vendredi 5 avril 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2103416 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Formation | 5ème Chambre |
| Avocat requérant | VIGNERON |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 26 mai 2021, M. B A, représenté par Me Vigneron, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision du 18 mai 2021 par laquelle le préfet de l'Isère a refusé d'enregistrer sa demande de titre de séjour ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Isère d'enregistrer sa demande de titre et de lui remettre un récépissé avec autorisation de travail dans un délai de deux jours à compter de la notification du jugement à intervenir, sous astreinte de 200 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat au profit de son conseil une somme de 1 200 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Par un mémoire en défense, enregistré le 8 mars 2024, le préfet de l'Isère conclut au non-lieu à statuer sur la requête de M. A.
Par un mémoire enregistré le 15 mars 2024, M. A déclare se désister de ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction mais maintenir celles présentées sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 26 août 2021.
Vu les autres pièces du dossier ;
Vu :
- les pièces du dossier ;
- la loi n° 91-647 du 10 juillet 1991 ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
La rapporteure publique a été dispensée sur sa demande de de prononcer ses conclusions à l'audience publique.
Le rapport de M. Wyss a été entendu au cours de l'audience publique, les parties n'étant ni présentes ni représentées.
Considérant ce qui suit :
1. Par un mémoire enregistré le 15 mars 2024, M. A déclare se désister de ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction. Ce désistement est pur et simple et rien ne s'oppose à ce qu'il lui en soit donné acte.
2. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées au titre de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte à M. A de son désistement de ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction.
Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A, à Me Vigneron et au préfet de l'Isère.
Délibéré après l'audience du 19 mars 2024, à laquelle siégeaient :
M. Wyss, président,
Mme Holzem, première conseillère,
Mme Naillon, conseillère,
Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 avril 2024.
Le président rapporteur,
J. P. Wyss
L'assesseur le plus ancien dans l'ordre du tableau,
J. HolzemLe greffier,
P. Muller
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2604347
Le Tribunal Administratif de Bordeaux a rejeté la requête en référé suspension de M. A..., ressortissant béninois, contre un arrêté préfectoral refusant le renouvellement de son titre de séjour étudiant et l'obligeant à quitter le territoire. Concernant l'obligation de quitter le territoire, le juge a jugé les conclusions irrecevables en raison de l'existence d'une procédure spéciale de recours suspensif prévue à l'article L. 722-7 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile. Sur le refus de séjour, la condition d'urgence n'étant pas contestée, le juge a estimé qu'aucun des moyens soulevés, notamment le défaut d'examen particulier et la méconnaissance de l'article L. 422-1 du même code, n'était propre à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision. La requête a donc été rejetée dans son intégralité.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Bordeaux — N° TA33-2604358
Le Tribunal Administratif de Bordeaux, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de la décision de rupture de contrat de Mme B... prise par le maire de Léognan. Le juge a relevé que la requérante n'avait pas introduit de requête distincte en annulation, rendant ses conclusions à fin de suspension manifestement irrecevables. Par ailleurs, il a estimé que l'urgence n'était pas caractérisée, l'agent en période d'essai ne bénéficiant pas d'un droit à la poursuite de son contrat et son absence non justifiée à l'entretien préalable ne permettant pas de retenir un préjudice grave et immédiat.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2602937
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la décision du ministre de l’intérieur du 26 mars 2026 informant M. A... de la perte de validité de son permis de conduire. La requête a été jugée irrecevable car M. A... n’avait pas déposé de recours en annulation parallèle, condition prévue à l’article L. 521-1 du code de justice administrative. À titre subsidiaire, le juge a estimé que le moyen tiré de ce que les infractions auraient été commises par son fils n’était pas de nature à créer un doute sérieux sur la légalité de la décision, la réalité des infractions étant établie par le paiement des amendes forfaitaires conformément à l’article L. 223-1 du code de la route.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Montpellier — N° TA34-2604046
Le Tribunal administratif de Montpellier, statuant en référé, a rejeté la demande de Mme B... qui sollicitait la suspension de saisies administratives à tiers détenteur émises pour le recouvrement de taxes foncières. La requérante invoquait l'urgence en raison de sa faible pension de retraite et un doute sérieux sur la légalité des saisies, notamment pour non-exigibilité d'une partie de la créance. Le juge a estimé que la condition d'urgence n'était pas remplie, faute pour Mme B... de justifier de conséquences graves liées à l'exécution des saisies. La requête a été rejetée sur le fondement de l'article L. 522-3 du code de justice administrative.
01/06/2026