Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2100535
vendredi 27 septembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2100535 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 27 janvier 2021, M. A B demande au tribunal d'annuler la décision du 30 novembre 2020 par laquelle le maire de la ville de Grenoble a suspendu sa rémunération du 2 au 13 juin 2020 et du 23 au 27 juin 2020 en raison de ses absences injustifiées.
M. B soutient qu'il avait justifié de ses absences auprès de l'administration de la ville de Grenoble.
Par un mémoire en défense, enregistré le 23 mars 2021, la Commune de Grenoble conclut au non-lieu à statuer.
Elle soutient qu'elle a retiré la décision attaquée et a rétabli M. B dans ses droits.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " les présidents de formation de jugement () peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () ".
2. Un recours pour excès de pouvoir dirigé contre un acte administratif n'a d'autre objet que d'en faire prononcer l'annulation avec effet rétroactif. Si avant que le juge n'ait statué, l'acte attaqué est rapporté par l'autorité compétente et si le retrait ainsi opéré acquiert un caractère définitif, faute d'être critiqué dans le délai du recours contentieux, il emporte alors disparition rétroactive de l'ordonnancement juridique de l'acte contesté, ce qui conduit à ce qu'il n'y ait lieu pour le juge de la légalité de statuer sur le mérite du recours dont il était saisi.
3. Par une décision du 11 février 2021, devenue définitive, la commune de Grenoble a retiré l'arrêté du 30 novembre 2020 par lequel le maire de la ville de Grenoble avait suspendu la rémunération de M. B du 2 au 13 juin 2020 et du 23 au 27 juin 2020 en raison de ses absences injustifiées, objet de la présente instance. En outre, la ville de Grenoble soutient, sans être contredite, avoir rétabli le salaire, les indemnités et la carrière de cet agent pour la période en cause.
Par suite, il n'y a plus lieu à statuer sur les conclusions à fin d'annulation présentées par le requérant.
ORDONNE :
Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de M. B.
Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la commune de Grenoble.
Fait à Grenoble, le 27 septembre 2024.
Le président de la 6ème Chambre,
C. VIAL-PAILLER
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous huissiers de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2100535