Tribunal Administratif de Montpellier — Décision N° TA34-2606957

mardi 1 septembre 2026

JuridictionTribunal Administratif de Montpellier
SectionTribunal Administratif de Montpellier
N° DossierTA34-2606957
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés les 31 août 2026 et 1er septembre 2026, Mme C... D..., agissant en qualité de représentante légale de son enfant mineur A... D..., doit être regardée comme demandant au juge des référés saisi en application de l’article L. 521-2 du code de justice administrative :

1°) de suspendre l’exécution de la décision du 27 août 2026 par laquelle le directeur académique des services départementaux de l’éducation nationale (DASEN) de l’Hérault a refusé d’affecter son fils, A... D..., au collège de secteur Pierre Mendès-France de Jacou, en classe de 4ème pour la rentrée scolaire 2026-2027 ;

2°) d’enjoindre au DASEN de l’Hérault d’affecter son fils au collège Pierre Mendès-France de Jacou dans un délai de 24 heures.

Elle soutient que :

Sur l’urgence :
- la condition d’urgence est satisfaite dès lors que la rentrée scolaire est imminente, que son fils est privé de toute affectation dans le collège de secteur et qu’il n’existe pas de liaison de transport scolaire adaptée de B... à Castelnau-le-Lez ;

Sur l’atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale :
- la décision est entachée d’une erreur manifeste d’appréciation du fait de la méconnaissance du droit à l’instruction dans le collège de secteur ;
- le manque de places ou le sureffectif ne constitue pas un motif légal pour refuser l’inscription d’un élève résidant dans la zone de desserte du collège au regard de l’article L. 111-1 du code de l’éducation.


Par un mémoire en défense, enregistré le 1er septembre 2026, la rectrice de l’académie conclut au rejet de la requête.

Elle fait valoir que :

Sur l’urgence :
- la condition d’urgence n’est pas constituée en l’absence d’atteinte à une liberté fondamentale ;

Sur l’atteinte grave et manifestement illégale à une liberté fondamentale :
- il ne peut être relevé d’atteinte au droit à l’éducation dès lors notamment que l’enfant est inscrit au collège de Castelnau-le-Lez.


Vu les autres pièces du dossier.


Vu :
- le code de l’éducation ;
- le code de justice administrative.


La présidente du tribunal a désigné Mme Bourjade, vice-présidente, pour statuer sur les demandes de référé.


Les parties ont été régulièrement averties du jour de l’audience.


Après avoir entendu au cours de l’audience publique du 1er septembre 2026, à 14 heures :
- le rapport de Mme Bourjade, juge des référés ;
- les observations de Mme D..., qui se désiste de ses conclusions dès lors que son enfant vient d’être inscrit au collège de Jacou ;
- les observations de M. E..., représentant le DASEN de l’Hérault, qui indique qu’il a été informé à 13 heures par la principale du collège de Jacou qu’une place en classe de 4ème s’était libérée et qu’Hugo y est bien inscrit.


La clôture de l’instruction a été prononcée à l’issue de l’audience.


Considérant ce qui suit :

1. Mme D..., qui réside avec son fils à B..., a demandé son affectation en classe de 4ème au collège de secteur Pierre Mendès-France situé à Jacou pour la rentrée scolaire 2026/2027. Par courriel du 27 août 2026, le directeur des services départementaux de l’éducation nationale de l’Hérault a informé la requérante que le collège de secteur de son enfant n’avait pas la possibilité d’accueillir ce dernier pour la rentrée scolaire, faute de place disponible, et qu’il envisageait son affectation au collège Frédéric Bazille de Castelnau-le-Lez. Par courriel du 31 août 2026, le DASEN a affecté A... D... au collège de Castelnau-Le-Lez. Par la présente requête, Mme D... doit être regardé comme demandant au juge des référés, saisi sur le fondement de l’article L. 521-2 dudit code, la suspension de l’exécution de la décision du 27 août 2026 et d’enjoindre au directeur académique des services de l’éducation nationale d’affecter son fils au collège Pierre Mendès-France de Jacou dans un délai de 24 heures.
2. Aux termes du premier alinéa de l’article L. 521-1 du code de justice administrative : « Quand une décision administrative, même de rejet, fait l’objet d’une requête en annulation ou en réformation, le juge des référés, saisi d’une demande en ce sens, peut ordonner la suspension de l’exécution de cette décision, ou de certains de ses effets, lorsque l’urgence le justifie et qu’il est fait état d’un moyen propre à créer, en l’état de l’instruction, un doute sérieux quant à la légalité de la décision. ». Le juge des référés peut, dans le cadre de son office, donner acte d’un désistement ou constater un non-lieu.
3. A l’audience, Mme D... a indiqué se désister de sa requête. Ce désistement est pur et simple, rien ne s’oppose à ce qu’il en soit donné acte.

O R D O N N E :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de Mme D....

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme C... D... et au directeur académique des services départementaux de l’éducation nationale de l’Hérault.

Fait à Montpellier, le 1er septembre 2026.




La juge des référés,



Bourjade


La République mande et ordonne au ministre de l’éducation nationale, de l’enseigne supérieur et de la recherche, en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis, en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées de pourvoir à l’exécution de la présente décision.

Pour expédition conforme,
Montpellier, le 1er septembre 2026

La greffière,


C. Touzet