Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2103513

mardi 19 mars 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2103513
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantHOURLIER

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 31 mai 2021, Mme A, représentée par Me Hourlier demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision du 31 mars 2021 par laquelle la Directrice du centre pénitentiaire d'Aiton a refusé son placement en congé pour invalidité temporaire imputable au service et l'a placée en congé de maladie ordinaire ;

2°) d'annuler par voie de conséquence la décision du 5 mai 2021 prolongeant le placement en congé de maladie ordinaire ;

3°) d'enjoindre à la directrice du centre pénitentiaire d'Aiton de faire droit à sa demande de placement en congé pour invalidité temporaire imputable au service à compter du 12 mars 2021 ;

4°) de condamner l'État à lui verser la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du Code de justice administrative.

Par un mémoire en défense enregistré le 12 janvier 2024, le ministre de la justice conclut au rejet de la requête.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R.222-1 du code de justice administrative : " les présidents de formation de jugement des tribunaux peuvent, par ordonnance : 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; ( ) 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L.761-1 ou la charge des dépens. ".

2. Il ressort des pièces non contestées du dossier que le ministre de la justice a retiré les décisions en litige en plaçant l'intéressée en congé de maladie à plein traitement à compter du 11 mars 2021 et jusqu'au 8 février 2022, Mme A ayant quitté ses fonctions le 17 mars 2022. Aucun des sept arrêtés successifs ne se réfère à l'ordonnance de référé n° 2103514 du 22 juin 2021. Le retrait de la décision en litige a dès lors acquis un caractère définitif et il n'y a plus lieu de statuer sur les conclusions en annulation et en injonction qui ont perdu leur objet.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Mme A présentées au titre des dispositions de l'article L 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions de Mme A.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A et au ministre de la justice.

Fait à Grenoble, le 19 mars 2024.

La présidente de la 3ème chambre,

A. Triolet

La République mande et ordonne au ministre de la justice en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.