Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2202963

mardi 11 juin 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2202963
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantCANS

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 13 mai 2022, M. B A, représenté par Me Cans, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère refusé de lui délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale " ;

2°) d'enjoindre au préfet, de lui délivrer un titre de séjour " vie privée et familiale " sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou, à défaut, de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter du prononcé du jugement ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat une somme de 900 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient que :

- la décision méconnaît l'article L. 313-11 7° du code d'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile et l'article 8 de la convention européenne des droits de l'homme ;

- elle est entachée d'une erreur manifeste d'appréciation.

Par un mémoire en défense enregistré le 15 février 2024, le préfet de l'Isère conclut au non-lieu à statuer s'agissant des conclusions aux fins d'annulation et d'injonction et au rejet de la demande présentée en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il soutient qu'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale " lui a été délivré pour la période du 13 mars 2023 au 12 mars 2024.

M. A a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle partielle à hauteur de 25 % par décision du 16 mars 2022.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- le code de l'entrée et du séjour et du droit d'asile ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " ()les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : / () 3° Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 () ".

2. M. A, ressortissant tunisien né en 2002 est entré en France en septembre 2016 alors qu'il était mineur. Il est hébergé par sa sœur et le mari de cette dernière bénéficie d'une délégation partielle de l'autorité parentale depuis une décision de la Cour d'appel de Grenoble du 21 septembre 2018. Le 17 novembre 2020, il a déposé une demande de titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ". Le préfet lui ayant délivré le 29 juin 2021 un titre de séjour portant la mention " étudiant ", M. A demande l'annulation de la décision implicite lui refusant la délivrance d'un titre de séjour portant la mention " vie privée et familiale ".

3. Il ressort des pièces du dossier que le préfet de l'Isère a délivré à l'intéressé le titre de séjour demandé pour la période du 13 mars 2023 au 12 mars 2024. Par suite, les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction présentées dans la requête sont devenues sans objet.

4. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de l'Etat la somme réclamée par M. A en application des dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

O R D O N N E :

Article 1er : Il n'y a pas lieu de statuer sur les conclusions aux fins d'annulation et d'injonction de la requête.

Article 2 : Les conclusions présentées en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 : La présente ordonnance sera notifiée à B A et au préfet de l'Isère.

Fait à Grenoble, le 11 juin 2024

Le président de la 4ème chambre

T. Pfauwadel

La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.