vendredi 21 février 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2200992 |
| Type | Décision |
| Recours | Plein contentieux |
| Publication | C |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | SCP ARBOR TOURNOUD & ASSOCIES |
Vu les procédures suivantes :
I - Par une requête et un mémoire, enregistrés sous le n° 2200992, le 15 février 2022 et le 6 mars 2023, M. B A, représenté par la SELARL Arbor, Tournoud et associés, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge de la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu à laquelle il a été assujetti au titre de l'année 2016 et des pénalités correspondantes ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 400 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient que :
- les virements bancaires effectués par la SARL Ro-Ma Diffusion à la société JA Sport à hauteur de 17 500 euros ne peuvent être qualifiés de distribution occulte ;
- cette somme a été inscrite au crédit de son compte courant d'associé le 1er janvier 2018, il ne peut en conséquence être imposé sur cette somme au titre de l'année 2016 sans que l'administration méconnaisse le principe d'annualité de l'impôt ;
- les pénalités pour manquement délibéré ne sont pas motivées ;
- elles ne sont pas fondées dès lors qu'il n'a pas été bénéficiaire de revenus distribués et que l'administration ne démontre pas sa mauvaise foi.
Par un mémoire en défense enregistré le 5 juillet 2022, le directeur départemental des finances publiques de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
II - Par une requête et un mémoire, enregistrés sous le n° 2302077, le 28 mars 2023 et le 7 mars 2024, M. B A, représenté par la SELARL Arbor, Tournoud et associés, demande au tribunal :
1°) de prononcer la décharge des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquelles il elle a été assujettie au titre des années 2017 et 2018 et des pénalités correspondantes ;
2°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 2 400 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il soutient, dans le dernier état de ses écritures, que :
- le service ne pouvait se fonder sur un double fondement légal au titre du 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts et du c de l'article 111 de ce code pour caractériser l'existence de revenus distribués sans méconnaitre l'obligation de motivation prévue par l'article L. 57 du livre des procédures fiscales ;
- s'agissant du rehaussement de 9 000 euros correspondant à la somme inscrite au crédit de son compte courant d'associé dans les comptes de la société JA Sport, cette somme ne peut être qualifiée de revenus distribués que ce soit au regard des dispositions du c de l'article 111 du code général des impôts ou de celles du 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts ;
- s'agissant du rehaussement de 50 768 euros correspondant à la somme inscrite au crédit de son compte courant d'associé dans les comptes de la société Equip Clubs, cette somme n'a pas été mise à sa disposition dès lors que la situation de sa trésorerie rendait tout décaissement impossible ;
- les prélèvement sociaux résultant du rehaussement de 9 000 euros n'étaient imposables qu'au titre de l'année 2019, soit à la date de décaissement de la somme, et non au titre de l'année 2018, date de l'inscription de la somme au crédit de son compte courant d'associé ;
- les pénalités pour manquement délibéré ne sont pas motivées ;
- elles ne sont pas fondées dès lors qu'elles sont motivées uniquement au regard de son comportement lors du contrôle.
Par un mémoire en défense enregistré le 30 mai 2023, le directeur départemental des finances publiques de l'Isère conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que les moyens soulevés par le requérant ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code général des impôts et le livre des procédures fiscales ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Ruocco-Nardo, rapporteur,
- les conclusions de Mme Bourion, rapporteure publique,
- et les observations de Me Hakkar, représentant M. A.
Considérant ce qui suit :
1. M. A, gérant de la SARL Ro-Ma Diffusion qui réalise des prestations de représentation commerciale d'équipementiers sportifs et qui a fait l'objet d'une vérification de comptabilité portant sur la période du 1er janvier 2016 au 31 juillet 2019, s'est vu notifier, par une proposition de rectification du 19 décembre 2019, au titre de l'année 2016, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, ainsi que des pénalités pour manquement délibéré pour un montant total de 57 224 euros. En réponse aux observations écrites du 14 février 2020 de M. et Mme A, le service a partiellement maintenu les rectifications par un courrier du 7 août 2020. Le 31 décembre 2020, une somme totale de 43 571 euros a été mise en recouvrement. Consécutivement à la réclamation du 13 janvier 2021, l'administration fiscale a accordé à M. et Mme A un dégrèvement partiel à hauteur de 34 760 euros et a rejeté le surplus de la réclamation.
2. Par une proposition de rectification du 4 juin 2021, le service a notifié à M. et Mme A, d'une part, au titre de l'année 2017, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, ainsi que des pénalités pour un montant total de 32 064 euros et, d'autre part, au titre de l'année 2018, des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux, ainsi que des pénalités pour un montant total de 34 548 euros. Le service, par un courrier du 9 septembre 2021, a maintenu l'ensemble des rectifications en réponse aux observations de M. et Mme A du 28 juin et du 15 juillet 2021. Ces sommes ont été mises en recouvrement le 31 décembre 2021. Consécutivement à la réclamation du 21 janvier 2022, le service a accordé à M. et Mme A un dégrèvement partiel, pour l'année 2017, à hauteur de 31 265 euros et a rejeté le surplus de la réclamation.
3. Par les présentes requêtes, M. A demande, d'une part, au titre de l'année 2016, la décharge de la cotisation supplémentaire d'impôt sur le revenu à laquelle il a été assujetti et des pénalités correspondantes restant à sa charge et, d'autre part, la décharge des suppléments d'impôt sur le revenu et de prélèvements sociaux auxquels il a été assujetti au titre des années 2017 et 2018 et des pénalités correspondantes.
4. Les requêtes susvisées, qui concernent le même contribuable, ont fait l'objet d'une instruction commune. Dès lors, il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
Sur la procédure d'imposition :
5. Aux termes de l'article L. 57 du livre des procédures fiscales : " L'administration adresse au contribuable une proposition de rectification qui doit être motivée de manière à lui permettre de formuler ses observations ou de faire connaître son acceptation ". Il résulte de ces dispositions que pour être régulière une proposition de rectification doit comporter la désignation de l'impôt concerné, de l'année d'imposition, de la base d'imposition et énoncer les motifs sur lesquels l'administration entend se fonder pour justifier les redressements envisagés, de façon à permettre au contribuable de formuler utilement ses observations.
6. Il résulte de l'examen de la proposition de rectification du 4 juin 2021 que celle-ci indique les motifs et le montant des rehaussements envisagés, leur fondement légal et la catégorie de revenus dans laquelle ils étaient opérés, ainsi que les années d'imposition concernées. Si elle indique que M. A est bénéficiaire, au titre de l'année 2018, de revenus distribués sur le double fondement du 2° du 1 de l'article 109 et du c de l'article 111 du code général des impôts, cette circonstance est sans incidence sur la régularité de la motivation de la proposition de rectification.
Sur le bien-fondé des cotisations supplémentaires d'impôt sur le revenu :
7. D'une part, aux termes de l'article 109 du code général des impôts : " 1. Sont considérés comme revenus distribués : / () 2° Toutes les sommes ou valeurs mises à la disposition des associés, actionnaires ou porteurs de parts et non prélevées sur les bénéfices () ". Les sommes inscrites au crédit d'un compte courant d'associé ont, sauf preuve contraire apportée par l'associé titulaire du compte, le caractère de revenus imposables dans la catégorie des revenus de capitaux mobiliers.
8. D'autre part, aux termes de l'article 111 du code général des impôts : " Sont notamment considérés comme revenus distribués : / () / c. Les rémunérations et avantages occultes ".
En ce qui concerne l'année 2016 :
9. La SARL Ro-Ma Diffusion, gérée par M. A, a procédé à trois virements bancaires les 31 mai, 4 avril et 6 juillet 2016, d'un montant total de 17 500 euros, au profit de la SAS JA Sports dans laquelle M. A détenait 40 % des parts. Cette somme a été inscrite, par la suite, au crédit du compte courant d'associé de M. A dans la comptabilité de la SAS JA Sports au cours de l'année 2016.
10. En premier lieu, il résulte de la proposition de rectification du 19 décembre 2019 et de la réponse aux observations du contribuable du 7 août 2020 que le service a considéré, dans un premier temps sur le fondement du c de l'article 111 du code général des impôts, d'une part, que les sommes versées à la SAS JA Sports correspondaient à des prêts non justifiés de la SARL Ro-Ma Diffusion et, d'autre part, que M. A avait bénéficié de cette distribution occulte en tant que maître de l'affaire de la SARL Ro-Ma Diffusion. Toutefois, dans le rejet de la réclamation du 30 décembre 2021, cette position ayant été confirmée dans le mémoire en défense, le service s'est fondé sur une autre base légale pour justifier cette rectification, à savoir les dispositions du 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts, en considérant que M. A avait bénéficié de ce revenu en tant qu'associé de la SAS JA Sports dès lors que cette somme avait été inscrite au crédit de son compte courant d'associée en 2016. Le requérant ne conteste pas que cette somme puisse être qualifiée de revenu distribué au sens du 2° du 1 de l'article 109 du code général des impôts. Par suite, il ne peut utilement se prévaloir de ce que cette somme ne saurait être qualifiée de distribution occulte, ni de ce que le bénéficiaire de cette somme serait la SAS JA Sports et non lui-même.
11. En second lieu, si le requérant soutient que le service ne saurait imposer ce revenu au titre de l'année 2016 dès lors que les extraits de compte de la SAS JA Sports attestent de ce que la somme correspondante a été inscrite au crédit de son compte courant le 1er janvier 2018, il résulte du courriel adressé à l'administration par le cabinet d'expertise comptable de la SAS JA Sports, versé en défense, que ces écritures passées au 1er janvier 2018 ne constituaient qu'une régularisation de la non-inscription de la somme au cours de l'exercice 2016. C'est donc à bon droit que ce revenu a été imposé au titre de l'année 2016.
En ce qui concerne l'année 2018 :
S'agissant du rehaussement de 9 000 euros correspondant à la somme inscrite au crédit du compte courant d'associé dans la société JA Sport :
12. En premier lieu, il résulte de l'instruction qu'une somme de 9 000 euros a été inscrite, le 6 juin 2018, au crédit du compte courant d'associé de M. A au sein de la société JA Sport, dont il détenait 40 % des parts. Si le requérant soutient qu'il lui était impossible de décaisser les sommes en raison de la situation de trésorerie de la société JA Sport, cette allégation imprécise n'est assortie d'aucune pièce justificative. Au surplus, cette somme a été décaissée par le requérant le 23 octobre 2019. Par suite, c'est à bon droit, que le service a prononcé le présent rehaussement sur le fondement des dispositions citées au point 7.
13. En second lieu, la circonstance, à la supposer établie, que cette somme n'était pas imposable au titre du c de l'article 111 du code général des impôts est sans incidence sur le bien-fondé du rehaussement au regard de ce qui est relevé au point précédent.
S'agissant du rehaussement de 50 768 euros correspondant à la somme inscrite au crédit du compte courant d'associé dans la société Equip Clubs :
14. Il résulte de l'instruction qu'une somme de 50 768 euros a été inscrite au crédit du compte courant d'associé de M. A au sein de la société Equip Clubs, dont il détenait 100 % des parts, le 31 décembre 2018. Si le requérant soutient que cette somme ne pouvait être mise à sa disposition dès lors que la situation de la trésorerie de société Equip Clubs rendait tout décaissement impossible ainsi qu'en attesteraient des relevés bancaires établis au 31 décembre 2018, ce dernier ne les verse pas à l'instance. En outre, cette circonstance ne saurait, à elle seule, établir que cette somme ne pouvait être mise à sa disposition de M. A sur l'ensemble de l'année d'imposition. Par suite, c'est à bon droit que le service a prononcé le présent rehaussement sur le fondement des dispositions citées au point 7.
Sur les suppléments de prélèvements sociaux au titre de l'année 2018 :
15. Il résulte de l'instruction, ainsi qu'il a été dit au point 12, que la somme de 9 000 euros a été inscrite au crédit du compte courant d'associé de M. A dans les écritures de la société JA Sport en 2018. Quand bien même cette somme n'a été décaissée au profit de l'intéressé qu'en 2019, la seule inscription au crédit de son compte courant d'associé suffisait à la rendre disponible. Par suite, c'est à bon droit que l'administration a soumis la somme en litige aux prélèvements sociaux au titre de l'année 2018 et non en 2019.
Sur les pénalités :
En ce qui concerne l'année 2016 :
16. Aux termes du premier alinéa de l'article L. 80 D du livre des procédures fiscales : " Les décisions mettant à la charge des contribuables des sanctions fiscales sont motivées au sens des articles L. 211-2 à L. 211-7 du code des relations entre le public et l'administration, quand un document ou une décision adressés au plus tard lors de la notification du titre exécutoire ou de son extrait en a porté la motivation à la connaissance du contribuable ". En vertu de l'article 1729 du code général des impôts, les inexactitudes ou les omissions relevées dans une déclaration ou un acte comportant l'indication d'éléments à retenir pour l'assiette ou la liquidation de l'impôt entraînent l'application d'une majoration de 40 % lorsque le contribuable a délibérément entendu se soustraire à l'impôt. Aux termes de l'article L. 195 A du livre des procédures fiscales : " En cas de contestation des pénalités fiscales appliquées à un contribuable au titre des impôts directs (), la preuve de la mauvaise foi () incombe à l'administration ".
17. En se bornant à relever, d'une part, dans la proposition de rectification du 19 décembre 2019, que M. A ne pouvait ignorer avoir bénéficié de revenus distribués par la SARL Ro-Ma Diffusion alors que la société distributrice est en réalité la SAS JA Sports et, d'autre part, dans le rejet de la réclamation du 30 décembre 2021, que M. A a délibérément appréhendé la somme de 17 500 euros par une inscription au crédit de son compte courant d'associé en méconnaissance d'une convention conclue entre la SARL Ro-Ma Diffusion et la société Macron SPA, le service ne justifie pas de l'intention délibérée du requérant d'éluder l'impôt. Ainsi, M. A est fondé à demander la décharge de la majoration prononcée pour l'année 2016.
En ce qui concerne l'année 2018 :
18. En relevant dans la proposition de rectification du 4 juin 2021, au regard des dispositions de l'article 1729 du code général des impôts, que M. A avait omis de déclarer les différents revenus distribués dont il a bénéficié en tant qu'associé ou gérant, l'administration a satisfait aux obligations de l'article L. 80 D du livre des procédures fiscales. Par ces mêmes éléments, elle établit l'intention du requérant d'éluder l'impôt. Dès lors, la circonstance qu'elle se soit également fondée sur des éléments tirés du comportement du contribuable ne saurait faire obstacle à la caractérisation du manquement délibéré. Ainsi et dès lors que les rehaussements au titre de l'impôt sur le revenu pour l'année 2018 sont fondés, c'est à bon droit qu'elle a prononcé la majoration en cause.
19. Il résulte de tout ce qui précède que M. A est fondé à demander la décharge de la pénalité prononcée au titre de l'année 2016. En revanche, le surplus des conclusions aux fins de décharge doit être rejeté.
20. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge l'Etat la somme demandée par M. A sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : M. A est déchargé de la pénalité de l'article 1729 du code général des impôts prononcée au titre de l'année 2016.
Article 2 : Le surplus des requêtes est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. B A et au directeur départemental des finances publiques de l'Isère.
Délibéré après l'audience du 7 février 2025, à laquelle siégeaient :
M. L'Hôte, président,
M. Lefebvre, premier conseiller,
M. Ruocco-Nardo, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 21 février 2025.
Le rapporteur,
T. RUOCCO-NARDO
Le président,
V. L'HÔTE
La greffière,
L. ROUYER
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2, 2302077
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110
Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609
Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163
Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.
01/06/2026