mercredi 9 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2203445 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | LE GULLUDEC |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 4 juin 2022 et un mémoire enregistré le 24 juillet 2024, Mme B C et la société civile immobilière (SCI) des Trois Gau, représentées par Me Posak, demandent au tribunal :
1°) d'annuler pour excès de pouvoir le permis d'aménager que le maire de la commune de Pressins a délivré le 15 mars 2022 à la société par actions simplifiée (SAS) La Cascade pour la création d'un lotissement de 20 lots à destination d'habitat au lieudit " Le Village " ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Pressins la somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elles soutiennent que :
- les insuffisances de la notice de présentation du projet en litige au regard des éléments que l'article R. 441-3 du code de l'urbanisme impose d'y faire figurer ne permettent pas d'apprécier la conformité du projet à la réglementation applicable ;
- le projet en litige empiète en partie sur une zone non constructible classée NI ;
- ce projet méconnaît l'article AU12 du règlement du plan local d'urbanisme (PLU) ;
- ce projet est incompatible avec les orientations d'aménagement et de programmation (OAP) n°2 et 3 du plan local d'urbanisme ;
- en raison de l'absence de cheminement réservé aux piétons sur la voie interne du futur lotissement, le projet méconnaît les objectifs du plan d'aménagement et de développement durables (PADD) et les dispositions de l'article AU3 relatives à la voirie du PLU.
La société La Cascade, représentée par la SALAS CCMC Avocats, a présenté un mémoire en défense, enregistré le 21 novembre 2022, par lequel elle conclut au rejet de la requête ou, subsidiairement, demande au tribunal de faire application des articles L. 600-5 ou L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et demande qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérantes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- les requérantes ne justifient pas d'un intérêt à agir ;
- subsidiairement, les moyens invoqués par les requérantes ne sont pas fondés.
La commune de Pressins, représentée par Me Le Gulludec, a présenté trois mémoires enregistrés le 24 février 2023, le 28 mars 2023 et le 23 juillet 2024 par lesquels elle conclut au rejet de la requête ou, subsidiairement, demande au tribunal de faire application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme et demande qu'une somme de 3 000 euros soit mise à la charge des requérantes au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que les moyens invoqués par les requérantes ne sont pas fondés.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Permingeat, premier conseiller ;
- et les conclusions de Mme Coutarel, rapporteur public désigné en application de l'article R. 222-24 du code de justice administrative ;
- les observations de Me Posak pour les requérantes, de Me Le Gulludec pour la commune de Pressins et de Me Chopineaux pour la société La Cascade.
Considérant ce qui suit :
1. La société La Cascade a obtenu, le 15 mars 2022, un permis d'aménager, complété, le 5 janvier 2023 par un permis modificatif, en vue de la création d'un lotissement de 20 lots à destination d'habitat sur une parcelle cadastrée n°C560 située sur le territoire de la commune de Pressins (Isère). Dans la présente instance, Mme C et la SCI des Trois Gau, voisines immédiates du projet, en demandent l'annulation pour excès de pouvoir.
2. Aux termes de l'article R. 441-3 du code de l'urbanisme : " Le projet d'aménagement comprend une notice précisant : () 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : () b) La composition et l'organisation du projet, la prise en compte des constructions ou paysages avoisinants, le traitement minéral et végétal des voies et espaces publics et collectifs et les solutions retenues pour le stationnement des véhicules ; c) L'organisation et l'aménagement des accès au projet () ".
3. La circonstance que les documents produits à l'appui d'un dossier de demande de permis d'aménager seraient insuffisants, imprécis ou comporteraient des inexactitudes n'est susceptible d'entacher d'illégalité le permis d'aménager qui a été accordé que dans le cas où les omissions, inexactitudes ou insuffisances entachant le dossier ont été de nature à fausser l'appréciation portée par l'autorité administrative sur la conformité du projet à la réglementation applicable.
4. Lorsqu'une autorisation d'urbanisme est entachée d'incompétence, qu'elle a été délivrée en méconnaissance des dispositions législatives ou réglementaires relatives à l'utilisation du sol ou sans que soient respectées des formes ou formalités préalables à la délivrance de l'autorisation, l'illégalité qui en résulte peut être régularisée par la délivrance d'une autorisation modificative dès lors que celle-ci est compétemment accordée pour le projet en cause, qu'elle assure le respect des règles de fond applicables à ce projet, répond aux exigences de forme ou a été précédée de l'exécution régulière de la ou des formalités qui avaient été omises. Elle peut, de même, être régularisée par une autorisation modificative si la règle relative à l'utilisation du sol qui était méconnue par l'autorisation initiale a été entretemps modifiée ou si cette règle ne peut plus être regardée comme méconnue par l'effet d'un changement dans les circonstances de fait de l'espèce.
5. En premier lieu, l'argument des requérantes selon lequel la notice de présentation du projet en litige, dans sa version initiale, ne préciserait pas suffisamment le type d'habitat projeté sur le lot n°9, circonstance qui ne permettrait pas d'en apprécier la compatibilité avec les OAP n°2 et 3, doit être écarté comme inopérant dans la mesure où cette notice a, en cours d'instance, été complétée sur ce point par le permis modificatif obtenu par la société La Cascade le 5 janvier 2023. En deuxième lieu, le c) du 2°) de l'article R. 441-3 du code de l'urbanisme n'impose pas au pétitionnaire de produire une notice précisant l'organisation des voies internes à son projet mais seulement l'organisation des voies permettant d'y accéder. En troisième lieu, les mentions figurant dans un avis de la société ENEDIS rendu sur une question distincte puisque cette société était sollicitée dans le cadre de l'instruction d'un permis de construire concernant le seul lot n°8 ne sont pas de nature à démontrer que le projet en litige comprendrait non pas une mais deux tranches de travaux. Enfin, la circonstance, au demeurant non établie, que le projet en litige ne couvrirait pas l'intégralité des zones AUb et AUc en méconnaissance du 3° de l'article AU2 du règlement écrit du PLU n'est pas constitutive d'une inexactitude, insuffisance ou omission du dossier de demande de la société La Cascade. Dès lors, le moyen tiré de la méconnaissance, par le permis d'aménager contesté, de l'article R. 441-3 du code de l'urbanisme doit être écarté dans ses différentes branches.
6. Aux termes de l'article N1 du PLU de la commune de Pressins, " les constructions à destination d'habitation (sauf les extensions) " étaient interdites dans toutes les zones classées NI. Par ailleurs, la partie sud-est et la partie ouest de la parcelle cadastrale C560 étaient classées en zone NI. Or, si la partie sud-est de cette parcelle était exclue du projet en litige, ce dernier s'étendait en revanche jusqu'à la limite ouest de la parcelle C560, incluant ainsi dans les lots 8 et 9 ayant vocation à accueillir des habitations, la partie ouest de cette parcelle classée en zone NI. Ce projet méconnaissait donc, dans cette mesure, l'article N1 du PLU. Toutefois, le plan local d'urbanisme intercommunal (PLUi) Les Vals en Dauphiné, adopté le 7 juillet 2022, est venu se substituer en cours d'instance au PLU de Pressins et ce nouveau document classe la totalité du terrain d'emprise du projet contesté en zone 1AU. Par ailleurs, la société La Cascade a obtenu, le 5 janvier 2023, un permis de construire modificatif non contesté par les requérantes. Il s'ensuit que, par application des principes énoncés au point 4 et quel qu'ait été l'objet de ce permis modificatif, l'irrégularité précédemment évoquée a été régularisée. Il en résulte que le moyen invoqué par Mme C et la SCI des Trois Gau, tiré de la méconnaissance, par le permis initial, de l'article N1 du PLU de Pressins, doit être écarté comme inopérant.
7. L'article AU12 du PLU de la commune de Pressins imposait l'aménagement, pour les habitations, de deux aires de stationnement privatives par logement à implanter obligatoirement sur chaque parcelle. Or la notice explicative du projet en litige prévoit que, pour les lots de maisons individuelles, une place de stationnement sur les deux requises sera obligatoirement créée à l'extérieur de chaque lot pour faciliter un stationnement rapide. Une telle prescription était ainsi contraire à l'article AU12 du PLU, illégalité qui ne pouvait pas être couverte lors de la délivrance des autorisations d'urbanisme nécessaires à la réalisation des constructions correspondantes. Toutefois, les nouvelles règles de stationnement applicables au projet contesté, fixées par l'OAP " centre-village " à laquelle renvoie le chapitre 1 du titre 3 du règlement écrit du PLUi Les Vals en Dauphiné, ne comporte plus une telle exigence. De fait, elles imposent simplement que le stationnement des véhicules correspondant aux besoins des constructions érigées dans l'enceinte du projet soit assuré en dehors des voies publiques, mais sans leur imposer d'emplacement précis sur le tènement de l'opération. Il en résulte que, par application des principes énoncés au point 4, le moyen invoqué par les requérantes, tiré de la méconnaissance, par le projet en litige de l'article AU12 du PLU de Pressins doit être écarté comme inopérant.
8. Aux termes de l'article L. 151-2 du code de l'urbanisme : " Le plan local d'urbanisme comprend : () 3° Des orientations d'aménagement et de programmation () ". Aux termes de l'article L. 421-6 du même code : " Le permis () d'aménager ne peut être accordé que si les travaux projetés sont conformes aux dispositions législatives et réglementaires relatives à l'utilisation des sols ". Il résulte de ces dispositions qu'une autorisation d'urbanisme ne peut être légalement délivrée si les travaux qu'elle prévoit sont incompatibles avec les OAP d'un PLU et, en particulier, en contrarient les objectifs.
9. Aux termes des objectifs des OAP n°2 et 3 du PLU de Pressins : " Objectifs : / () Le secteur Est (OAP 2) devra accueillir des logements à destination des seniors autonomes et/ou de logements autres pour un nombre total de 30 logements environ selon une forme urbaine de type intermédiaire et/ou collectif de manière à favoriser l'accessibilité au cadre bâti. / Le secteur Ouest (OAP 3) accueillera une dizaine de logements de type maisons de village accolées ". Le projet en litige prévoit dans la zone anciennement couverte par l'OAP n°2 la construction de 7 maisons individuelles et, dans la zone anciennement couverte par l'OAP n°3, un immeuble d'habitat collectif à édifier sur le lot n°8. En cela, il était incompatible avec les objectifs de ces deux OAP. Toutefois, la nouvelle OAP " centre-village " du PLUi Les Vals en Dauphiné qui s'est substitué aux OAP n°2 et 3 dispose désormais que " - au Nord, le terrain en contact de l'école a vocation à accueillir environ une quinzaine de logements de type intermédiaires ou collectifs équivalent R+2, une forme densifiée qui contribuera à marquer davantage la centralité du bourg. / - sur la majeure partie du tènement, environ une quinzaine de lots individuels ou groupés ". Le projet en litige étant compatible avec ces nouvelles orientations, l'irrégularité dont il était affecté a, par application des principes énoncés au point 4, été purgée.
10. Aux termes des objectifs des OAP n°2 et 3 du PLU de Pressins : " Des espaces publics ou collectifs de jardins (potagers, jardins partagés, espaces de jeux pour enfants, parc nature, etc) seront situés au Sud-Est de l'opération ". Ces dispositions étaient complétées par un schéma imposant l'implantation " d'espaces publics ou collectifs de jardins " dans la partie ouest l'OAP n°3. La partie sud-est de la parcelle C560 étant exclue du projet en litige, ce dernier n'obérait pas l'objectif d'aménagement de cette zone en espaces publics ou collectifs de jardins. En revanche, l'implantation du lot n°9 ayant vocation à accueillir des habitations individuelles dans la partie ouest de l'OAP n°3 faisait obstacle à la création d'espaces publics ou collectifs dans cette zone. Le projet en litige était donc, dans cette mesure, incompatible avec l'OAP n°3. Toutefois, la nouvelle OAP " centre-village " du PLUi Les Vals en Dauphiné autorise désormais la création de jardins privatifs dans la partie ouest de l'ancienne OAP n°3. Par application des principes énoncés au point 4, le projet en litige s'en trouve régularisé.
11. Aux termes des objectifs des OAP n°2 et 3 du PLU de Pressins, l'urbanisation de la zone devait s'effectuer " dans une logique de continuité des cheminements (piétons et automobiles) avec le tissu urbain environnant. Une voie mixte reliant la montée de l'église à la route du village desservira les deux secteurs d'OAP (). Par ces dispositions, la commune de Pressins entendait imposer une uniformité entre les voies à créer sur la parcelle C560 et celles, piétonnières et routières, environnantes. Or, la voie dite " de bouclage " prévue par le projet en litige prend naissance, au nord, au niveau d'une placette située dans le centre du village de Pressins, à proximité immédiate de l'école communale et de la mairie. Dans cette zone, les piétons circulent sur des trottoirs séparés de la chaussée par une barrière de sécurité. Au sud, elle débouche sur la " route du village " à un niveau de cette voie où les piétons circulent sur un cheminement spécialement aménagé à cet effet, séparé de la chaussée par une rangée d'arbres. Dès lors, le projet en litige, en ce qu'il ne prévoit pas de délimitation entre la zone de circulation des piétons et celle dévolue aux véhicules sur son axe interne, était incompatible avec la logique de continuité des cheminements voulue par la commune. Toutefois, la nouvelle OAP " centre-village " du PLUi Les Vals en Dauphiné prévoit la desserte de la parcelle C560 par une voie dite " de bouclage " " partagée ". Par application des principes énoncés au point 4, le projet en litige s'en trouve régularisé. Par ailleurs, le PADD d'un PLU n'est pas opposable aux autorisations d'urbanisme et l'article AU3 du PLU ne prohibe pas formellement les voies partagées. Par suite, les requérantes ne sont pas fondées à en invoquer la méconnaissance par ce même permis.
12. Enfin, le projet en litige n'emporte pas autorisation de construire. Il en résulte qu'il ne fait pas obstacle au respect du style " villageois " prévu par les OAP n°2 et 3. Par ailleurs, il ne porte pas atteinte à la perspective définie comme devant être préservée par le schéma qui accompagne la description des OAP n°2 et 3. Par suite, il n'apparaît pas incompatible, sur ces différents points, avec ces OAP.
13. Il résulte des points 9 à 12 que le moyen invoqué par les requérantes, tiré de l'incompatibilité du projet en litige avec les OAP n°2 et 3 du PLU de Pressins, doit être écarté dans ses différentes branches.
14. Il résulte de ce qui précède que les conclusions à fin d'annulation pour excès de pouvoir présentées par Mme C et la SCI des Trois Gau doivent être rejetées sans qu'il soit besoin de se prononcer sur la fin de non-recevoir opposée en défense.
15. Eu égard à leur qualité de parties perdantes dans l'instance, les conclusions présentées par Mme C et la SCI des Trois Gau au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative doivent être rejetées. Il en va de même, dans les circonstances de l'espèce, des conclusions présentées par la commune de Pressins et la SAS La Cascade sur le même fondement.
D E C I D E :
Article 1er : La requête de Mme C et la SCI des Trois Gau est rejetée.
Article 2 : Les conclusions présentées par la commune de Pressins et la SAS La Cascade au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.
Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C au titre des dispositions de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, à la société par actions simplifiée La Cascade et à la commune de Pressins.
Délibéré après l'audience du 23 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Pfauwadel, président,
Mme Permingeat, premier conseiller,
M. Derollepot, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 9 octobre 2024.
Le rapporteur,
F. Permingeat
Le président,
T. Pfauwadel
Le greffier,
M. A
La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2203445
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026