Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2006685
lundi 16 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2006685 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et quatre mémoires, enregistrés le 11 novembre 2020, le 11 octobre 2021, les 29 septembre et 20 décembre 2022 et le 19 février 2023, M. B C demande au tribunal d'annuler l'arrêté du 22 mai 2020 par lequel le maire de Combloux a délivré à M. A un permis de construire un chalet d'habitation à usage de résidence secondaire sur la parcelle située route de l'Epine et cadastrée section C n°5219.
Il soutient que :
- la demande de permis de construire est intentionnellement incomplète et erronée et a induit en erreur le service instructeur dès lors d'une part que la notice est insuffisante ou erronée dans ses mentions relatives à l'accès, au stationnement et à la végétation, d'autre part que le document graphique d'insertion est fallacieux et ne répond pas aux exigences réglementaires et enfin que la description de la parcelle cadastrée C5218 est inexacte ;
- le projet autorisé méconnait l'arrêté de non-opposition à déclaration préalable en date du 17 janvier 2017 relatif au détachement de la parcelle C5219 ;
- le projet autorisé porte atteinte à sa propriété au regard de son implantation par rapport à la voie d'accès, au regard de la création d'une plateforme de stationnements et d'un mur de soutènement et compte tenu des nuisances générées par le ruissellement des eaux pluviales et des eaux de fonte sur son terrain ;
- la notice est incomplète dès lors qu'elle ne mentionne pas l'accès existant, le traitement et l'implantation de la rampe privée d'accès projetée, et le profil topographique différencié en trois zones ;
- le dossier de permis de construire est incomplet concernant les modalités d'évacuation des eaux pluviales dès lors d'une part que le lieu d'implantation du puits perdu ne figure pas sur les plans, d'autre part qu'il ne contient pas d'étude de sol et qu'enfin la pièce PCMI04C (notice descriptive relative au calcul de la gestion des eaux pluviales) produite à l'instance n'était pas présente dans le dossier de demande de permis ;
- le projet méconnait les dispositions des articles UB3 et UB 11.7 du règlement d'urbanisme relatives aux accès ;
- il méconnait l'article UB 11 du règlement en ses dispositions relatives à la préservation du terrain naturel, à la hauteur des ouvrages de soutènement et à l'insertion dans l'environnement ;
- il excède la hauteur maximale des constructions prévue à l'article UB10.1 du règlement ;
- il méconnait les dispositions du code civil relatives aux servitudes d'écoulement ;
- le projet autorisé méconnait les dispositions du code de l'environnement relatives à l'abattage d'arbres d'alignement ;
- il porte atteinte au patrimoine immatériel ;
- il méconnait l'article UB3b du règlement relatif aux eaux pluviales ;
- il méconnait l'article UB12 du règlement relatif à la distance minimale de recul par rapport à la chaussée et au nombre de stationnements ;
- il méconnait l'article R.111-27 du code de l'urbanisme.
Par cinq mémoires en défense, enregistrés le 22 février 2021, les 17 janvier et 12 octobre 2022, les 13 janvier et 18 avril 2023, M. D A, représenté par la SELARL CDMF- Avocats Affaires Publiques conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge du requérant en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir que :
- le requérant n'a pas intérêt pour agir ;
- les moyens d'annulation tirés de la hauteur excessive de la construction, de l'abattage d'arbres d'alignement, de la méconnaissance de l'article R.111-27 du code de l'urbanisme et de la méconnaissance des articles UB3, UB10.1 et UB11 du règlement d'urbanisme sont irrecevables en application de l'article R.600-5 du code de l'urbanisme et en tout état de cause non fondés ;
- les autres moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par deux mémoires en défense, enregistrés le 3 juin 2022 et le 9 janvier 2023, la commune de Combloux, représentée par la SELARL Conseil Affaires Publiques, conclut au rejet de la requête et à ce qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge du requérant en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- le recours contentieux est tardif en l'absence de notification de son recours gracieux ;
- les moyens d'annulation tirés de la méconnaissance des articles UB3 et UB11-7 du règlement d'urbanisme concernant les accès, de l'article UB11-2, de l'article UB11 relatif à l'insertion du projet dans son environnement, de l'insuffisance de la notice quant à l'accès existant, à l'implantation de la rampe d'accès et à l'état de la végétation existante, de l'erreur sur l'angle de vue de la photographie des lieux, de l'absence d'actualisation de la notice et du plan de circulation et espace perméable, de l'absence d'étude de sol permettant de s'assurer de la perméabilité du sol, de la méconnaissance de l'article UB10-1 du règlement d'urbanisme, de la méconnaissance des règles encadrant l'abattage d'arbres d'alignement et de l'atteinte au patrimoine immatériel sont irrecevables en application de l'article R.600-5 du code de l'urbanisme et en tout état de cause non fondés ;
- les autres moyens de la requête ne sont pas fondés.
Par un courrier du 28 août 2024, les parties ont été informées, conformément à l'article R. 611-7 du code de justice administrative, de ce que le tribunal était susceptible de relever d'office le moyen d'ordre public tiré de l'irrecevabilité des moyens nouveaux suivants, invoqués par le requérant dans ses mémoires enregistrés le 11 octobre 2021, les 29 septembre et 20 décembre 2022 et le 19 février 2023, en application de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme :
- La notice est incomplète dès lors qu'elle ne mentionne pas l'accès existant, le traitement et l'implantation de la rampe privée d'accès projetée, et le profil topographique différencié en trois zones ;
- Le dossier de permis de construire est incomplet concernant les modalités d'évacuation des eaux pluviales dès lors d'une part que le lieu d'implantation du puits perdu ne figure pas sur les plans, d'autre part qu'il ne contient pas d'étude de sol et qu'enfin la pièce PCMI04C (notice descriptive relative au calcul de la gestion des eaux pluviales) produite à l'instance n'était pas présente dans le dossier de demande de permis ;
- Le projet méconnait les dispositions de l'articles UB 11.7 du règlement d'urbanisme relatives aux accès ;
- Il méconnait l'article UB11 du règlement en ses dispositions relatives à la préservation du terrain naturel, à la hauteur des ouvrages de soutènement et à l'insertion dans l'environnement ;
- Il excède la hauteur maximale des constructions prévue à l'article UB10.1 du règlement ;
- Il méconnait les dispositions du code civil relatives aux servitudes d'écoulement ;
- Le projet autorisé méconnait les dispositions du code de l'environnement relatives à l'abattage d'arbres d'alignement ;
- Il porte atteinte au patrimoine immatériel ;
- Il méconnait l'article UB3b du règlement relatif aux eaux pluviales ;
- Il méconnait l'article UB12 du règlement relatif à la distance minimale de recul par rapport à la chaussée et au nombre de stationnements ;
- Il méconnait l'article R.111-27 du code de l'urbanisme.
Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Aubert,
- les conclusions de Mme Akoun, rapporteure publique,
- et les observations de Me Punzano, représentant la commune de Combloux et de Me Leroy, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté en date du 22 mai 2020, le maire de la commune de Combloux a accordé à M. A un permis de construire un chalet d'habitation à usage de résidence secondaire sur la parcelle située route de l'Epine et cadastrée section C n°5219.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne la recevabilité des moyens d'annulation :
2. Aux termes de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme : " Par dérogation à l'article R. 611-7-1 du code de justice administrative, et sans préjudice de l'application de l'article R. 613-1 du même code, lorsque la juridiction est saisie d'une requête relative à une décision d'occupation ou d'utilisation du sol régie par le présent code, ou d'une demande tendant à l'annulation ou à la réformation d'une décision juridictionnelle concernant une telle décision, les parties ne peuvent plus invoquer de moyens nouveaux passé un délai de deux mois à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense. Cette communication s'effectue dans les conditions prévues au deuxième alinéa de l'article R. 611-3 du code de justice administrative () ".
3. Le requérant a soulevé dans ses mémoires en date des 11 octobre 2021, 29 septembre et 20 décembre 2022 et 19 février 2023, enregistrés plus de deux mois après la communication aux parties du premier mémoire en défense le 22 février 2021, des moyens nouveaux tirés de l'incomplétude de la notice qui ne mentionne pas l'accès existant, le traitement et l'implantation de la rampe privée d'accès projetée, et le profil topographique différencié en trois zones ; de l'incomplétude du dossier de permis de construire concernant les modalités d'évacuation des eaux pluviales dès lors d'une part que le lieu d'implantation du puits perdu ne figure pas sur les plans, d'autre part qu'il ne contient pas d'étude de sol et qu'enfin la pièce PCMI04C (notice descriptive relative au calcul de la gestion des eaux pluviales) produite à l'instance n'était pas présente dans le dossier de demande de permis ; de la méconnaissance des articles UB10, UB11, UB12 du règlement d'urbanisme ; de la méconnaissance de l'article de ce règlement relatif à la distance minimale de recul par rapport à la chaussée et au nombre de stationnements ; de la méconnaissance des dispositions du code civil relatives aux servitudes d'écoulement ; de la méconnaissance des dispositions du code de l'environnement relatives à l'abattage d'arbres d'alignement ; de la méconnaissance de l'article R.111-27 du code de l'urbanisme et de l'atteinte portée au patrimoine immatériel. Il ne ressort pas des pièces du dossier que ces moyens seraient fondés sur des circonstances de fait ou des éléments de droit dont le requérant n'était pas en mesure de faire état avant l'expiration du délai de deux mois à compter de la communication aux parties du premier mémoire en défense. Par suite, ces nouveaux moyens doivent être écartés comme irrecevables en application de l'article R. 600-5 du code de l'urbanisme.
En ce qui concerne les moyens tirés de l'incomplétude du dossier de demande de permis de construire :
4. La circonstance que le dossier de demande de permis de construire ne comporterait pas l'ensemble des documents exigés par les dispositions du code de l'urbanisme, ou que les documents produits seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes, n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
5. En premier lieu, les mentions de la notice, complétées par le plan de l'état futur du terrain à aménager constituant la pièce PCMI 02-B, précisent suffisamment l'organisation et l'aménagement des accès au terrain, à la construction et aux places de stationnement conformément à l'article R.431-8 f) du code de l'urbanisme. Le moyen, qui manque en fait, ne peut qu'être écarté.
6. En deuxième lieu, le requérant soutient à raison que la notice fait état d'une végétation existante constituée d'épicéa couchés lors d'une forte tempête en 2018, qui n'est pas reproduite sur le plan PCMI 02A en méconnaissance de l'article R.431-9 du code de l'urbanisme. Cependant, il n'est pas établi que les mentions de la notice sur l'état de la végétation seraient inexactes dès lors que les photographies et les vues aériennes produites sont insuffisantes à démontrer que les grands arbres se trouvant à proximité de la construction autorisée sont implantés sur le terrain d'assiette. En tout état de cause, le pétitionnaire a déclaré dans la notice qu'aucune modification ne serait apportée aux espaces libres, incluant la végétation existante. Dans ces conditions, à la supposer établie, ce qui n'est pas le cas en l'espèce, une erreur sur l'état existant de la végétation ne serait pas de nature à fausser l'appréciation du service instructeur. Enfin, le requérant, qui prétend que le pétitionnaire va supprimer toute la végétation existante, n'apporte pas d'élément de nature à le justifier. Par suite, le moyen doit être écarté.
7. En troisième lieu, il ne ressort pas des pièces du dossier ni de la démonstration du requérant que le document d'insertion constituant la pièce PCMI06 procéderait à une implantation erronée de la construction projetée. A supposer même que ce document soit inexact, il n'est pas de nature à fausser l'appréciation du service instructeur sur les dimensions réelles du bâtiment, qui sont précisément cotées dans les différents plans de façade et de masse de la demande de permis de construire. Par ailleurs, il ne ressort pas des pièces du dossier que les plans des façades sud, ouest et est seraient erronés du seul fait qu'ils n'ont pas été déposés à la même date que celui de la façade nord, ni que le terrain d'assiette serait inexactement désigné dans les photographies lointaine et proche. Par suite, ce moyen doit être écarté.
8. En dernier lieu, la circonstance que la parcelle n°C5218 appartenant au requérant serait présentée de manière erronée comme gravillonnée alors qu'elle est végétalisée n'est pas de nature à avoir faussé l'appréciation de l'administration sur la conformité du projet à la réglementation applicable. Le moyen est par suite inopérant.
En ce qui concerne le moyen tiré des atteintes à la propriété du requérant :
9. Le requérant soutient que le projet autorisé est de nature à lui causer un préjudice du fait des travaux de construction d'une part, dès lors que les matériaux de remblais glisseront inévitablement sur sa propriété, et du fait du projet lui-même d'autre part, dès lors qu'il générera d'importants écoulements d'eau sur sa propriété en raison du talutage créé et de l'artificialisation importante du terrain d'assiette. Ces considérations sont toutefois étrangères au champ du permis de construire, qui est délivré sous la réserve du droit des tiers. Par suite, le moyen tiré de l'atteinte à sa propriété doit être écarté, comme étant inopérant, en toutes ses branches.
En ce qui concerne le moyen tiré de la méconnaissance de l'arrêté de non opposition à déclaration préalable du 17 janvier 2017 :
10. Il ressort des pièces du dossier que le terrain d'assiette a été détaché de la parcelle cadastrée section C n° 02969 par un arrêté de non opposition à déclaration préalable en date du 17 janvier 2017. Le requérant soutient que le projet autorisé ne respecte pas le positionnement et l'angle de l'accès dessiné sur le plan de la déclaration préalable. Toutefois, si le dossier de la déclarante mentionne que le lot créé dispose d'un accès direct sur la route de l'Epine par une flèche apposée sur le plan topographique et de division, l'arrêté du 17 janvier 2017 n'a pas pour objet d'autoriser ni de définir les conditions de l'accès du lot créé à la voie publique, qui relèvent d'un permis de construire. Par suite, le moyen tiré de la discordance entre la déclaration préalable valant division et le permis de construire sur le terrain ainsi divisé, concernant son accès à la voie publique, est inopérant et doit être écarté.
En ce qui concerne l'accès et la voirie :
11. Aux termes de l'article UB 3 du règlement du plan local d'urbanisme relatif à l'accès et à la voirie : " 1. Lorsque le terrain est riverain de deux ou plusieurs voies publiques, l'accès sur celle de ces voies qui présenterait une gêne ou un risque pour la circulation peut être interdit /2. Les accès doivent être adaptés à l'opération et aménagés de façon à apporter la moindre gêne à la circulation publique. Ils doivent permettre de satisfaire les exigences de la sécurité, de la défense contre l'incendie et du déneigement. /3. Les accès directs aux routes nationales, départementales et communales sont réglementés et ne doivent pas porter atteinte à la sécurité publique, ou détériorer les conditions de circulation. Ces mesures de protection pourront conduire à interdire l'accès des parcelles riveraines si aucun aménagement particulier ne peut être réalisé par le pétitionnaire. Les haies en bordure de voies seront interdites si elles portent atteinte à la sécurité ou à la visibilité./ 4. Les voies privées doivent avoir des caractéristiques adaptées aux usages qu'elles supportent ou aux opérations qu'elles doivent desservir. L'emprise minimum de la plate-forme des voies nouvelles privées est de 4 m, une emprise supérieure pourra être imposée selon l'importance de l'opération envisagée. La pente devra permettre l'accès à tous les véhicules et un raccordement aisé sur la voie principale sera exigé (pente de 5 % maximum sur 5 m). Les voies en impasse doivent être aménagées de telle sorte que les véhicules puissent faire demi-tour./ 5. Les accès nouveaux sur la RD 909, la RD 311 et la RD 1212 seront strictement limités. L'utilisation des accès existants sera privilégiée hors agglomération. Lorsqu'une autorisation d'urbanisme a pour effet la création d'un accès nouveau ou la modification des conditions d'utilisation d'un accès existant à une voie publique, son bénéficiaire doit, préalablement à l'exécution des travaux, obtenir de l'autorité gestionnaire de la voie concernée une autorisation d'accès précisant notamment les caractéristiques techniques nécessaires eu égard aux exigences de sécurité routière Cette prescription est également valable lorsque les modifications des conditions d'utilisation d'un accès, ou la création d'un accès, n'impliquent pas une autorisation d'urbanisme. "
12. Il ressort des pièces du dossier que l'accès au terrain d'assiette du projet se fait sur la route communale de l'Epine dont la largeur de 4,30 mètres permet le croisement de deux véhicules, à un endroit où elle est rectiligne, que la vue est dégagée des deux côtés au droit de cet accès et qu'enfin, la route de l'Epine est une voie communale, secondaire, peu employée. Dans ces conditions, et au regard de la nature du projet portant sur la réalisation d'un chalet individuel, la dangerosité alléguée de l'accès et le caractère insuffisant de la voie de desserte ne sont pas démontrés. Par ailleurs, le requérant ne peut utilement se prévaloir de la méconnaissance de l'article UB 3 4e qui n'est pas applicable à la voie interne au projet. Enfin, à supposer même que l'existence d'un accès autre que celui projeté serait démontrée, ce qui n'est pas le cas en l'espèce, l'article UB 3, 5e n'est pas prescriptif mais incitatif de sorte que la branche du moyen tiré de sa méconnaissance est infondée. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UB3 du règlement d'urbanisme doit être écarté en toutes ses branches.
13. Il résulte de toute ce qui précède que le requérant n'est pas fondé à demander l'annulation de l'arrêté du 22 mai 2020.
Sur les frais liés au litige :
14. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de M. C une somme de 1 000 euros à verser à la commune de Combloux et une somme de 1 000 euros à verser à M. A, au titre de leurs frais exposés et non compris dans les dépens, sur le fondement de l'article L.761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er :La requête de M. C est rejetée.
Article 2 :M. C versera une somme de 1 000 euros à la commune de Combloux et une somme de 1 000 euros à M. A au titre des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 :Le surplus des conclusions formées au titre des frais exposés et non compris dans les dépens est rejeté.
Article 3 :Le présent jugement sera notifié à M. B C, à la commune de Combloux et à M. A.
Délibéré après l'audience du 3 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Sauveplane, président,
- Mme Letellier, première conseillère,
- Mme Aubert, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 16 septembre 2024.
La rapporteure,
E. Aubert
Le président,
M. SauveplaneLa greffière,
C. Jasserand
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.