Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2203207

mercredi 11 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2203207
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
FormationJuge unique 8

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a rejeté la requête de M. B C, qui contestait le refus du département de l'Isère de lui accorder une remise de dette de 1 326,20 euros au titre du fonds de solidarité logement (FSL). Le juge a appliqué le règlement intérieur du FSL de l'Isère, qui réserve les remises de dettes aux ménages éligibles au "plafond 1". Les ressources mensuelles de M. C (1 493 euros) le classant dans le "plafond 2", il ne remplissait pas les conditions pour obtenir une remise gracieuse. La décision a été rendue sur le fondement de la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 et du décret n° 2005-212 du 2 mars 2005.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 22 mai 2022, M. B C doit être regardé comme demandant au tribunal d'annuler la décision du 16 mars 2022 confirmée le 12 avril 2022 par laquelle le président du conseil départemental de l'Isère a rejeté son recours préalable et a refusé de lui accorder une remise de dette de son indu de fonds de solidarité logement de 1 326, 20 euros ;

Il soutient que sa femme et lui ne disposent pas des moyens financiers pour payer la dette.

Par un mémoire en défense, enregistré le 29 juillet 2022, le département de l'Isère conclut au rejet de la requête.

Il soutient que les moyens soulevés par M. C ne sont pas fondés.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu :

- la loi n° 90-449 du 31 mai 1990 visant à la mise en œuvre du droit au logement ;

- le décret n° 2005-212 du 2 mars 2005 relatif aux fonds de solidarité pour le logement ;

- le règlement intérieur du fonds de solidarité logement du département de l'Isère ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président du tribunal a dispensé la rapporteure publique, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

Au cours de l'audience ont été entendus :

- le rapport de M. A ;

- et les observations de M. D, représentant le département de l'Isère.

La clôture d'instruction a été fixée à l'issue de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. M. C a déposé une demande d'aide financière au titre du fonds de solidarité logement (FSL) laquelle lui a été accordée par une décision du 16 août 2017 pour le paiement d'une dette de loyer de 1 966,20 euros et un contrat de prêt a été signé le 23 août 2017. La décision du 16 août 2017 précisait que cette aide devait être remboursée par le requérant sur la base d'une retenue sur l'allocation logement versée par la caisse d'allocations familiales d'un montant de 54,65 euros pendant 36 mois. Toutefois, à compter du dernier trimestre 2017, M. C n'a plus bénéficié de l'aide personnalisée au logement. Un avis de sommes à payer lui a été adressé le 7 décembre 2021 au titre du recouvrement de l'indu de fonds de solidarité logement pour un montant restant dû de 1 326,20 euros. Par une décision du 16 mars 2022, le président du conseil départemental de l'Isère a rejeté sa demande de remise de dette. Par une décision du 12 avril 2022, le président du conseil départemental a confirmé sa décision.

2. Il résulte des dispositions applicables que les aides susceptibles d'être allouées par le fonds de solidarité logement sont définies par les dispositions législatives et réglementaires qui encadrent ce dispositif et notamment, s'agissant du fonds dans le département de l'Isère, par les dispositions du règlement intérieur applicable à la date de la décision attaquée, en l'espèce le règlement intérieur du fonds de solidarité pour le logement 2021 du département de l'Isère. La fiche technique jointe au règlement intérieur précise que " les remises de dettes ne sont possibles que pour les ménages éligibles au plafond 1 ".

3. Il résulte de l'instruction et il n'est au demeurant pas contesté que les ressources mensuelles du requérant s'élèvent à 1 493 euros, ce qui correspond au plafond d'éligibilité 2. Par suite, M. C n'est pas fondé à soutenir que c'est à tort que le département de l'Isère a rejeté sa demande de remise gracieuse.

D E C I D E :

Article 1er : La requête de M. C est rejetée.

Article 2 : Le présent jugement sera notifié à M. B C et au département de l'Isère.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 11 décembre 2024.

Le président,

J-P. ALa greffière,

L. BOURECHAK

La République mande et ordonne à la préfète de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2203207