Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2201596
vendredi 18 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2201596 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 7ème Chambre |
| Avocat requérant | SELARL EBC AVOCATS |
Résumé IA
Texte intégral
Vu les procédures suivantes :
I - Par une requête enregistrée le 14 mars 2022, sous le n° 2201596, la SASU Action Pluri Services Sécurité, représentée par la SELARL EBC Avocats, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision implicite par laquelle la commission nationale d'agrément et de contrôle du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a rejeté son recours administratif préalable contre la délibération de la commission locale d'agrément et de contrôle Sud-Est du 2 décembre 2021 et lui a refusé un agrément pour exercer une activité privée de sécurité ;
2°) d'enjoindre à la commission locale d'agrément et de contrôle Sud-Est de procéder à un nouvel examen de sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée n'est pas motivée malgré la demande de communication de motifs faite en ce sens ;
- le refus de délivrance de l'agrément à sa dirigeante méconnait les dispositions du 7° de l'article L. 612-7 et celles des articles R. 612-24 et R. 612-33 du code de la sécurité intérieure dès lors qu'elle justifie de deux diplômes qualifiants au sens de ces dispositions ;
- la décision attaquée est entachée d'une erreur de droit dès lors qu'il n'existe aucun trouble à l'ordre public.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 novembre 2023, le Conseil national des activités privées de sécurité conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la décision expresse du 9 juin 2022 s'est substituée à la décision implicite contestée par la société requérante ;
- les moyens soulevés par la société requérante ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 16 septembre 2024, la SASU Action Pluri Services Sécurité demande au tribunal de donner acte de son désistement de ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction.
II - Par une requête enregistrée le 14 mars 2022, sous le n°2201597, Mme B A, représentée par la SELARL EBC Avocats, demande au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir la décision implicite par laquelle la commission nationale d'agrément et de contrôle du Conseil national des activités privées de sécurité (CNAPS) a rejeté son recours administratif préalable contre la délibération de la commission locale d'agrément et de contrôle Sud-Est du 2 décembre 2021 et lui a refusé un agrément en qualité de dirigeant d'une société privée de sécurité ;
2°) d'enjoindre à la commission locale d'agrément et de contrôle Sud-Est de procéder à un nouvel examen de sa situation dans un délai de quinze jours à compter de la notification du jugement ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 1 200 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- la décision attaquée n'est pas motivée malgré la demande de communication de motifs faite en ce sens ;
- elle méconnait les dispositions du 7° de l'article L. 612-7 et celles des articles R. 612- 24 et R. 612-33 du code de la sécurité intérieure dès lors qu'elle justifie de deux diplômes qualifiants au sens de ces dispositions.
Par un mémoire en défense enregistré le 23 novembre 2023, le Conseil national des activités privées de sécurité conclut au rejet de la requête.
Il fait valoir que :
- la décision expresse du 9 juin 2022 s'est substituée à la décision implicite contestée par la requérante ;
- les moyens soulevés par la requérante ne sont pas fondés.
Par un mémoire enregistré le 16 septembre 2024, Mme A demande au tribunal de donner acte de son désistement de ses conclusions aux fins d'annulation et d'injonction.
Vu les autres pièces des dossiers.
Vu :
- le code des relations entre le public et l'administration ;
- le code de la sécurité intérieure ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Ruocco-Nardo, rapporteur,
- les conclusions de Mme Bourion, rapporteure publique.
Considérant ce qui suit :
1. Le 22 novembre 2021, Mme A a saisi la commission locale d'agrément et de contrôle Sud-Est d'une demande d'agrément en qualité de dirigeant d'une entreprise de sécurité privée. A la même date, en sa qualité de représentante de la SASU Action Pluri Services Sécurité, elle a déposé une demande d'autorisation d'exercer pour son entreprise établie à Grenoble. Par deux décisions du 2 décembre 2021, la commission locale d'agrément et de contrôle Sud-Est a rejeté ces demandes. Le 7 janvier 2022, par l'intermédiaire de leur conseil, Mme A et la SASU Action Pluri Services Sécurité ont exercé, chacune en ce qui la concerne, un recours administratif préalable obligatoire auprès de la commission nationale d'agrément et de contrôle du CNAPS. Ces demandes, réceptionnées le 12 janvier 2022, ont été rejetées implicitement par deux décisions nées le 12 mars 2022. Par deux décisions expresses du 9 juillet 2022, la commission nationale d'agrément et de contrôle du CNAPS a rejeté les recours administratifs préalables obligatoires et les demandes de Mme A et de la SASU Action Pluri Services Sécurité.
2. Les requêtes susvisées présentant à juger des questions semblables et ayant fait l'objet d'une instruction commune, il y a lieu de les joindre pour statuer par un seul jugement.
3. Par deux mémoires enregistrés le 16 septembre 2024, Mme A et la SASU Action Pluri ont informé le tribunal qu'elles se désistaient de leurs conclusions aux fins d'annulation et d'injonction. Ces désistements étant purs et simples, rien ne s'oppose à ce qu'il en soit donné acte.
4. L'Etat n'étant pas partie dans la présente instance, les conclusions présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et dirigées contre ce dernier ne peuvent qu'être rejetées.
D E C I D E :
Article 1er : Il est donné acte des désistements de Mme A et de la SASU Action Pluri de leurs conclusions aux fins d'annulation et d'injonction.
Article 2 : Le surplus des conclusions des requêtes n° 2201596 et 2201597 est rejeté.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à la SASU Action Pluri Services Sécurité, à Mme B A et au Conseil national des activités privées de sécurité.
Délibéré après l'audience du 4 octobre 2024, à laquelle siégeaient :
M. L'Hôte, président,
M. Lefebvre, premier conseiller,
M. Ruocco-Nardo, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 18 octobre 2024.
Le rapporteur,
T. RUOCCO-NARDO
Le président,
V. L'HÔTE
La greffière,
L. ROUYER
La République mande et ordonne au ministre de l'intérieur en ce qui le concerne et à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
2, 2201597