Le Tribunal administratif de Rennes constate qu'il n'y a pas lieu de statuer sur un recours en excès de pouvoir dirigé contre le rejet d'une demande de subvention « MaPrimeRénov ». Cette solution est adoptée car l'Agence nationale de l'habitat (ANAH) a, postérieurement à l'introduction du recours, octroyé la prime à la requérante, rendant sa demande d'annulation sans objet. Le tribunal fonde sa décision sur l'article R. 222-1 du code de justice administrative, qui l'autorise à constater l'absence de lieu à statuer.
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 11 et 13 septembre 2024, Mme A... B... doit être regardée comme demandant au tribunal d’annuler la décision du 2 août 2024 de la directrice générale de l’Agence nationale de l’habitat (ANAH), portant rejet du recours administratif préalable obligatoire du 30 novembre 2023 dirigé contre la décision du 29 novembre 2023 portant rejet de sa demande de subvention « MaPrimeRénov ».
Par un mémoire en défense, enregistré le 16 février 2026, l’Agence nationale de l’habitat conclut au non-lieu à statuer.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : « Les présidents de tribunal administratif (…) peuvent, par ordonnance : 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête (…) ».
2. Par décision du 9 février 2026, postérieure à l’introduction de la requête et devenue définitive, la directrice générale de l’ANAH a procédé à une réévaluation de la situation de la requérante et lui a octroyé une prime de transition énergétique « MaPrimeRénov' » d’un montant de 5 000 euros. Par suite, et en l’état de l’instruction, les conclusions à fin d’annulation présentées par Mme B... sont devenues sans objet. Il n’y a donc pas lieu d’y statuer.
O R D O N N E :
Article 1er : Il n’y a pas lieu de statuer sur les conclusions à fin d’annulation de la requête de Mme B....
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A... B... et l’Agence nationale de l’habitat.
Fait à Rennes, le 30 mars 2026.
Le président du tribunal,
signé
A. Poujade
La République mande et ordonne au ministre de la ville et du logement et au ministre de l’économie, des finances et de la souveraineté industrielle, énergétique et numérique en ce qui les concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l’exécution de la présente décision.