jeudi 18 janvier 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2006578 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 3ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP LAPORTE & BOUZOL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire complémentaire, enregistrés le 29 octobre 2020 et le 5 avril 2022, M. A, représenté par la SELURL Laporte et Bouzol, demande au tribunal dans le dernier état de ses écritures :
1°) à titre principal, de reconnaître que la responsabilité de la commune de Saint-Jeoire-Prieuré, de la société Enedis et des entreprises Gauthey et SER TPR est engagée à son égard, de les condamner solidairement à lui verser une provision de 5 000 euros et d'ordonner une expertise médicale afin de déterminer le montant de son préjudice ;
2°) à titre subsidiaire, de condamner la commune, la société Enedis, les entreprises Gauthey et SER TPR à lui verser la somme de 20 500,53 euros en réparation de son préjudice ;
3°) de mettre à la charge solidairement de la commune de Saint-Jeoire-Prieuré, de la société Enedis, des entreprises Gauthey et SER TPR la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- victime d'un accident en motocyclette causé par une émulsion bitumeuse glissante réalisée sur la chaussée lors de travaux publics, il doit être indemnisé en qualité d'usager d'un ouvrage public mal entretenu ou, à défaut, de tiers par rapport à une opération de travaux publics ;
- ces travaux n'étant pas signalés, il n'a commis aucune faute de nature à exonérer la commune et la société Enedis de leur responsabilité ;
- il a subi plusieurs dommages corporels et matériels ;
- une expertise est nécessaire pour déterminer la durée et le taux du déficit fonctionnel temporaire, fixer la date de consolidation des blessures, décrire les séquelles imputables aux faits dommageables et préciser si elles sont susceptibles d'évolution, déterminer le taux du déficit fonctionnel permanent, indiquer si les séquelles auront des conséquences sur son activité professionnelle, déterminer les préjudices, déterminer les souffrances endurées, indiquer si l'assistance d'une personne tierce est nécessaire.
Par un mémoire en défense, enregistré le 28 mars 2022, la commune de Saint-Jeoire-Prieuré, représentée par Me Le Gulludec, conclut au rejet des conclusions tournées contre elle et, subsidiairement, à ce que la société Enedis et les entreprises Gauthey et SER TPR soient condamnées à la garantir et à la condamnation de M. A à lui verser la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
La commune fait valoir que :
- sa responsabilité ne peut être recherchée sur le fondement des travaux publics dont Enedis était le maître d'ouvrage ;
- aucun défaut d'entretien ne peut lui être imputé dès lors qu'elle a prévu par arrêté la signalisation des travaux, qui incombait à SER TP ;
- elle n'a pas manqué à ses obligations en matière de police administrative ;
- la victime a commis une imprudence fautive en circulant sur une zone de travaux dans un secteur qu'elle connaissait particulièrement ;
- les préjudices demandés doivent être réduits.
La clôture a été prononcée par ordonnance du 13 mars 2023, à effet immédiat.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Triolet,
- les conclusions de M. Villard, rapporteur public,
- et les observations de Me Le Gulludec, représentant la commune de Saint-Jeoire-Prieuré.
Considérant ce qui suit :
1. M. A a chuté alors qu'il circulait à motocyclette, le 16 mai 2019 à 18 heures 25, sur le chemin de la Viager, situé sur la commune de Saint-Jeoire-Prieuré, perdant le contrôle de son véhicule, au niveau d'une zone de travaux. Par courrier du 30 juin 2020, M. A a sollicité une indemnisation auprès de la commune de Saint-Jeoire-Prieuré. Par la présente requête, M. A demande au tribunal de condamner solidairement la commune de Saint-Jeoire-Prieuré, la société Enedis et les entreprises Gauthey et SER TPR à réparer les préjudices subis du fait de cet accident.
Sur la responsabilité :
2. L'usager d'une voie publique est fondé à demander réparation du dommage qu'il a subi du fait de l'existence ou du fonctionnement de cet ouvrage ou du fait des travaux publics qui y sont réalisés tant à la collectivité gestionnaire de la voie qu'à l'auteur des travaux dommageables. Il doit démontrer, d'une part, la réalité de son préjudice et, d'autre part, l'existence d'un lien de causalité direct entre les travaux publics et le dommage. Les personnes ainsi mises en cause ne peuvent dégager leur responsabilité, sauf cas de force majeure ou faute de la victime, qu'en établissant que l'ouvrage était normalement entretenu.
3. Il résulte du procès-verbal que les gendarmes, appelés à 18 heures 29, sont arrivés sur les lieux peu après l'accident, avant l'évacuation de M. A par les secours. Ce dernier leur a indiqué avoir dérapé lors d'un freinage car la chaussée était dégradée. Les enquêteurs ont constaté " la présence d'une tranchée récemment fermée, l'aspect brillant du goudron [laissant] penser à une récente intervention ". Les clichés réalisés montrent que les traces de pneus laissées sur la route par la glissade de l'accident partent de la jonction entre l'existant et les travaux. Ce constat est corroboré par l'expertise privée confiée par M. A à un architecte, expert judiciaire, qui a retenu le 29 mai 2019 que la liaison entre l'ancien et le nouvel enrobé a été réalisée par une émulsion bitumeuse, à savoir un mélange de bitume, eau et savon, particulièrement glissant, dont la viscosité est sensible à la chaleur et qui tend à coller aux pneus. Cet architecte retient, d'une part, que " l'usage pratique est de gravillonner ou sabler la surface d'émulsion pour minimiser les coulures et attirer l'attention visuelle " quant à un risque de dérapage et, d'autre part, que la mise en œuvre d'une émulsion soignée et fine " à l'arrosoir " aurait permis d'obtenir une largeur d'émulsion de 10 cm au lieu de 40 à 60 cm comme en l'espèce.
4. Dès lors que le caractère glissant de la chaussée excédait le risque auquel peut normalement s'attendre le conducteur d'une motocyclette qui voit l'application très récente d'un nouveau revêtement, le lien de causalité entre l'accident et les travaux publics réalisés est établi.
5. En revanche, au vu de la configuration des lieux telle qu'elle ressort des clichés produits, ces travaux réalisés sur une grande longueur étaient parfaitement visibles et il n'apparaît pas qu'un défaut de signalisation a pu jouer un rôle causal quelconque dans la survenance du dommage. Il en résulte que la commune ne peut, en tout état de cause, se prévaloir utilement qu'elle a réglementé la signalisation durant les travaux par l'arrêté du 7 mai 2019, qui en son article 5 prévoit que cette tâche incombera à l'entreprise SER TPR, pour établir l'entretien normal de la voie publique.
6. Pour s'exonérer de sa responsabilité, la commune se prévaut de fautes de M. A qui empruntait régulièrement cette voie à proximité immédiate de son domicile, connaissait l'existence des travaux et ne pouvait que voir la différence de couleur signalant le bitume refait. Ces considérations ne permettent pas de caractériser une faute d'inattention ou une imprudence de la victime, qui a freiné aux abords d'un carrefour et alors que rien ne permet de retenir qu'il circulait avec une vitesse excessive. Au surplus, selon le témoignage produit, les projections d'émulsion bitumeuse avaient été réalisés " un ou deux jours avant l'accident ". Dans ces conditions, la commune n'est pas fondée à rechercher à s'exonérer de sa responsabilité en invoquant la faute de M. A.
7. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est fondé à rechercher la responsabilité solidaire de la commune de Saint-Jeoire-Prieuré, collectivité gestionnaire de la voirie et de la société Enedis, maître d'ouvrage des travaux. En revanche et à défaut de savoir qui a précisément réalisé les travaux litigieux pour le compte d'Enedis, qui n'a pas défendu, la responsabilité des entreprises Gauthey et SER TPR ne peut être engagée à l'égard de M. A.
Sur les préjudices :
8. Hospitalisé du 16 au 18 mai 2019, M. A a bénéficié d'une intervention chirurgicale en orthopédie le 17 mai 2019 pour " prise en charge d'une plaie délabrante de la face antérieure du genou gauche avec perte de substance cutané ". La plaie a été nettoyée et refermée. Le même compte-rendu opératoire fait état d'un doute quant à une " fissure du talus gauche " et prévoit la réalisation d'un scanner, sans qu'aucune pièce ne vienne par la suite confirmer l'existence d'une telle fissure. M. A a été placé en arrêt de travail jusqu'au 17 juin 2019. L'IRM de la cheville gauche réalisé le 28 octobre 2019 retient une ténosynovite des deux péroniers latéraux. Un certificat établi le 28 juillet 2020 indique que M. A a achevé sa rééducation à l'issue du confinement, qu'il conserve une limitation et une certaine raideur de la cheville, un examen échographique révèle une " discrète ténosynovite ", la gêne est qualifiée de " modérée ". Il résulte enfin d'un certificat médical établi le 29 mars 2022, que M. A conserve une " cicatrice souple blanchâtre de 90 mm de longueur transversale sur 15 mm de largeur verticale dans sa partie interne " et une " raideur de la cheville gauche avec limitation des amplitudes en flexion (10°) et en rotation interne " et qu'il fait état de douleurs résiduelles de la cheville et du genou gauche lors d'efforts prolongés.
En ce qui concerne les préjudices patrimoniaux
S'agissant des dépenses de santé
9. M. A justifie avoir consulté un ostéopathe le 17 juillet 2019 et indique l'avoir également consulté le 19 juillet 2019. Au vu de la proximité avec la date de l'accident, il y a lieu de tenir pour acquis le lien causal entre ces deux consultations et l'accident en litige. M. A est fondé à demander une somme de 110 euros de ce chef.
S'agissant des pertes de gains professionnels
10. M. A justifie par la production de son bulletin de paie de juin 2019 et d'une attestation de perte de salaire établie par le rectorat le 1er octobre 2019 qu'en raison de son accident, il a perdu sur la période d'arrêt de travail, du 17 mai au 17 juin 2019, une somme de 375,76 euros au titre d'heures supplémentaires annuelles dont il est fondé à demander l'indemnisation.
S'agissant du l'assistance par tierce personne
11. Aucune pièce du dossier ne permet de retenir que durant son arrêt de travail M. A aurait eu besoin d'une assistance par tierce personne. Cette demande doit être rejetée.
S'agissant du préjudice matériel
12. Le requérant sollicite la condamnation des défendeurs à lui verser une somme totale de 7 455,35 euros au titre du préjudice matériel correspondant aux frais de réparation de sa motocyclette et de remplacement de divers équipements (gants, bottes, casque et blouson).
13. Toutefois, le rapport d'expertise de l'assureur de M. A fixe les frais de réparation du véhicule à 6 219 euros au titre du " montant des travaux retenu " et retient les divers frais d'équipement dans une colonne relative à la garantie contractuelle, laissant présumer qu'il a été indemnisé de ce chef. Alors même que cela lui est opposé en défense, M. A se borne à indiquer qu'il n'était pas assuré " tout risque " mais n'apporte aucun justificatif, notamment pas une attestation de son assureur, tendant à établir que l'un quelconque de ces préjudices serait demeuré à sa charge. Dans ces conditions, les conclusions correspondantes doivent être rejetées.
S'agissant des frais divers
14. M. A justifie avoir réglé la somme de 600 euros au titre de l'expertise privée nécessaire à établir le bien fondé de ses prétentions. Par suite, il y a lieu de condamner la commune au versement de cette somme.
En ce qui concerne les préjudices extra-patrimoniaux
S'agissant du déficit fonctionnel temporaire
15. Au vu des éléments énoncés au point 8, il y a lieu d'allouer à M. A un montant de 210 euros correspondant à 3 jours d'incapacité totale durant son hospitalisation, suivie de trente jours d'arrêt de travail, outre 490 euros pour la période postérieure jusqu'au 28 juillet 2020, date à laquelle il avait achevé sa rééducation, soit un total de 700 euros.
S'agissant du déficit fonctionnel permanent
16. M. A est né le 1er juin 1967. La ténosynovite dont il a été affecté est qualifiée de discrète et la gêne de " modérée " dès le 28 juillet 2020. Il conserve des douleurs résiduelles et une limitation d'amplitude de la cheville en rotation interne ainsi que de 10° en flexion. Il sera fait une juste appréciation de ce chef de préjudice en l'évaluant à 5 000 euros.
S'agissant des souffrances endurées
17. L'accident, l'intervention chirurgicale et les traitements postérieurs justifient l'allocation d'une somme de 2 000 euros au titre des souffrances endurées.
S'agissant du préjudice esthétique
18. La seule cicatrice résiduelle justifie l'allocation d'une somme de 800 euros.
S'agissant du préjudice d'agrément
19. Alors qu'il lui est opposé en défense qu'il n'a pas de préjudice indemnisable au titre de l'agrément dès lors qu'il n'a été que temporairement empêché de pratiquer les diverses activités de loisirs auxquelles il s'adonnait, M. A s'abstient d'indiquer quand il a pu reprendre ses activités. Il ressort seulement des pièces du dossier qu'elles étaient contrindiquées en septembre 2019 et qu'en 2022 il ressent une douleur résiduelle lors d'un effort prolongé telle qu'une marche. Ainsi et dès lors qu'il ne résulte de l'instruction que M. A aurait été empêché de pratiquer des activités qui étaient les siennes au-delà de la période correspondant à son déficit fonctionnel temporaire, sa demande de ce chef doit être rejetée.
20. Il résulte de tout ce qui précède que le préjudice de M. A doit être évalué à la somme arrondie de 9 586 (9 585,76) euros, sans qu'il soit besoin de diligenter une expertise à ce stade de la procédure. Les conclusions tendant à l'allocation d'une provision doivent par suite être rejetées.
Sur les conclusions de la commune tendant à l'appel en garantie de la société Enedis et des entreprises Gauthey et SER TPR :
21. La commune demande au tribunal à être garantie de toute condamnation dont elle pourrait faire l'objet par Enedis et les entreprises Gauthey et SER TPR au motif que les arrêtés communaux du 13 mars 2019 et du 7 mai 2019 imposaient à ces sociétés l'obligation de mettre en œuvre des mesures de signalisation.
22. Ainsi qu'il a été dit aux points 3 à 5, le dommage résulte de la mauvaise réalisation de l'opération de travaux publics dont Enedis était le maître d'ouvrage. La commune est dès lors fondée à demander à être intégralement garantie par Enedis de la condamnation prononcée à son encontre.
23. En revanche, si la commune se prévaut d'un défaut de signalisation, cette faute, à supposer même qu'elle pourrait être imputée aux intervenants ou à l'un d'eux, n'est pas la cause du dommage ainsi qu'il a été dit. L'appel en garantie à l'encontre de ces deux entreprises doit être rejeté.
Sur les conclusions au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative :
24. Partie perdante, la commune ne peut prétendre à l'allocation d'une quelconque somme au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge exclusive d'Enedis la somme de 1 500 euros au titre des frais exposés par M. A de ce chef.
D E C I D E :
Article 1er : La commune de Saint-Jeoire-Prieuré et la société Enedis sont solidairement condamnées à verser à M. A la somme de 9 586 euros en réparation des préjudices subis.
Article 2 : La société Enedis est condamnée à garantir intégralement la commune de Saint-Jeoire-Prieuré de la condamnation prononcée à son encontre à l'article 1er.
Article 3 : La société Enedis versera à M. A une somme de 1 500 euros au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 : Le surplus des conclusions et moyens des parties est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à la commune de Saint-Jeoire-Prieuré, à la société Enedis, aux entreprises Gauthey et SER TPR, à la caisse primaire d'assurance maladie du Puy-de-Dôme et à la MGEN Savoie.
Délibéré après l'audience du 14 décembre 2023, à laquelle siégeaient :
Mme Triolet, présidente,
MM. Doulat et Callot, premiers conseillers.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 janvier 2024.
La présidente-rapporteure,
A. Triolet
L'assesseur le plus ancien,
F. DoulatLa greffière,
J. Bonino
La République mande et ordonne au préfet de la Savoie en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026