Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 24 juin 2026, M. B... A... demande au juge des référés :
1°) de liquider l’astreinte fixée par l’ordonnance n ° 2602995 du 15 avril 2026 du juge des référés ;
2°) de condamner l’administration à lui verser la somme de 500 euros.
Il soutient que :
- l’ordonnance n° 2602995 n’a pas été exécutée dans le délai imparti et n’a été exécutée que le 20 avril 2026 ;
- l’administration a exécuté la décision avec un retard de 5 jours, soit une astreinte à liquider de 500 euros.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l’action sociale et des familles ;
- le code de justice administrative.
La présidente du Tribunal a désigné Mme Corneloup, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article L. 521-2 du code de justice administrative : « Saisi d’une demande en ce sens justifiée par l’urgence, le juge des référés peut ordonner toutes mesures nécessaires à la sauvegarde d’une liberté fondamentale à laquelle une personne morale de droit public ou un organisme de droit privé chargé de la gestion d’un service public aurait porté, dans l’exercice d’un de ses pouvoirs, une atteinte grave et manifestement illégale. Le juge des référés se prononce dans un délai de quarante-huit heures. ». L'article L. 522-3 dudit code dispose : « Lorsque la demande ne présente pas un caractère d'urgence ou lorsqu'il apparaît manifeste, au vu de la demande, que celle-ci ne relève pas de la compétence de la juridiction administrative, qu'elle est irrecevable ou qu'elle est mal fondée, le juge des référés peut la rejeter par une ordonnance motivée sans qu'il y ait lieu d'appliquer les deux premiers alinéas de l'article L. 522-1. ».
2. Par ordonnance n° 2605046 du 19 juin 2026, la juge des référés du tribunal administratif de céans a jugé que compte tenu des diligences accomplies par la préfète de l’Hérault pour procurer à M. A... en exécution des ordonnances des 10 et 15 avril 2026 un hébergement d’urgence dans les plus brefs délais malgré la saturation du dispositif, il n’y a pas lieu de procéder à la liquidation de l’astreinte prononcée dans l’ordonnance n°2602995 sur la période du 16 au 20 avril 2026. La présente requête portant sur la même demande de liquidation de l’astreinte pour la même période est par suite rejetée pour les mêmes motifs.
3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. A... doit être rejetée en toutes ses conclusions, sans instruction ni audience, sur le fondement des dispositions de l’article L.522-3 du code de justice administrative.
Sur l’amende pour recours abusif :
9.Aux termes de l’article R. 741-12 du code de justice administrative : « Le juge peut infliger à l’auteur d’une requête qu’il estime abusive une amende dont le montant ne peut excéder 10 000 € ». Si le droit à un recours effectif est une garantie fondamentale de l’Etat de droit, il ne saurait toutefois conduire à solliciter inutilement le service public de la justice, dont le fonctionnement à un coût pour la collectivité.
10. M. A... a présenté une requête identique sous le n° 2605046 qui a fait l’objet d’un rejet qui lui a été notifié le 19 juin 2026. Cette requête qui présente le même objet que la requête n°2605046 présente dès lors un caractère abusif. Il y a lieu, en conséquence, de faire application des dispositions précitées de l’article R. 741-12 du code de justice administrative et de condamner M. A... à une amende de 1 000 €.
O R D O N N E :
Article 1er : La requête de M. A... est rejetée.
Article 2 : M. A... est condamné à payer une amende de 1 000 (mille) euros.
Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B... A... et au directeur départemental des finances publiques de l’Hérault.
Copie en sera adressée pour information au ministre de l’intérieur et à la préfète de l’Hérault.
Fait à Montpellier, le 1er juillet 2026.
La juge des référés,
F. Corneloup
La République mande et ordonne au ministre de l’Intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Pour expédition conforme,
Montpellier, le 1er juillet 2026
Le greffier,
D. Martinier