vendredi 29 septembre 2023
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2100479 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | DORMIEU |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 25 janvier 2021, M. A B, représenté par Me Dormieu, demande au tribunal :
1°) de condamner l'Etat à lui verser la somme de 15 000 euros en réparation de son préjudice résultant de l'émeute survenue au sein du centre pénitentiaire de Valence le 27 novembre 2016 ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient qu'il est victime d'un stress post-traumatique qui fait suite à une mutinerie qui a eu lieu au centre pénitentiaire de Valence où il était alors incarcéré.
Par un mémoire en défense enregistré le 2 mai 2023, le garde des sceaux, ministre de la justice conclut au rejet de la requête.
Il soutient que :
- le requérant ne démontre pas l'existence d'une faute de nature à engager la responsabilité de l'Etat ;
- il n'établit pas l'existence d'un préjudice direct et certain ;
- subsidiairement, le montant de l'indemnité demandée est excessif.
Par une ordonnance du 2 mai 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 2 juin 2023.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code pénitentiaire ;
- le code de procédure pénale ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Heintz, premier conseiller,
- les conclusions de M. Sportelli, rapporteur public.
Considérant ce qui suit :
1. M. B a été incarcéré au centre pénitentiaire de Valence du 18 octobre 2016 au 5 juillet 2017, où s'est déroulée une mutinerie le 27 novembre 2016. Le 21 septembre 2020, il a adressé à l'administration pénitentiaire une demande d'indemnisation du préjudice moral qu'il aurait subi à la suite de cet évènement. Sa demande a été tacitement rejetée le 21 novembre 2020. M. B demande au tribunal de condamner l'Etat à lui verser la somme de 15 000 euros en réparation de son préjudice.
2. M. B, auquel incombe la charge de prouver l'existence du préjudice moral qu'il invoque, n'établit pas qu'il souffre d'un stress post-traumatique qui serait intervenu à la suite de la mutinerie qui a éclaté au centre pénitentiaire de Valence le 27 novembre 2016. Dans ces conditions, le requérant n'est pas fondé à demander la condamnation de l'Etat au versement d'une indemnité.
3. Il résulte de ce qui précède que la requête de M. B doit être rejetée en toutes ses conclusions.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de M. B est rejetée.
Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. A B et au garde des sceaux, ministre de la justice.
Délibéré après l'audience du 15 septembre 2023, à laquelle siégeaient :
M. L'Hôte, président,
M. Heintz, premier conseiller,
Mme Hunault, première conseillère.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 29 septembre 2023.
Le rapporteur,
M. HEINTZ
Le président,
V. L'HÔTE La greffière,
L. ROUYER
La République mande et ordonne au garde des sceaux, ministre de la justice, en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
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Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
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01/06/2026