jeudi 15 février 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2004132 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 1ère Chambre |
| Avocat requérant | LE GULLUDEC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 21 juillet 2020 et des mémoires, enregistrés les 20 juillet 2021, 25 novembre 2021, 23 mars 2022, 28 avril 2022, 7 juin 2022 et 14 juin 2022, M. et Mme C et J K et autres, représentés par Me Le Gulludec, demandent au tribunal :
1°) d'annuler le permis de construire n° PC n° 38057 19 00006 délivré le 12 décembre 2019 à la société BMRA par la commune de Bresson ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Bresson la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
-leur requête n'est pas tardive ;
-ils disposent d'un intérêt à agir ;
-la demande de permis de construire aurait dû donner lieu à un sursis à statuer sur le fondement de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme, au regard du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de Grenoble Alpes Métropole en cours d'élaboration, le projet allant à l'encontre des dispositions de ce plan qui préconise un pourcentage de 20% d'espaces de pleine terre pour certains projets urbanistiques, ce qui implique une modification sensible du projet et/ou renforce les exigences à remplir à l'égard des riverains ;
-le dossier de permis de construire est incomplet ;
-la décision méconnait l'article Uia 2 " Occupations et utilisations du sol soumises à des conditions particulières " du plan local d'urbanisme de Bresson ;
-la décision méconnait l'article Uia 3 " Accès et voirie " de ce plan local d'urbanisme ainsi que l'article R. 111-5 du code de l'urbanisme ;
-la décision méconnait l'article Uia 4 " Desserte par les réseaux " du plan local d'urbanisme ;
-la décision méconnait l'article Uia 11 " Aspect extérieur des constructions et aménagement de leur abord " du plan local d'urbanisme ;
-la décision méconnait l'article Uia 12 " Obligations de réalisation d'aires de stationnement " du plan local d'urbanisme ;
-la décision méconnait l'article Uia 13 " Espaces libres, aires de loisirs et plantations " du plan local d'urbanisme.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 17 septembre 2020 et 12 janvier 2022, la commune de Bresson, représentée par la SELARL Conseil Affaires Publiques agissant par Me Mollion, conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge des requérants solidairement la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune de Bresson fait valoir que :
- la requête est irrecevable car tardive ;
- la requête est irrecevable en tant qu'elle est présentée par Mme G qui n'a pas signé le recours gracieux ;
- la requête est irrecevable pour défaut d'intérêt pour agir au regard des dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;
- les autres moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
Par des mémoires en défense, enregistrés les 26 octobre 2020, 21 octobre 2021 et 20 mai 2022, la société BMRA représentée par la société d'avocats Seban Armorique, conclut au rejet de la requête et demande que soit mise à la charge des requérants solidairement la somme de 4 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La société BMRA fait valoir que :
- la requête est irrecevable car tardive ;
- la requête est irrecevable pour défaut d'intérêt pour agir au regard des dispositions de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme ;
- les autres moyens soulevés par les requérants ne sont pas fondés.
La clôture immédiate de l'instruction a été prononcée par une ordonnance du 11 août 2022.
Par lettre du 10 janvier 2024, postérieurement à la clôture de l'instruction, la commune de Bresson a été invitée à produire l'entier dossier de demande de permis de construire modificatif délivré le 20 septembre 2021 pour compléter l'instruction, en application de l'article R. 613-1-1 du code de justice administrative.
Le 17 janvier 2024, la commune de Bresson a transmis les pièces demandées, qui ont été communiquées aux requérants et à la société BMRA.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- l'ordonnance n° 2020-305 du 25 mars 2020 portant adaptation des règles applicables devant les juridictions de l'ordre administratif ;
- l'ordonnance n° 2020-306 du 25 mars 2020 relative à la prorogation des délais échus pendant la période d'urgence sanitaire et à l'adaptation des procédures pendant cette même période ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Après avoir entendu au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Paillet-Augey,
- les conclusions de M. Lefebvre, rapporteur public,
- et les observations de Me Le Gulludec, représentant les requérants, de Me Martin, représentant la commune de Bresson et de Me Gerin, représentant la société BMRA.
Une note en délibéré a été enregistrée le 2 février 2024 pour les requérants.
Considérant ce qui suit :
1. Le 12 août 2019, la société BMRA a sollicité, auprès de la commune de Bresson, la délivrance d'un permis de construire un local commercial de vente de matériaux de construction (" Point P "), sur un terrain situé au 123 avenue de la République au sein de la zone d'activité (ZA) Les Condamines où était construit jusqu'en 2018 un magasin Bricoman. Par l'arrêté attaqué en date du 12 décembre 2019, la commune de Bresson a délivré le permis de construire sollicité. M. et Mme I, M. et Mme K, M. et Mme F, M. G ont adressé au maire, le 14 février 2020 un recours gracieux. Ce recours gracieux a été rejeté le 27 avril 2020 par une décision du maire de la commune de Bresson. Les requérants sollicitent l'annulation de ce permis de construire.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
2. Lorsqu'un permis de construire a été délivré en méconnaissance des dispositions législatives ou réglementaires relatives à l'utilisation du sol ou sans que soient respectées des formes ou formalités préalables à la délivrance des permis de construire, l'illégalité qui en résulte peut être régularisée par la délivrance d'un permis modificatif dès lors que celui-ci assure le respect des règles de fond applicables au projet en cause, répond aux exigences de forme ou a été précédé de l'exécution régulière de la ou des formalités qui avaient été omises. Les irrégularités ainsi régularisées ne peuvent plus être utilement invoquées à l'appui d'un recours pour excès de pouvoir dirigé contre le permis initial.
3. En l'espèce, par un nouvel arrêté du 20 septembre 2021, la commune de Bresson a délivré à la société BMRA, sur le fondement du plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) de Grenoble Alpes Métropole, entré en application le 28 janvier 2020, un permis de construire modificatif dont les requérants n'ont demandé ni l'annulation ni contesté le bien-fondé des régularisations qu'il a opéré sur le permis de construire initial. Il en résulte que l'ensemble des moyens dirigés contre les dispositions du permis de construire initial modifiées par ce permis de construire modificatif sont inopérants.
4. Il en va ainsi du moyen tiré de l'incomplétude du dossier de demande de permis de construire initial, comme du moyen tiré de ce que la construction litigieuse ne relève pas des occupations du sol autorisées au titre de l'article Uia 2 " Occupations et utilisations du sol soumises à des conditions particulières " du plan local d'urbanisme de Bresson.
5. L'article R. 111-1 du code de l'urbanisme prévoit que les dispositions de l'article R. 111-5 du même code ne sont pas applicables dans les territoires des communes dotés d'un plan local d'urbanisme ou d'un document d'urbanisme en tenant lieu, ce qui est le cas de la commune de Bresson. Par suite les requérants ne peuvent utilement se prévaloir d'une méconnaissance des dispositions de l'article R. 111-5.
6. L'article Uia 3 " Accès et voirie " du plan local d'urbanisme de Bresson indique : " 2.1 ACCES. Outre le respect des règles de l'article 5 des Dispositions Générales, pour être constructible, un terrain doit disposer d'un accès à une voie publique ou privée, soit directement, soit par l'intermédiaire d'un passage sur fonds voisin, institué par acte authentique, par voie judiciaire ou par autorisation du propriétaire (article 682 du Code Civil). Les accès doivent être adaptés à l'opération et présenter des caractéristiques permettant de satisfaire aux exigences de la sécurité des biens et des personnes (usagers des voies publiques ou personnes utilisant ces accès). 2.2. Voirie. La voirie constitue la desserte du terrain sur lequel est projetée l'opération ou la construction. Il s'agit de voies de statut public ou privé ouvertes à la circulation routière. Les voies doivent avoir des caractéristiques adaptées à l'approche et à la manœuvre des véhicules de lutte contre l'incendie et des engins d'enlèvement des ordures ménagères. Les dimensions, tracés, profils et caractéristiques des voies doivent être adaptés aux usagers qu'elles supportent et aux besoins des opérations qu'elles desservent. Dimensions minimales des voies publiques : emprise de 12 m et chaussée de 6 m. ".
7. En l'espèce, il ressort des pièces du dossier que l'accès à la précédente enseigne Bricoman s'effectuait par l'avenue de la République, en bordure nord de la zone d'activité Les condamines. L'accès à la nouvelle enseigne Point P autorisé par le permis de construire initial prévoit qu'il s'effectuera par la rue des Condamines, parallèle à la précédente à laquelle elle se raccorde par la rue de la Maritelle. Le permis de construire modificatif a modifié cet accès, en prévoyant le recul des portails accès poids-lourds pour permettre le stationnement en dehors de la chaussée dans l'attente de l'ouverture du portail.
8. En se bornant à soutenir que les conditions d'accès au projet par la rue des Condamines telles que prévues par le permis de construire initial ne sont pas conformes au plan local d'urbanisme, les requérants ne soulèvent aucun moyen contre l'accès au projet issu du permis de construire modificatif. Le moyen est par suite, en application des principes énoncés au point 2 du présent jugement inopérant. En tout état de cause, il ne ressort d'aucune pièce du dossier que la chaussée de la rue des Condamines est d'une largeur inférieure à 6 mètres telle que requise par le plan local d'urbanisme. En outre, le plan de masse du dossier de demande de permis fait apparaître que le tracé de la rue est rectiligne, que les poids-lourds peuvent se croiser et que l'entrée devant la barrière est large. Le moyen tiré de la méconnaissance de l'article Uia 3 ne peut ainsi qu'être écarté.
9. Le moyen, selon lequel " le projet ne semble pas prévoir de WC pour le public ", dépourvu des précisions nécessaires à l'appréciation de son bien-fondé, ne peut qu'être écarté. En tout état de cause, la commune fait valoir en défense, sans être contredite, que le projet prévoit des sanitaires publics, hommes et femmes, et adaptés au demeurant aux personnes à mobilité réduite (PMR).
10. L'article Uia 11 " Aspect extérieur des constructions et aménagement de leur abord " du plan local d'urbanisme indique : " 2. Les façades. Les teintes doivent être discrètes : sont proscrites les teintes trop claires (blanc notamment) ou trop vives. 3. Enseigne. Sur chaque construction, un seul espace limité pourra accueillir une enseigne pour constituer une signature de l'activité. Cette enseigne devra apparaître comme un élément à part entière de l'architecture. Elle ne devra pas émerger de la construction. Les caissons lumineux sont interdits ".
11. D'une part, le permis de construire modificatif délivré le 20 septembre 2021 est venu régulariser le permis de construire initial s'agissant de la couleur des façades. Les requérants ne peuvent ainsi utilement soutenir que l'aspect extérieur de la construction méconnaît les règles fixées par le règlement du plan local d'urbanisme.
12. D'autre part, le permis de construire modificatif ne modifie pas l'article 4 du permis de construire initial qui mentionne que " Enseignes et RPLI (Règlement local de publicité intercommunal) : les enseignes devront être conformes au RPLI qui entrera en vigueur au mois de mars 2020 () ".
13. Il ressort des pièces du dossier que la " notice d'insertion paysagère " du dossier de permis de construire initial attaqué prévoit que les enseignes projetées dans le cadre de la présente demande sont données à titre indicatif et qu'une déclaration d'autorisation sera déposée ultérieurement. Cet élément est corroboré par le fait que les plans fournis au dossier ne mentionnent aucune enseigne. Il en résulte que la pose des enseignes relève d'une autre autorisation et interviendra sur le fondement d'une autre législation. Dans ces conditions, l'apposition de ces enseignes n'étant pas la conséquence du permis de construire initial, les requérants ne peuvent utilement se prévaloir d'une méconnaissance de l'article Uia 11 précité du plan local d'urbanisme.
14. L'article Uia 12 " Obligations de réalisation d'aires de stationnement " du plan local d'urbanisme dispose : " Tous les besoins en stationnement doivent être assurés en dehors des voies publiques. Pour les installations industrielles, il doit être aménagé, sur la parcelle des aires de stationnement suffisantes pour assurer le stationnement des véhicules de livraison et de service, d'une part, de la clientèle et du personnel, d'autre part. Ces aires de stationnement et les aires réservées aux manœuvres des véhicules figurent au plan de circulation qui accompagne obligatoirement la demande de permis de construire, avec une notice d'estimation des besoins. Pour le personnel des activités artisanales ou industrielles ou de bureaux, il doit être aménagé au moins une place de stationnement par 25 m2 de surface de plancher. Pour les commerces, il doit être aménagé au moins une place de stationnement par 25 m2 de surface de vente. ".
15. Il ressort des pièces du dossier que la " notice d'insertion paysagère " du permis de construire initial prévoit trente-cinq places de stationnement, dont seize places perméables. La " notice de présentation " du permis de construire modificatif prévoit trente-cinq places de stationnement, toutes perméables. Les requérants n'indiquant pas en quoi le permis de construire modificatif, méconnait l'article Uia 12 " Obligations de réalisation d'aires de stationnement " précité, le moyen tiré de la méconnaissance de ces dispositions est inopérant.
16. L'article Uia 13 " Espaces libres, aires de loisirs et plantations " dispose : " Le long des limites séparatives et de l'alignement des voies, des bandes de 3 mètres minimum de largeur seront engazonnées et plantées d'arbustes et d'arbres d'ornement. Les aires de stationnement doivent être ombragées. ".
17. S'agissant du nombre d'arbres et de l'ombrage des aires de stationnement, la notice de présentation du permis de construire modificatif mentionne : " améliorations apportées par rapport au PC : ()- 29 arbres plantés (+ 19 arbres) ; - une bande de 3 m d'espaces verts sur toute la périphérie ". Le permis de construire modificatif ayant ainsi modifié le permis de construire initial le moyen tiré de ce que le permis de construire initial méconnaît les dispositions précitées au point précédent est inopérant.
18. Aux termes de l'article L. 153-11 du code de l'urbanisme : " () L'autorité compétente peut décider de surseoir à statuer, dans les conditions et délai prévus à l'article L. 424-1, sur les demandes d'autorisation concernant des constructions, installations ou opérations qui seraient de nature à compromettre ou à rendre plus onéreuse l'exécution du futur plan dès lors qu'a eu lieu le débat sur les orientations générales du projet d'aménagement et de développement durable ".
19. Ainsi qu'il a été dit, le permis de construire initial a été modifié par le permis de construire modificatif. Le moyen tiré de ce que le permis de construire initial devait faire l'objet d'un sursis en application de ces dispositions, qui n'a pas été repris contre le permis de construire modificatif, est dès lors devenu inopérant, en application des principes rappelés au point 2 du présent jugement.
20. Il résulte de tout ce qui précède, sans qu'il soit besoin de statuer sur les fins de non-recevoir opposées par la commune de Bresson et par la société BMRA, que les conclusions à fin d'annulation présentées par les requérants doivent être rejetées.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
21. Les conclusions à fin d'annulation de la requête devant être rejetées, il s'ensuit que doivent l'être également les conclusions à fin d'injonction, puisque le présent jugement n'appelle ainsi aucune mesure d'exécution.
Sur les frais non compris dans les dépens :
22. Aux termes de l'article L. 761-1 du code de justice administrative : " Dans toutes les instances, le juge condamne la partie tenue aux dépens ou, à défaut, la partie perdante, à payer à l'autre partie la somme qu'il détermine, au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Le juge tient compte de l'équité ou de la situation économique de la partie condamnée. Il peut, même d'office, pour des raisons tirées des mêmes considérations, dire qu'il n'y a pas lieu à cette condamnation. ".
23. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative faisant obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Bresson, qui n'est pas la partie perdante, une somme à ce titre, les conclusions des requérants en ce sens doivent être rejetées.
24. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge des requérants les sommes demandées, d'une part, par la commune de Bresson et, d'autre part, par la société BMRA au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. et Mme K et autres est rejetée.
Article 2 :Les conclusions de la commune de Bresson et de la société BMRA relatives aux frais d'instance sont rejetées.
Article 3 :Le présent jugement sera notifié à M. et Mme K en application de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, à la commune de Bresson et à la société BMRA.
Délibéré après l'audience du 1er février 2024 à laquelle siégeaient :
M. Thierry, président,
Mme Beytout, première conseillère,
Mme Paillet-Augey, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 15 février 2024.
La rapporteure,
C. PAILLET-AUGEY Le président,
P. THIERRY
Le greffier,
P. MULLER
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
No 20041322
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026