lundi 25 mars 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2006707 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 2ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL BALLALOUD-ALADEL |
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés le 12 novembre 2020 et le 3 novembre 2022, Mme H C, M. F B, Mme J I, représentés par Me Planchet, demandent au tribunal :
1°) d'annuler l'arrêté du 19 mai 2020 par lequel le maire de Veyrier-du-Lac a accordé un permis de construire n° PC 074 299 20 X 0007 à M. et Mme D, ensemble la décision implicite de rejet de leur recours gracieux du 15 juillet 2020 ;
2°) de mettre à la charge solidairement de la commune de Veyrier-du-Lac et de M. et Mme D une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- l'arrêté est entaché d'un vice de procédure dès lors qu'il vise des pièces fournies les 6 et 18 mai qui ne peuvent pas être identifiées et n'ont nécessairement pas pu être analysées et appréciées ni par les services instructeurs, ni par les services techniques préalablement consultés ;
- il méconnaît les dispositions de l'article UB 3 du règlement du plan local d'urbanisme et l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ;
- il méconnaît l'article UB 4 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il méconnaît l'article UB 7 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il méconnaît l'article UB 11 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il méconnaît l'article UB 12 du règlement du plan local d'urbanisme.
Par un mémoire en défense enregistré le 26 janvier 2021, M. E D et Mme G D, représentés par Me Paturat, concluent au rejet de la requête et demandent que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérants en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils font valoir que :
- les requérants n'ont pas d'intérêt pour agir ;
- les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Par un mémoire en défense enregistré le 13 octobre 2022, la commune de Veyrier-du-Lac, représentée par Me Duraz, conclut, à titre principal, au rejet de la requête, à titre subsidiaire, à l'application de l'article L. 600-5 et demande que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérants en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens invoqués ne sont pas fondés.
Un mémoire présenté pour M. et Mme D, enregistré le 7 mars 2024, postérieurement à la clôture d'instruction, n'a pas été communiqué.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Barriol ;
- les conclusions de Mme A ;
- et les observations de Me Planchet, représentant les requérants, de Me Duraz, représentant la commune de Veyrier-du-Lac et de Me Paturat, représentant M. et Mme D.
Considérant ce qui suit :
1. Le 7 février 2020, M. et Mme D ont déposé une demande de permis de construire pour l'édification d'une maison individuelle d'une surface de plancher créée de 276 m2 sur un lot issu d'une division situé au lieudit " Sous les Champs " sur la commune de Veyrier-du-Lac. Par un arrêté du 19 mai 2020, la maire de la commune de Veyrier-du-Lac a délivré le permis de construire. Mme H C, M. F B, Mme J I demandent l'annulation de cet arrêté, ensemble la décision implicite de rejet de leur recours gracieux.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
En ce qui concerne le vice de procédure :
2. Aux termes de l'article A. 424-1 du code de l'urbanisme : " La décision expresse prise sur une demande de permis de construire, d'aménager ou de démolir ou sur une déclaration préalable prend la forme d'un arrêté ". Aux termes de l'article A. 424-2 du code de l'urbanisme : " L'arrêté prévu au premier alinéa de l'article A. 424-1 : / d) Vise les avis recueillis en cours d'instruction et leur sens ".
3. L'arrêté de permis de construire litigieux vise " les pièces fournies les 6 et 18 mai 2020 ". Par un courrier du 4 mars 2020, la commune a demandé la production de pièces complémentaires afin de connaitre notamment la hauteur du muret projeté, de coter les mouvements de terrain, de coter la hauteur du mur en façade Ouest, d'expliquer sur le plan de coupe la signification de la ligne en pointillée rouge, de préciser la couleur de la cour, du chemin d'accès et du muret, de préciser le matériau de l'escalier et d'apporter des précisions sur le formulaire sur la voie et la situation juridique du terrain. Il ne ressort d'aucune pièce du dossier que l'autorité instructrice se soit abstenue d'examiner l'intégralité du dossier de permis de construire tel que complété par ces pièces qui ont été annexées à l'arrêté contesté. En outre, il n'est pas établi et ne ressort aucunement des pièces du dossier que les éléments complémentaires fournis les 6 et 18 mai 2020 auraient été nécessaires aux services concessionnaires des réseaux consultés pour avis dans le cadre de l'instruction du dossier. Dans ces conditions, le moyen tiré du vice de procédure doit être écarté dans toutes ses branches.
En ce qui concerne le risque d'atteinte à la sécurité publique :
4. Aux termes de l'article UB 3 " accès et voirie " du règlement du plan local d'urbanisme : " Les occupations et utilisations du sol peuvent être refusées sur des terrains qui ne seraient pas desservis par des voies publiques ou privées dans des conditions répondant à l'importance ou à la destination de l'immeuble ou de l'ensemble d'immeubles envisagé, et notamment si les caractéristiques de ces voies rendent difficile la circulation ou l'utilisation des engins de lutte contre l'incendie et des engins de déneigement. / Elles peuvent être également refusées si les accès présentent un risque pour la sécurité des usagers des voies publiques ou pour celle des personnes utilisant ces accès. Cette sécurité doit être appréciée compte tenu, notamment de la position de l'accès, des conditions de visibilité, de la configuration, de l'utilisation projetée ainsi que de la nature et de l'intensité du trafic ". Aux termes de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ".
5. La voie de desserte du lot projeté " chemin des Champs " d'une longueur d'environ 70 mètres présente une largeur moyenne d'environ 2,50 mètres et une visibilité suffisante pour la sécurité des usagers alors même qu'elle est dépourvue de trottoir, qu'elle est en pente et en impasse. Eu égard à la largeur moyenne de ce chemin et au faible trafic compte tenu du nombre de constructions desservies, le chemin des champs permet d'assurer une desserte suffisante pour le lot détaché visant à accueillir une seule maison individuelle, au regard notamment des exigences en matière de sécurité et d'accessibilité pour les véhicules de lutte contre l'incendie et de déneigement. L'accès au ténement ne présente pas de difficulté particulière et il n'est pas démontré que la division en litige présenterait un risque pour la sécurité des usagers de la voie publique ou pour celle des piétons l'utilisant. Si l'article UB 3 prévoit que le nombre d'accès sur les voies publiques et en particulier sur les routes départementales 909 et 909 A peut être limité dans l'intérêt de la sécurité, il ne les interdit pas. Enfin, si le commencement des travaux a entrainé un affaissement du chemin des Vignes recouvert de pavés et aurait eu pour conséquence l'apparition de fissures sur la propriété des requérants notamment au niveau des murs d'enceinte et du garage, ces éléments ne relèvent pas de la légalité du permis de construire mais de son exécution alors qu'il ressort du rapport réalisé par le bureau d'étude Equaterre du 17 août 2021 que les travaux devaient débuter par la construction d'un mur de soutènement alors que l'ouvrage n'a pas été étudié ou mis en œuvre. La circonstance que des glissements de terrain se soient produits à proximité du terrain d'assiette du projet n'établit pas que le maire aurait dû mettre en œuvre les dispositions de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme au regard du risque de glissement de terrain. Par suite, eu égard au caractère très limité de la circulation sur le chemin des champs, à son accroissement modeste consécutivement au projet de maison envisagé à la nécessaire prudence des utilisateurs de la voie au regard de sa configuration, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UB 3 du règlement du plan local d'urbanisme de la commune et de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme doit être écarté.
En ce qui concerne les ordures ménagères :
6. Aux termes de l'article UB 4 du règlement : " La réalisation d'une aire de collecte des ordures ménagères en limite du domaine public est obligatoire. Les dimensions de cette aire seront déterminées conformément aux besoins de l'opération et à la réglementation en vigueur ".
7. Il ressort de l'avis favorable de la direction valorisation des déchets du grand Annecy émis le 3 octobre 2022 que le ramassage des déchets est réalisé par apport volontaire route des Pérouzes. Le projet contesté visant à construire une maison individuelle ne nécessitait donc pas la réalisation d'une aire de collecte des ordures ménagères. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UB 4 du règlement doit être écarté.
En ce qui concerne le respect des règles de prospect :
8. Aux termes de l'article R. 151-21 du code de l'urbanisme : " () Dans le cas d'un lotissement ou dans celui de la construction, sur une unité foncière ou sur plusieurs unités foncières contiguës, de plusieurs bâtiments dont le terrain d'assiette doit faire l'objet d'une division en propriété ou en jouissance, l'ensemble du projet est apprécié au regard de la totalité des règles édictées par le plan local d'urbanisme, sauf si le règlement de ce plan s'y oppose. " Il résulte de ces dispositions, applicables notamment aux permis de construire, que si les règles d'un plan local d'urbanisme relatives à l'implantation des constructions par rapport aux limites séparatives s'appliquent à l'ensemble des constructions d'un lotissement dans leurs relations avec les parcelles situées à l'extérieur du périmètre de ce lotissement, elles ne sont pas, sauf prescription contraire du plan, applicables à l'implantation des constructions à l'intérieur de ce périmètre.
9. L'article UB 7 du règlement prévoit que les constructions doivent en tout point de la construction respecter un recul minimum de 4 mètres par rapport aux limites des propriétés voisines à l'exception des débords de toiture dans la limite de 1,20 m.
10. Le terrain d'assiette du projet de construction correspond à l'un des deux lots issus de la division foncière à laquelle le maire de Veyrier-du-Lac ne s'est pas opposé par arrêté du 3 mars 2020. Par ailleurs, il n'est pas contesté que le plan local d'urbanisme communal ne contient aucune prescription s'opposant à l'application des dispositions précitées de l'article R. 151-21 du code de l'urbanisme. Il s'ensuit que la règle de retrait minimal des constructions par rapport aux limites séparatives imposée par l'article UB7 du règlement du plan local d'urbanisme s'apprécie, non par rapport aux limites séparatives de chacun des lots, mais par rapport à celles de l'emprise totale du terrain d'assiette du lotissement. En l'espèce, la construction litigieuse se situe en limite séparative de l'une des parcelles appartenant au même lotissement. Par suite, à supposer même que la distance de 4 mètres ne serait pas respectée entre le balcon de la construction projetée et la limite séparative Sud-Est, cette règle de prospect n'est pas opposable au projet. Dès lors, le moyen est inopérant et doit être écarté.
En ce qui concerne les déblais :
11. Aux termes de l'article UB 11 du règlement : " 11.1 - Implantation et volume : L'implantation, le volume et les proportions des constructions dans tous leurs éléments doivent être déterminés en tenant compte de l'environnement et en s'y intégrant le mieux possible, en particulier par leur adaptation au terrain et par leurs aménagements extérieurs. / A ce titre, les enrochements sont interdits et les murs de soutènement ne devront pas dépasser une hauteur maximale de 1,50 m. / Les mouvements de terrain ne pourront excéder 1,50 m de hauteur en remblais ou en déblais par rapport au terrain naturel avant terrassement. / Les couvertures de piscines indépendantes de la construction principale de plus de 50 cm sont interdites ".
12. D'une part, il ressort tant de la notice que des plans de coupe que les mouvements de terrain n'excèdent pas 1,50 m de hauteur en déblais par rapport au terrain naturel avant terrassement. La circonstance que la construction projetée comprenne une partie enterrée d'une profondeur de plus d'1,50 m est sans incidence. D'autre part, si l'article UB 11 interdit les murs de soutènement de plus d'1,50 m, le projet comporte au Nord deux murs de soutènement inférieurs à la hauteur maximale autorisée et séparés par un redan végétalisé. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UB 11 du règlement doit être écarté.
En ce qui concerne le stationnement :
S'agissant du stationnement des véhicules :
13. L'article UB 12 exige 2 places minimum par logement dont une couverte. Cet article précise que " Le stationnement des véhicules automobiles correspondant aux besoins des constructions et installations doit être assuré en dehors des voies publiques ou de desserte collective ".
14. Il ressort de la notice que le chemin d'accès permet l'accès à un garage et à une place extérieure de 25 m2 chacune. Si le plan de masse matérialise une place de stationnement extérieure sur l'accès, l'article UB 12 ne le prohibe pas dès lors qu'il ne s'agit pas d'une desserte collective.
S'agissant du stationnement des cycles :
15. L'article UB 12 du règlement prévoit pour les constructions à usage d'habitation que les locaux seront couverts et clos et seront intégrés aux constructions principales ou annexes et exige 1,5 m2 minimum par 70 m2 de surface de plancher, sans être inférieur, dans la mesure du possible, à 1,5 m2 par logement, dans la limite de 5 m2.
16. D'une part, en l'espèce, le projet d'une surface de plancher de 276 m2 induit un local de 5 m2, surface maximale prévue (276/70=3,94*1.5=5,9). Si la notice précise que le local à vélo projeté situé dans le garage au RDC alloue 4,5 m2 aux vélos, il ne ressort pas des pièces du dossier qu'une surface supplémentaire de 0,5 m2 soit 5 m2 au total ne pourrait pas être allouée aux vélos compte tenu de la superficie du garage et du fait que l'espace alloué au vélo n'est pas matériellement séparé du garage.
17. D'autre part, les pétitionnaires excipent de l'illégalité de cette disposition relative aux vélos pour les maisons individuelles en se prévalant de l'article L. 151-30 du code de l'urbanisme.
18. L'article L. 151-30 du code de l'urbanisme dispose dans sa rédaction alors applicable que " Lorsque le règlement prévoit des obligations en matière de stationnement des véhicules motorisés, il fixe des obligations suffisantes pour les vélos pour les immeubles d'habitation et de bureaux, dans le respect des conditions prévues à l'article L. 113-18 du code de la construction et de l'habitation ". Or, ce dernier article prévoit entre autre que toute personne qui construit un ensemble d'habitation équipé de places de stationnement individuelles couvertes ou d'accès sécurisé le dote des infrastructures permettant le stationnement sécurisé des vélos.
19. Toutefois, les requérants ne font pas valoir que ce permis méconnaîtrait les dispositions d'urbanisme pertinentes remises en vigueur par l'effet de la déclaration d'illégalité et la seule circonstance que l'article L. 151-30 du code de l'urbanisme impose une surface dédiée aux vélos dans les immeubles d'habitation n'interdit pas aux auteurs du PLU de prévoir également qu'une surface couverte et close leur soient dédiés dans les maisons individuelles quel que soit la pertinence d'une telle disposition. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UB 12 doit être écarté dans toutes ses branches.
20. Il résulte de ce qui précède que les conclusions en annulation de la requête doivent être rejetées.
Sur les frais liés au litige :
21. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune, qui n'est pas la partie perdante dans la présente instance, la somme que les requérants demandent au titre des frais exposés et non compris dans les dépens. Il y a lieu, en revanche, de mettre à la charge des requérants une somme de 1 000 euros à verser tant à la commune de Veyrier-du-Lac qu'à M. et Mme D au titre des frais exposés par eux et non compris dans les dépens.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C et autres est rejetée.
Article 2 :Les requérants verseront à la commune de Veyrier-du-Lac une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 3 :Les requérants verseront à M. et Mme D une somme de 1 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Article 4 :Le présent jugement sera notifié à Mme H C en application des dispositions de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, à M. et Mme D et à la commune de Veyrier-du-Lac.
Délibéré après l'audience du 11 mars 2024, à laquelle siégeaient :
- M. Sauveplane, président,
- Mme Barriol, première conseillère.
- Mme Aubert, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 25 mars 2024.
La rapporteure,
E. Barriol
Le président,
M. SauveplaneLa greffière,
C. Jasserand
La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2006707
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026