lundi 20 novembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2005386 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | LAUMET |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 17 septembre 2020 et le 8 février 2022, M. A B, représenté par Me Laumet, demande au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 20 juillet 2020 par lequel le maire de la commune nouvelle d'Annecy a refusé un permis d'aménager ;
2°) d'enjoindre à la commune nouvelle d'Annecy de lui accorder un permis d'aménager dans un délai de trois mois à compter de la notification du jugement à intervenir ;
3°) de mettre à la charge de la commune nouvelle d'Annecy une somme de 4 000 euros sur le fondement des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- le maire de la commune nouvelle d'Annecy n'a pas sollicité l'avis du maire de la commune déléguée d'Annecy-le-Vieux en méconnaissance de l'article L. 2113-17 et L. 2511-30 du code général des collectivités territoriales ;
- l'arrêté est entaché d'un défaut de motivation ;
- il est entaché d'une inexactitude matérielle des faits dès lors que ni l'église ni la maison du requérant ne sont protégées au titre des monuments historiques ; en outre ni la création de trois lots, ni celle d'une voie d'accès ni la suppression des abords ne vont avoir d'incidence négative sur la préservation de la ferme Sarde ;
- il est entaché d'une violation de la loi car le maire a fait une inexacte application des règles de la zone UH du PLU applicables aux périmètres identifiés au titre de l'article L. 123-1 7° du code de l'urbanisme ;
- le classement de la ferme Sarde par le PLU dans le périmètre de l'article L. 123-1 7° du code de l'urbanisme est illégal par exception d'illégalité ;
- l'arrêté est entaché d'un détournement de pouvoir.
Par un mémoire en défense, enregistré le 26 novembre 2021, la commune nouvelle d'Annecy, représentée par Me Poncin, conclut au rejet de la requête et demande qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge du requérant en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- à titre principal les moyens soulevés ne sont pas fondés ;
- à titre subsidiaire, elle sollicite une substitution de motifs ; il convient de substituer au motif opposé le motif tiré de la méconnaissance du 11 de l'article 11 UH du règlement du PLU compte tenu des volumes des trois villas et des pentes de toiture ; le projet méconnaît également l'article 3 UH du règlement relatif aux accès et les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général des collectivités territoriales ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Barriol,
- les conclusions de Mme Akoun, rapporteure publique,
- et les observations de Laumet, représentant M. B et de Me Poncin, représentant la commune nouvelle d'Annecy.
Considérant ce qui suit :
1. Le 2 mai 2020, M. B a déposé une demande de permis d'aménager pour la création et la viabilisation d'un lotissement de trois lots sur les parcelles cadastrées AH112 et AH453 situées sur la commune nouvelle d'Annecy, comprenant la commune déléguée d'Annecy-le-Vieux. Par un arrêté du 20 juillet 2020, dont il demande l'annulation, le maire de la commune nouvelle d'Annecy a refusé le permis d'aménager sollicité.
Sur les conclusions aux fins d'annulation :
En ce qui concerne les motifs de la décision de refus :
2. L'article liminaire de la zone UH du plan local d'urbanisme de la commune dorénavant déléguée d'Annecy-le-Vieux indique qu'au sein " de la zone UH sont distingués des périmètres délimités au titre de l'article L. 123-1 7° du code de l'urbanisme, qui recouvrent des ensemble bâtis ainsi que des éléments de patrimoine isolés, identifiés dans le diagnostic pour leur valeur identitaire et patrimoniale à préserver et à valoriser. A ce titre, des règles particulières sont définies dans ces secteurs, qui ont pour objectif d'en préserver le caractère patrimonial, d'y favoriser la réhabilitation et la mise en valeur du bâti ancien à usage principal d'habitation ". Aux termes de l'article L. 151-19 du code de l'urbanisme dorénavant applicable : " Le règlement peut identifier et localiser les éléments de paysage et identifier, localiser et délimiter les quartiers, îlots, immeubles bâtis ou non bâtis, espaces publics, monuments, sites et secteurs à protéger, à conserver, à mettre en valeur ou à requalifier pour des motifs d'ordre culturel, historique ou architectural et définir, le cas échéant, les prescriptions de nature à assurer leur préservation leur conservation ou leur restauration. Lorsqu'il s'agit d'espaces boisés, il est fait application du régime d'exception prévu à l'article L. 421-4 pour les coupes et abattages d'arbres ". Enfin, aux termes de l'article R. 151-41 du code de l'urbanisme : " Afin d'assurer l'insertion de la construction dans ses abords, la qualité et la diversité architecturale, urbaine et paysagère des constructions ainsi que la conservation et la mise en valeur du patrimoine, le règlement peut : / () / 3° Identifier et localiser le patrimoine bâti et paysager à protéger, à conserver, à restaurer, à mettre en valeur ou à requalifier mentionné à l'article L. 151-19 pour lesquels les travaux non soumis à un permis de construire sont précédés d'une déclaration préalable et dont la démolition est subordonnée à la délivrance d'un permis de démolir et définir, s'il y a lieu, les prescriptions de nature à atteindre ces objectifs. "
3. En l'espèce, la propriété de M. B formée des parcelles cadastrées section AH n° 112 et AH 453 pour une contenance de 3 216 m2 situées au lieu-dit " Bouchon " sur la commune déléguée d'Annecy-le-Vieux est classée en secteur UH2 du règlement du PLU de la commune au sein d'une zone identifiée par le règlement graphique comme patrimoine bâti ou secteur urbain identifié au titre du 7° de l'ancien article L. 123-1 du code de l'urbanisme. Il ressort de la page 67 du rapport de présentation du plan local d'urbanisme consacré au patrimoine bâti traditionnel comportant notamment une photo de la propriété de M. B que la qualité de ces entités repose essentiellement sur la qualité de quelques bâtiments d'architecture traditionnelle et de leurs abords. Il est précisé que ces abords, notamment les jardins, participent en effet à l'ambiance de type " hameau ". En l'espèce, ce ténement supporte une ancienne bâtisse traditionnelle de type ferme sarde comportant d'anciennes dépendances agricoles (un poulailler et une annexe) avec un vaste espace vierge de toute construction correspondant selon la notice à une prairie. Le projet en litige prévoit le détachement d'une superficie de 2 054 m2 pour le lotissement " Le clos Guynemer " sur le ténement initial de 3 216 m2 afin de réaliser une voie de desserte de 308 m2 pour desservir trois lots en vue de la construction de trois villas.
4. Si la décision contestée refusant à M. B un permis d'aménager mentionne que le projet, de par la création de trois lots à construire, d'une voie d'accès les desservant et la suppression des abords mettant en valeur le bâtiment, contribue à dévaloriser ce bâti ancien et que le projet a été conçu sans prise en compte du bâtiment patrimonial, elle ne se fonde sur aucune prescription du plan local d'urbanisme qui interdirait ce projet ni, plus généralement, de prescriptions de ce règlement de nature à assurer la préservation de ce bâti alors au demeurant que cette protection ne s'opposerait pas à sa démolition, laquelle n'est subordonnée qu'à l'obtention d'un permis de démolir. Dès lors, le maire ne pouvait légalement refuser le permis d'aménager sollicité en retenant que le permis d'aménager litigieux contribuait à dévaloriser le bâti ancien. Par conséquent, M. B est fondé à soutenir que ce motif de la décision est erroné.
5. Pour l'application de l'article L. 600-4-1 du code de l'urbanisme, aucun des autres moyens invoqués n'est susceptible, en l'état du dossier, de fonder cette annulation.
En ce qui concerne la demande de substitution de motif :
6. L'administration peut toutefois, en première instance comme en appel, faire valoir devant le juge de l'excès de pouvoir que la décision dont l'annulation est demandée est légalement justifiée par un motif, de droit ou de fait, autre que celui initialement indiqué, mais également fondé sur la situation existant à la date de cette décision. Il appartient alors au juge, après avoir mis à même l'auteur du recours de présenter ses observations sur la substitution ainsi sollicitée, de rechercher si un tel motif est de nature à fonder légalement la décision, puis d'apprécier s'il résulte de l'instruction que l'administration aurait pris la même décision si elle s'était fondée initialement sur ce motif. Dans l'affirmative il peut procéder à la substitution demandée, sous réserve toutefois qu'elle ne prive pas le requérant d'une garantie procédurale liée au motif substitué.
7. La commune nouvelle d'Annecy demande que soient substitués aux motifs énoncés dans l'arrêté 20 juillet 2020, les motifs tirés de la méconnaissance des dispositions de l'article 11 UH du règlement du PLU, et des dispositions combinées de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme et de l'article 3.1 UH du règlement du PLU.
8. En premier lieu, l'article 1.UH dispose que sont interdites dans les périmètres identifiés au titre de l'article L. 123-1 7° du code de l'urbanisme toute construction nouvelle qui ne répond pas aux conditions particulières de l'article 11.0 du règlement, lequel demande pour toute construction neuve dans ce périmètre de composer des volumes, des façades et des toitures qui ne soient pas en rupture avec celles des constructions traditionnelles existantes, notamment dans les proportions des ouvertures et les matériaux employés en façades. L'article 11.3.1 prévoit que dans le cas des toitures à pans, la pente de toitures doit être comprises entre 80% et 120%, et l'orientation des faitages doit tenir compte de l'environnement bâti de proximité sans porter atteinte à son homogénéité.
9. D'une part, si la commune fait valoir que le volume des trois villas révèle une composition qui est en rupture avec celle de la construction existante qui correspond à une construction unique, massive et de forme rectangulaire, l'article 11.0 du règlement n'exige pas que les constructions neuves dans les périmètres identifiés au titre de l'article L. 123-1 7° du code de l'urbanisme aient strictement le même volume. En l'espèce, il ne peut être affirmé, au stade du permis d'aménager, que la réalisation de trois lots à bâtir pour trois maisons individuelles méconnaitrait l'article 11.0 du règlement.
10. D'autre part, au stade du permis d'aménager, il n'est pas établi que les trois villas ne pourraient pas respecter les pentes de toiture prévues à l'article 11.3.1 du règlement. La question de la pente de toit des constructions sera appréciée au stade du permis de construire. La circonstance que l'orientation des faitages des villas projetées dans un plan intitulé " hypothèse d'implantation du bâti " ne soient pas identiques à celui de la ferme Sarde ne saurait fonder un refus du permis d'aménager sollicité alors que l'environnement bâti de proximité ne saurait se réduire à cette bâtisse et que le projet est susceptible d'évolution sur ce point au stade du permis de construire. Dès lors, cette substitution de motif ne peut être accueillie.
11. En second lieu, aux termes de l'article 3.1 UH du règlement du plan local d'urbanisme : " Les occupations et utilisations du sol sont refusées sur des terrains qui ne seraient pas desservis par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant à l'importance ou à la destination de l'immeuble ou de l'ensemble d'immeubles envisagé, et notamment si les caractéristiques de ces voies rendent difficile la circulation ou l'utilisation des engins de lutte contre l'incendie, des engins de déneigement et des engins d'enlèvement des ordures ménagères. / Cette sécurité doit être apprécié compte tenu notamment de la position des accès, de leur configuration, ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic " ". Aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ".
12. L'accès au projet se fera au droit de la route de Guynemer après un virage, l'accès d'une largeur du plus de 5 mètres offre une visibilité suffisante pour permettre aux véhicules de s'insérer sans risque dans la circulation alors que le projet se situe en centre-ville où la vitesse est réduite à 30 km/h sur cette portion. Par conséquent, cette substitution de motif ne peut davantage être accueillie.
13. Il résulte de tout ce qui précède que les demandes de substitutions de motifs présentées par la commune nouvelle d'Annecy doivent toutes être rejetées et que l'arrêté du 20 juillet 2020 doit être annulé.
Sur les conclusions à fin d'injonction :
14. Lorsque le juge annule un refus d'autorisation ou une opposition à déclaration de travaux après avoir censuré l'ensemble des motifs que l'autorité compétente a énoncé dans sa décision conformément aux prescriptions de l'article L. 424-3 du code de l'urbanisme ainsi que, le cas échéant, les motifs qu'elle a pu invoquer en cours d'instance, il doit, s'il est saisi de conclusions à fin d'injonction, ordonner à l'autorité compétente de délivrer l'autorisation ou de prendre une décision de non-opposition. Il n'en va autrement que s'il résulte de l'instruction que les dispositions en vigueur à la date de la décision annulée, qui eu égard aux dispositions de l'article L. 600-2 du code de l'urbanisme demeurent applicables à la demande, interdisent de l'accueillir pour un motif que l'administration n'a pas relevé, ou que, par suite d'un changement de circonstances, la situation de fait existant à la date du jugement y fait obstacle.
15. Le présent jugement qui annule l'arrêté du 20 juillet 2020 en écartant le motif retenu par la maire de la commune nouvelle d'Annecy et qui rejette ses demandes de substitutions de motifs, implique qu'il soit enjoint au maire de cette commune de délivrer un permis d'aménager au requérant dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.
Sur les frais d'instance :
16. Dans les circonstances de l'espèce, la commune nouvelle d'Annecy versera la somme de 1 500 euros à M. B au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Les conclusions présentées à ce titre par la commune nouvelle d'Annecy, partie perdante, ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er :L'arrêté du 20 juillet 2020 est annulé.
Article 2 :Il est enjoint à la commune nouvelle d'Annecy de délivrer le permis d'aménager sollicité par M. B dans un délai de trois mois à compter de la notification du présent jugement.
Article 3 :La commune nouvelle d'Annecy versera la somme de 1 500 euros à M. B en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 :Les conclusions présentées par la commune nouvelle d'Annecy en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 5 :Le présent jugement sera notifié à M. A B et à la commune nouvelle d'Annecy.
Délibéré après l'audience du 6 novembre 2023, à laquelle siégeaient :
- M. Sauveplane, président,
- Mme Barriol, première conseillère,
- Mme Aubert, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 20 novembre 2023.
La rapporteure,
E. Barriol
Le président,
M. Sauveplane
La greffière,
C. Jasserand
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026