LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2102276

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2102276

mardi 17 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2102276
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantCABINET LEGAL PERFORMANCES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 9 avril 2021, et des mémoires enregistrés le 7 juillet 2021 et 18 mai 2022 et 19 novembre 2024, la société à responsabilité limitée (SARL) Alta Mauna et M. D C, représentés par la SELAS LEGA-CITE, demandent au tribunal :

1°) d'annuler, à titre principal, l'arrêté du maire de la commune de Megève en date du 11 février 2021 portant approbation du permis de construire modificatif n° PC 074 173 18 000 61 M06 ; à titre subsidiaire ; d'annuler l'arrêté du 23 juillet 2018 portant approbation du permis de construire n° PC 074 173 18 000 61 ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Megève une somme de 3 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 7 mai 2021, la commune de Megève, représentée par Me Antoine, demande au tribunal :

1°) de rejeter la requête ;

2°) en tout état de cause de condamner solidairement les requérants à lui verser la somme de 3 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense, enregistré le 20 juillet 2021, M. B G A, représenté par Me Planchet, demande au tribunal :

1°) de rejeter la requête ;

2°) en tout état de cause de condamner solidairement les requérants à lui verser la somme de 4 000 euros sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par ordonnance du 22 juin 2023, la clôture d'instruction a été fixée au 7 juillet 2023.

Vu la demande de régularisation adressée le 6 novembre 2024 à la SARL Alta Manua et le mémoire du 19 novembre 2024 en réponse.

Vu la décision attaquée et les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " () les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ().

2. Par un arrêté n° PC n° 741731800061 du 23 juillet 2018, le maire de la commune de Megève a accordé un permis de construire à Mme E pour la réalisation d'un bâtiment à usage d'habitation individuelle, sur un terrain sis lieu-dit Les Perchets Nord cadastré alors section AP n° 215p et 68p et désormais cadastré AP 319 et AP 321, constituant les lots 1 et 3 d'un lotissement autorisé par une déclaration préalable du 2 août 2017, classé en zone UH2 dans le plan local d'urbanisme de la commune. Ce permis de construire a été transféré à M. A par un arrêté

du 25 mars 2019.

3. La société Alta Mauna a demandé au tribunal administratif de Grenoble d'annuler cet arrêté du 23 juillet 2018 n° PC 074 173 18 000 61 ainsi que l'arrêté du 25 mars 2019 portant transfert du permis de construire. Par une ordonnance n° 2205649 du 19 janvier 2023, la présidente de la 2ème chambre du tribunal administratif de Grenoble a rejeté sa demande comme manifestement irrecevable. Par un arrêt n° 23LY00963 du 6 février 2024, la cour administrative d'appel de Lyon a rejeté la requête d'appel de la société Alta Mauna. Par une décision du 25 novembre 2024, le Conseil d'Etat statuant au contentieux n'a pas admis le pourvoi en cassation de la société Alta Mauna. La société Alta Mauna a donc épuisé les voies de recours contre l'arrêté n° PC 074 173 18 000 61 du 23 juillet 2018 qui est devenu définitif.

4. Le 13 janvier 2021, M. A a déposé une nouvelle demande de permis modificatif, ayant principalement pour objet des modifications sur les façades et la rectification d'une erreur sur la surface de plancher déclarée dans le permis initial. Par arrêté n° PC 741731800061 M06 du 11 février 2021, le maire de la commune de Megève a délivré le permis de construire modificatif n°6 demandé et autorisé les modifications au permis de construire initial.

Sur la fin de non-recevoir opposée en défense :

5. D'une part, contrairement à ce qui est soutenu, M. C n'est pas propriétaire d'un chalet d'habitation situé sur la parcelle cadastrée section AP n°290 sise 530 route des Perchet sur la commune de Megève, à proximité immédiate de la parcelle sur laquelle est édifié le chalet de M. A. Aux termes de l'acte notarié du 26 décembre 2017, seule la SARL Alta Mauna est désignée comme propriétaire du bien. Si M. C, qui réside à Lyon, est le gérant de la SARL Alta Mauna, cette seule qualité ne lui donne pas intérêt pour agir contre le permis de construire modificatif n°6.

6. D'autre part, aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L. 261-15 du code de la construction et de l'habitation. Le présent article n'est pas applicable aux décisions contestées par le pétitionnaire ".

7. Il résulte de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme qu'il appartient, en particulier, à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire, de démolir ou d'aménager, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Lorsque le requérant, sans avoir contesté le permis initial ou après avoir épuisé les voies de recours contre le permis initial, ainsi devenu définitif, forme un recours contre un permis de construire modificatif, son intérêt pour agir doit être apprécié au regard de la portée des modifications apportées par le permis modificatif au projet de construction initialement autorisé.

8. Lorsque le requérant, sans avoir contesté le permis initial ou après avoir épuisé les voies de recours contre le permis initial, ainsi devenu définitif, forme un recours contre un permis de construire modificatif, son intérêt pour agir doit être apprécié au regard de la portée des modifications apportées par le permis modificatif au projet de construction initialement autorisé.

9. Le permis de construire initial du projet, consistait en la construction d'un chalet de grandes dimensions - plus de 800 m² de surface de plancher, une emprise au sol de 400 m² et une hauteur de 13 mètres. Le permis de construire modificatif n° 6 a pour objet d'augmenter le nombre global d'ouvertures, de supprimer des escaliers extérieurs, de fermer un balcon en encorbellement, d'en déplacer un autre, de modifier des déblais et remblais, de changer certains éléments de menuiserie. La hauteur et le gabarit du projet restent aussi strictement identiques au projet initial et la réduction de la surface de plancher de 948,30 à 847,84 provient de la rectification d'une erreur de calcul initiale correspondant à la surface du garage.

10. Pour justifier de son intérêt à agir contre le permis de construire modificatif n°6, la SARL Alta Mauna, voisine immédiate du projet, soutient que ces modifications se situent principalement du côté de sapropriété et que l'aspect de la construction qui en résultera accroîtra encore l'impression de hauteur et le caractère imposant de ce chalet.

11. Cependant, le permis de construire modificatif ne modifie ni la destination de la construction, ni son implantation, ni ses dimensions principales. Ses griefs portent d'ailleurs essentiellement sur les caractéristiques du projet tel qu'il a été autorisé initialement. Elle n'établit donc pas une atteinte à ses conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qui serait suffisante pour caractériser son intérêt pour agir. Enfin, les conditions d'exécution du projet et les nuisances alléguées entrainées par les travaux de construction ne sauraient pas davantage lui conférer un intérêt pour agir au sens des dispositions précitées.

12. Il résulte de ce qui précède que la requête de la SARL Alta Mauna et M. C est irrecevable et peut être rejetée par ordonnance sur le fondement du 4° de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Sur les frais du procès :

13. Il y a lieu de mettre à la charge de la SARL Alta Mauna et M. C, partie perdante, la somme de 1 500 euros à verser à la commune de Megève et la somme de 1 500 euros à M. A en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er :La requête de la SARL Alta Mauna et M. C est rejetée.

Article 2 :La SARL Alta Mauna et M. C verseront la somme de 1 500 euros à la commune de Megève et la somme de 1 500 euros à M. A en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Article 2 :La présente ordonnance sera notifiée à la SARL Alta Mauna en application des dispositions de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, à la commune de Megève, à M. B F A.

Fait à Grenoble, le 17 décembre 2024.

Le président de la 2ème chambre,

Mathieu Sauveplane

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions