 du code de justice administrative : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l’article L. 522-1 ».
Il ressort des pièces du dossier que la requête au fond n° 2605012 tendant à l’annulation de l’arrêté du préfet de l’Aude du 17 juin 2026 portant assignation à résidence pour une durée de 45 jours renouvelable a été enrôlée à une audience prévue le 3 juillet prochain. Dans ces conditions, il n’y a aucune urgence à ce que le juge des référés prenne une quelconque mesure dans l’attente de la décision du juge du fond. Par suite, la requête de M. A... peut être rejetée en application de l’article L. 522-3 du code
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A....
Fait à Montpellier, le 1er juillet 2026.
Le juge des référés,
J-P. GAYRARD
La République mande et ordonne au préfet de l’Aude, en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 1er juillet 2026,
Le greffier,
D. Martinier