Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2201229

jeudi 3 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2201229
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Formation1ère Chambre
Avocat requérantSCP CDMF - AVOCATS AFFAIRES PUBLIQUES

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. et Mme C, qui demandaient l'annulation d'un permis de construire délivré par le maire de Voreppe à la société Katrimmo Developpement pour un ensemble de 72 logements. Le tribunal a écarté l'ensemble des moyens soulevés, notamment celui tiré de l'incompétence du signataire, en jugeant que l'adjoint au maire disposait d'une délégation régulière. La décision s'appuie sur les dispositions du code de l'urbanisme, en particulier les articles R. 423-50 et R. 423-53, pour écarter le moyen relatif au dossier de permis de construire.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés les 25 février et 8 novembre 2022, M. B C et Mme A C, représentés par Me Manhes, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté du 10 septembre 2021 par lequel le maire de la commune de Voreppe a accordé à la société Katrimmo Developpement un permis de construire de soixante-douze logements, ensemble la décision implicite de rejet de leur recours gracieux contre ce permis ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Voreppe une somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Ils soutiennent que :

-l'arrêté est signé par une autorité incompétente à défaut de produire une délégation ;

-le dossier de permis de construire est incomplet et méconnaît l'article R. 423-50 du code de l'urbanisme ;

- la prescription relative au raccordement au réseau d'eaux usées est illégal et méconnaît l'article UC 3 du règlement du plan local d'urbanisme ; le maire aurait dû faire usage de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme ;

-la prescription relative au raccordement au réseau électrique est illégal et méconnaît les dispositions de l'article L. 332-15 du code de l'urbanisme ;

-le projet de construction méconnaît les dispositions de l'article UC 3 du règlement du PLU et l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme ;

- il méconnaît les dispositions de l'article UC 13 du règlement du plan local d'urbanisme ;

- il méconnaît les dispositions de l'article R. 431-13 du code de l'urbanisme ;

-il méconnaît les prescriptions posées par le service des ordures ménagères.

Par un mémoire en défense enregistré le 21 février 2023, la commune de Voreppe, représentée par la SELARL CDMF-avocats affaires publiques, agissant par Me Poncin conclut au rejet de la requête ou à titre subsidiaire à l'application des articles L. 600-5-1 ou L. 600-5 du code de l'urbanisme et demande que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérants en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens invoqués ne sont pas fondés.

Par des mémoires en défense enregistrés le 24 juin 2022 et le 6 décembre 2022, la SAS Katrimmo Developpement, représentée par Me Bornard, conclut au rejet de la requête et demande que la somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérants en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que les moyens invoqués ne sont pas fondés.

Par un courrier du 12 septembre 2024, le tribunal a informé les parties qu'il était susceptible de surseoir à statuer au titre de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme afin de permettre la régularisation d'un vice affectant la légalité de l'acte attaqué et les a invitées à présenter leurs observations.

Par un mémoire du 16 septembre 2024, la commune de Voreppe a présenté des observations sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.

Par un mémoire du 16 septembre 2024, la SAS Katrimmo Developpement a présenté des observations sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Ont été entendus au cours de l'audience publique :

- le rapport de Mme Barriol ;

- les conclusions de Mme Paillet-Augey, rapporteure publique ;

- et les observations de Me Gerin pour les requérants, de Me Poncin pour la commune de Voreppe, et de Me Le Priol pour la SAS Katrimmo Developpement.

Considérant ce qui suit :

1. Le 28 mai 2021, la SAS Katrimmo Developpement a déposé une demande de permis de construire de six bâtiments regroupant soixante-douze logements d'une surface de plancher créée de 5 457 m2, sur des parcelles cadastrées section AP n° 670, 635 et 671 situées avenue Honoré de Balzac sur la commune de Voreppe. Par un arrêté du 10 septembre 2021, l'adjoint au maire de Voreppe a délivré le permis de construire sollicité. Par un recours gracieux du 27 octobre 2021, les époux C en ont sollicité le retrait. Ils demandent l'annulation de l'arrêté du 10 septembre 2021 et de la décision implicite de rejet de leur recours gracieux.

Sur les conclusions à fin d'annulation :

En ce qui concerne le signataire de l'acte contesté :

2. L'arrêté litigieux a été signé par M. D E, adjoint chargé de l'urbanisme, de l'aménagement et des nouvelles technologies qui disposait d'une délégation de fonctions et de signature dans le domaine de l'urbanisme du 2 juin 2020, régulièrement publiée au recueil des actes de la commune et transmise au contrôle de légalité le 4 juin 2020. Le moyen tiré de l'incompétence du signataire de l'arrêté doit donc être écarté.

En ce qui concerne le dossier de permis de construire :

3. D'une part, aux termes de l'article R. 423-50 du code de l'urbanisme : " L'autorité compétente recueille auprès des personnes publiques, services ou commissions intéressés par le projet, les accords, avis ou décisions prévus par les lois ou règlements en vigueur ". Aux termes de l'article R. 423-53 du même code : " Lorsque le projet aurait pour effet la création ou la modification d'un accès à une voie publique dont la gestion ne relève pas de l'autorité compétente pour délivrer le permis, celle-ci consulte l'autorité ou le service gestionnaire de cette voie, sauf lorsque le plan local d'urbanisme ou le document d'urbanisme en tenant lieu réglemente de façon particulière les conditions d'accès à ladite voie ".

4. D'autre part, l'article 5 du règlement de voirie départemental du conseil général de l'Isère dispose qu'en " agglomération, le Président du Conseil général exerce les pouvoirs de police de la conservation du domaine public routier et le Maire dispose des pouvoirs de police de la circulation l'obligeant à assurer la sûreté et la commodité de la circulation notamment ". Aux termes de l'article 20.1 dudit règlement : " 20.1 En agglomération/ Le maire délivre l'autorisation d'accès afin d'assurer une cohérence avec ses pouvoirs de police et ses règlements d'urbanisme ".

5. Il résulte des dispositions de l'article R. 423-53 du code de l'urbanisme que lorsque le projet, comme en l'espèce, a pour effet de créer deux accès à une voie publique, l'autorité compétente pour autoriser ces accès n'est tenue de consulter le service gestionnaire de cette voie que si cette autorité ne se confond pas avec celle qui délivre le permis de construire.

6. En l'espèce, il n'est pas contesté que l'avenue Honoré de Balzac est une route départementale située à l'intérieur des limites de l'agglomération de la commune de Voreppe. Or, l'article 20.1 du règlement de voirie du conseil général de l'Isère prévoit que le maire délivre l'autorisation d'accès. Dans ces conditions, le projet qui prévoit la création de deux accès sur la route départementale D520A ne nécessitait pas la consultation du département de l'Isère.

En ce qui concerne l'assainissement collectif :

7. En premier lieu, l'article UC 3 du règlement du plan local d'urbanisme concerne les conditions de desserte des terrains par les voies publiques ou privées et d'accès aux voies ouvertes au public et non les modalités de raccordement à l'assainissement collectif. Par suite, M. et Mme C ne peuvent utilement se prévaloir de la méconnaissance de cet article.

8. En second lieu, aux termes de l'article L. 111-11 du code de l'urbanisme : " Lorsque, compte tenu de la destination de la construction ou de l'aménagement projeté, des travaux portant sur les réseaux publics de distribution d'eau, d'assainissement ou de distribution d'électricité sont nécessaires pour assurer la desserte du projet, le permis de construire ou d'aménager ne peut être accordé si l'autorité compétente n'est pas en mesure d'indiquer dans quel délai et par quelle collectivité publique ou par quel concessionnaire de service public ces travaux doivent être exécutés [] ".

9. En l'espèce, l'avis du service eau et assainissement de la communauté d'agglomération du Pays voironnais émis le 28 juillet 2021, annexé au permis de construire accordé, indique que le projet est desservi par le réseau d'eau public d'eaux usées, que la configuration actuelle ne permet pas la collecte des effluents d'un tel projet mais que des travaux de redimensionnement du réseau sous l'avenue Honoré de Balzac sont inscrits dans la programmation de travaux et seront réalisés au plus tard le 1er janvier 2023. En outre, l'arrêté comporte une prescription sur ce point indiquant que des travaux de redimensionnement des réseaux sont inscrits dans la programmation des travaux et que le demandeur est invité à se rapprocher du gestionnaire pour la date de réalisation. Ainsi, alors que ces travaux sont programmés de manière certaine et à brève échéance, le moyen tiré de ce que la prescription du permis de construire au raccordement au réseau d'eaux usées est illégal doit être écarté.

En ce qui concerne le raccordement au réseau d'électricité :

10. Aux termes de l'article L. 332-15 du code de l'urbanisme : " L'autorité qui délivre l'autorisation de construire, d'aménager, ou de lotir exige, en tant que de besoin, du bénéficiaire de celle-ci la réalisation et le financement de tous travaux nécessaires à la viabilité et à l'équipement de la construction, du terrain aménagé ou du lotissement, notamment en ce qui concerne la voirie, l'alimentation en eau, gaz et électricité, les réseaux de télécommunication, l'évacuation et le traitement des eaux et matières usées, l'éclairage, les aires de stationnement, les espaces collectifs, les aires de jeux et les espaces plantés.() ".

11. Il ressort de l'avis Enedis du 28 juillet 2021 que l'opération nécessite la création d'un " poste de distribution publique ". L'arrêté litigieux comporte une prescription selon laquelle la création " d'un poste de distribution publique " sera à la charge du demandeur. D'une part, il n'est pas établi que cet équipement excède par ses caractéristiques le seul besoin du projet de soixante-douze logements quelle que soit la dénomination utilisée par Enedis. D'autre part, les prescriptions relatives aux participations aux financements d'équipements ne peuvent pas être contestées par les tiers et sont sans incidence sur la légalité du permis de construire en litige.

En ce qui concerne la sécurité :

12. L'article R. 111-2 du code de l'urbanisme dispose : " Le projet peut être refusé ou n'être accepté que sous réserve de l'observation de prescriptions spéciales s'il est de nature à porter atteinte à la salubrité ou à la sécurité publique du fait de sa situation, de ses caractéristiques, de son importance ou de son implantation à proximité d'autres installations ". Aux termes de l'article UC 3 du règlement du PLU : " I. Accès : / Les accès doivent présenter des caractéristiques permettant de satisfaire aux exigences de la sécurité, de la défense contre l'incendie, du brancardage et de la protection civile. Ils doivent également être adaptés à l'opération future et aménagés de façon à apporter la moindre gêne possible à la circulation publique et à garantir un bon état de viabilité (). La sécurité des piétons et des cycles doit être assurée par des aménagements adéquats ".

13. En premier lieu, d'une part, le projet prévoit un accès aux cent treize places du stationnement souterrain des bâtiments par deux rampes d'accès d'une largeur, dans leur partie terminale, pour l'une d'environ 4 mètres et pour l'autre d'environ 5 mètres débouchant sur l'avenue Honoré de Balzac, voie à double sens d'une largeur d'environ 6 mètres, et qui comporte de chaque côté de la voie des accotements. La largeur de l'accotement sur laquelle débouche les deux rampes d'accès est d'environ 5 mètres, permettant à un véhicule, voulant accéder d'attendre ou de reculer au besoin ailleurs que sur la chaussée si un autre véhicule est engagé dans la rampe en sens inverse. Enfin, il ne ressort pas des plans produits que l'organisation du stationnement en sous-sol entrainerait " un effet de congestion " en sortie de voirie. D'autre part, la portion de voie litigieuse en agglomération de l'avenue Honoré de Balzac est rectiligne, permet une bonne visibilité et la vitesse autorisée y est limitée à 50 km/heure. Dans ces conditions, l'accès prévu par le projet, qui n'est pas de nature à gêner la circulation publique, ne méconnaît pas les dispositions précitées de l'article UC 3 du règlement et ne présente pas un risque au regard de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.

14. En deuxième lieu, si les requérants soulignent que la configuration prévue des sous-sols fait courir un risque pour la sécurité des personnes notamment du fait de l'existence de plusieurs rampes qui se succèdent en enfilade, les dispositions de l'article UC 3 s'appliquent uniquement aux voies d'accès au terrain d'assiette du projet et aucun risque pour la sécurité publique n'est établi au regard de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme.

15. En troisième lieu, le terrain de l'opération est notamment desservi par l'avenue Honoré de Balzac qui présente une largeur suffisante pour permettre l'intervention des engins de secours et de lutte contre l'incendie. Les cheminements piétons du projet permettent d'accéder aux bâtiments A, B et C situés en seconde ligne derrière les bâtiments D, E, et F dont la largeur permette le passage des dévidoirs et des échelles à mains utilisés par les pompiers. Les trois bâtiments A, B et C sont également accessibles par l'allée du Sappey, desservie par la rue de la Rajasse. Les dispositions de l'article UC3 relatives aux voies en impasse n'ayant pas vocation à s'appliquer aux voies existantes, les requérants ne peuvent utilement faire valoir que l'allée du Sappey ne fait l'objet d'aucun aménagement. Par ailleurs, bien que cette impasse ait effectivement une largeur réduite, le SDIS, qui a rendu un avis favorable le 6 août 2021, n'a pas formulé d'observation sur ce point et les engins peuvent intervenir depuis la rue de la Rajasse.

16. En quatrième lieu, il ressort de la notice du projet du dossier de permis de construire que des locaux à vélo seront aménagés au rez-de-chaussée de chaque bâtiment collectif et que l'accès au local sera sécurisé.

17. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UC 3 du règlement et de l'article R. 111-2 du code de l'urbanisme doit être écarté dans toutes ses branches.

En ce qui concerne l'aménagement d'un espace collectif :

18. Aux termes de l'article UC 13 du règlement : " Pour les opérations de plus de 15 logements, il sera prévu l'aménagement d'un espace collectif extérieur destiné à des activités récréatives, adaptés à l'importance du projet ".

19. La notice du dossier de permis de construire indique que des espaces de convivialité (accessibles aux personnes à mobilité réduite) sont représentés en petites placettes sur le projet pour permettre la rencontre entre les habitants en dehors des jardins privatifs. Ces espaces sont matérialisés sur le plan PCA 3.4. intitulé " espaces communs - Les placettes ". Dans ces conditions, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article UC 13 du règlement doit être écarté.

En ce qui concerne les ordures ménagères :

20. Aux termes de l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme : " Lorsque le projet de construction porte sur une dépendance du domaine public, le dossier joint à la demande de permis de construire comporte une pièce exprimant l'accord du gestionnaire du domaine pour engager la procédure d'autorisation d'occupation temporaire du domaine public ".

21. Il ne ressort d'aucune pièce du dossier que le projet porte sur une dépendance du domaine public. Les requérants ne sont dès lors pas fondés à soutenir que le dossier de la demande de permis aurait dû comporter l'accord du gestionnaire du domaine. Si l'arrêté mentionne qu'une permission de voirie devra être obtenue auprès du gestionnaire de la voie pour la création de l'accès, aucune disposition du code de l'urbanisme n'impose qu'elle le soit préalablement à la délivrance du permis de construire. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance de l'article R. 431-16 du code de l'urbanisme doit être écarté.

En ce qui concerne le point d'apport volontaire :

22. S'agissant des ordures ménagères, l'arrêté contesté comporte une prescription indiquant qu'il est impératif qu'aucun arbre, réseau aérien ou candélabre ne gêne les manœuvres de levage et vidage des cuves. Si les requérants font valoir qu'un câble électrique ainsi que des éclairages surplombent la limite entre la voie publique et le ténement, cette circonstance ne signifie pas que la prescription ne pourra pas être respectée par le projet. Il ressort du plan PCA4 " ordures ménagères " qui localise précisément l'aire de présentation des ordures ménagères que les réseaux basse tension BT et éclairage public seront enfouis au droit de l'aire d'apport volontaire. En tout état de cause, le non-respect d'une prescription relève de l'exécution du permis de construire et non de sa légalité. Dès lors, le moyen doit être écarté.

23. Il résulte de tout ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation doivent être rejetées.

Sur les frais d'instance :

24. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative faisant obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Voreppe, qui n'est pas la partie perdante, une somme à ce titre, les conclusions de M. et Mme C en ce sens doivent être rejetées.

25. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, en application de ces mêmes dispositions, de mettre à la charge des requérants une somme de 750 euros qu'ils paieront à la société Katrimmo Developpement et une somme de 750 euros qu'ils paieront à la commune de Voreppe, au titre des frais non compris dans les dépens que ces derniers ont exposés.

D E C I D E :

Article 1er: La requête de M. et Mme C est rejetée.

Article 2 : M. et Mme C verseront, en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative, une somme de 750 euros à la société SAS Katrimmo Developpement et la même somme à la commune de Voreppe.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à M. et Mme B et A C, à la commune de Voreppe et à la SAS Katrimmo Developpement.

Délibéré après l'audience du 19 septembre 2024, à laquelle siégeaient :

M. Thierry, président,

Mme Barriol, première conseillère,

Mme Galtier, première conseillère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 3 octobre 2024.

La rapporteure,

E. Barriol

Le président,

P. ThierryLa greffière,

A. Zanon

La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2201229