Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2605225
mardi 1 septembre 2026
| Juridiction | Tribunal Administratif de Montpellier |
| Section | Tribunal Administratif de Montpellier |
| N° Dossier | TA34-2605225 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête, enregistrée le 22 juin 2026, M. A... C... forme opposition à la contrainte émise le 5 juin 2026 par la mutualité sociale agricole du Languedoc en vue du recouvrement d’un trop-perçu d’allocation de logement familiale (ALF) d’un montant de 1 891,28 euros.
Il soutient que :
- il bénéficie d’un droit au séjour en France au titre des dispositions applicables aux citoyens de l’Union européenne exerçant une activité professionnelle ;
- il réside en France avec ses deux enfants de nationalité espagnole ;
- l’absence ou la demande de certains documents concernant sa concubine, laquelle est titulaire d’un titre de séjour délivré par les autorités espagnoles, ne peut à elle seule remettre en cause son propre droit au séjour, ni les droits sociaux qui en découlent ;
- une procédure de demande de titre de séjour en qualité de membre de famille d’un citoyen européen est en cours pour sa concubine auprès de la sous-préfecture de Béziers.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents des formations de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que (…), des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ; (…). ».
L’article R. 772-6 du même code, applicable aux contentieux sociaux dont relève la présente requête, dispose que : « Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ».
Par un courrier recommandé en date du 24 juin 2026, et dont il a été accusé réception le 30 juin 2026, auquel était joint le formulaire prévu par l’article R. 772-7 du code de justice administrative, M. C... a été invité à régulariser sa requête et à produire devant le tribunal, dans un délai de quinze jours, à peine d’irrecevabilité, une argumentation destinée à montrer que la décision contestée a méconnu ses droits ainsi que tous documents jugés utiles pour justifier sa demande.
Alors que M. C... a retourné ce formulaire au tribunal le 28 juillet 2026, il se borne à renvoyer à un courrier reprenant les termes de sa requête introductive d’instance. Par suite, sa requête, qui ne comporte que des moyens inopérants ou manifestement non assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé, doit être rejetée en application des dispositions du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. M. C... peut s’il s’y croit fondé demander un échéancier de paiement auprès de la mutualité sociale agricole du Languedoc.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... C....
Copie en sera adressée à la mutualité sociale agricole du Languedoc.
Fait à Montpellier, le 1er septembre 2026.
La présidente de la 1ère Chambre,
F. Corneloup
La République mande et ordonne au ministre du Travail et de la Solidarité en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier le 1er septembre 2026.
La greffière,
M. B...
Par une requête, enregistrée le 22 juin 2026, M. A... C... forme opposition à la contrainte émise le 5 juin 2026 par la mutualité sociale agricole du Languedoc en vue du recouvrement d’un trop-perçu d’allocation de logement familiale (ALF) d’un montant de 1 891,28 euros.
Il soutient que :
- il bénéficie d’un droit au séjour en France au titre des dispositions applicables aux citoyens de l’Union européenne exerçant une activité professionnelle ;
- il réside en France avec ses deux enfants de nationalité espagnole ;
- l’absence ou la demande de certains documents concernant sa concubine, laquelle est titulaire d’un titre de séjour délivré par les autorités espagnoles, ne peut à elle seule remettre en cause son propre droit au séjour, ni les droits sociaux qui en découlent ;
- une procédure de demande de titre de séjour en qualité de membre de famille d’un citoyen européen est en cours pour sa concubine auprès de la sous-préfecture de Béziers.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de la sécurité sociale ;
- le code de la construction et de l’habitation ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l’article R. 222-1 du code de justice administrative : « (…) les présidents des formations de jugement des tribunaux (…) peuvent, par ordonnance : / 7° Rejeter, après l'expiration du délai de recours ou, lorsqu'un mémoire complémentaire a été annoncé, après la production de ce mémoire, les requêtes ne comportant que (…), des moyens irrecevables, des moyens inopérants ou des moyens qui ne sont assortis que de faits manifestement insusceptibles de venir à leur soutien ou ne sont manifestement pas assortis des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé ; (…). ».
L’article R. 772-6 du même code, applicable aux contentieux sociaux dont relève la présente requête, dispose que : « Une requête de première instance ne peut être rejetée pour défaut ou pour insuffisance de motivation, notamment en application du 7° de l'article R. 222-1, qu'après que le requérant a été informé du rôle du juge administratif et de la nécessité de lui soumettre une argumentation propre à établir que la décision attaquée méconnaît ses droits et de lui transmettre, à cet effet, toutes les pièces justificatives utiles. S'il y a lieu, le requérant est ainsi invité à régulariser sa requête dans le délai qui lui est imparti et dont le terme peut être fixé au-delà de l'expiration du délai de recours. Il est informé qu'à défaut de régularisation les conclusions pourront être rejetées comme irrecevables dès l'expiration du délai imparti qui, sauf urgence, ne peut être inférieur à quinze jours. La demande de régularisation tient lieu de l'information prévue à l'article R. 611-7. ».
Par un courrier recommandé en date du 24 juin 2026, et dont il a été accusé réception le 30 juin 2026, auquel était joint le formulaire prévu par l’article R. 772-7 du code de justice administrative, M. C... a été invité à régulariser sa requête et à produire devant le tribunal, dans un délai de quinze jours, à peine d’irrecevabilité, une argumentation destinée à montrer que la décision contestée a méconnu ses droits ainsi que tous documents jugés utiles pour justifier sa demande.
Alors que M. C... a retourné ce formulaire au tribunal le 28 juillet 2026, il se borne à renvoyer à un courrier reprenant les termes de sa requête introductive d’instance. Par suite, sa requête, qui ne comporte que des moyens inopérants ou manifestement non assortis des précisions permettant d’en apprécier le bien-fondé, doit être rejetée en application des dispositions du 7° de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. M. C... peut s’il s’y croit fondé demander un échéancier de paiement auprès de la mutualité sociale agricole du Languedoc.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. C... est rejetée.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A... C....
Copie en sera adressée à la mutualité sociale agricole du Languedoc.
Fait à Montpellier, le 1er septembre 2026.
La présidente de la 1ère Chambre,
F. Corneloup
La République mande et ordonne au ministre du Travail et de la Solidarité en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier le 1er septembre 2026.
La greffière,
M. B...
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