Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2203771

jeudi 14 novembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2203771
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantSCP COUDERC-ZOUINE

Résumé IA

Le Tribunal administratif de Grenoble a été saisi par M. B d’un recours pour excès de pouvoir contre le rejet implicite de sa demande de titre de séjour pour raison médicale. Le conseil du requérant a toutefois informé le tribunal qu’une décision explicite de refus était intervenue avant même la saisine, rendant la requête manifestement irrecevable. Par une ordonnance du 14 novembre 2024, le tribunal a donné acte du désistement de M. B, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 19 juin 2022, M. B, représenté par Me Idourah puis par Me Couderc demande au Tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite de rejet de la demande de délivrance de titre de séjour en qualité d'étranger malade ;

2°) d'enjoindre au préfet de l'Isère de lui délivrer une carte de séjour portant la mention " vie privée et familiale " dans un délai d'un mois à compter de la décision à intervenir ;

3°) de condamner le préfet de l'Isère à lui verser la somme de 1500 euros au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative.

Par un courrier en date du 21 octobre 2024, Me Couderc conclut au non-lieu à statuer, une décision explicite de refus de délivrance de titre de séjour étant intervenue.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " les présidents de formation de jugement des tribunaux peuvent, par ordonnance : 1° Donner acte des désistements ; () 4° Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser ou qu'elles n'ont pas été régularisées à l'expiration du délai imparti par une demande en ce sens ; ( ) ".

2. Dans son courrier du 17 octobre 2024, le conseil de M. B indique qu'il n'y a plus lieu de statuer dès lors qu'avant même la saisine du tribunal contre un rejet implicite le préfet avait notifié à son client un rejet explicite, devenu définitif. Ce faisant, il doit être regardé comme s'étant désisté de sa requête, par ailleurs manifestement irrecevable. Rien ne s'oppose à ce qu'il lui en soit donné acte.

ORDONNE :

Article 1er : Il est donné acte du désistement de la requête de M. B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et au préfet de l'Isère.

Fait à Grenoble, le 14 novembre 2024.

La présidente de la 3ème chambre,

A. Triolet

La République mande et ordonne au préfet de l'Isère en ce qui le concerne, ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.