Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2204728
mardi 8 octobre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2204728 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | ADALTYS AFFAIRES PUBLIQUES |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête et un mémoire, enregistrés les 22 juillet 2022, 3 juillet 2023, la SARL Investirenova, représentée par la SELARL Robichon et associés, demande au tribunal :
1°) d'annuler le permis de construire délivré le 17 février 2022 par le maire de la commune de Beaufort, ainsi que la décision du 23 mai 2022 de rejet de son recours gracieux ;
2°) de mettre à la charge de la commune de Beaufort une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle soutient que :
- elle a intérêt pour agir en qualité de voisin immédiat du projet litigieux ;
- le dossier de permis de construire est incomplet dès lors qu'il n'y a aucun élément concernant l'accès et qu'il ne comprend aucune étude concernant les préconisations techniques nécessaires au soutènement de la voirie en amont ;
- le permis de construire méconnaît les dispositions de l'article UB II.1.1 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il méconnaît les dispositions de l'article UB II.3.2 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il méconnaît les dispositions de l'article UB II.5 du règlement du plan local d'urbanisme ;
- il méconnaît les dispositions de l'article UB III.1.2 du règlement du plan local d'urbanisme.
Par un mémoire en défense, enregistré le 20 mars 2023, la commune de Beaufort, représentée par Me Petit, conclut au rejet de la requête et à ce qu'il soit mis à la charge de la SARL Investirenova une somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Elle fait valoir que :
- la requête est irrecevable pour défaut d'intérêt à agir et méconnaissance de l'article R. 414-3 du code de justice administrative ;
- aucun des moyens soulevés n'est fondé.
La requête a été communiquée à M. A C qui n'a pas produit de mémoire en défense.
Par un courrier du 16 septembre 2024, le tribunal a informé les parties qu'il était susceptible de surseoir à statuer au titre de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme afin de permettre la régularisation de vices affectant la légalité de l'acte attaqué résultant de la méconnaissance des dispositions de l'article UB II.5.3 du plan local d'urbanisme et les a invitées à présenter leurs observations.
Par un courrier enregistré le 17 septembre 2024, la commune de Beaufort a produit ses observations sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.
Par un courrier enregistré le 18 septembre 2024, M. A C a produit ses observations sur le fondement de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code de l'urbanisme,
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de M. Derollepot, premier conseiller,
- les conclusions de Mme Coutarel, rapporteure publique désignée en application de l'article R. 222-24 du code de justice administrative,
- et les observations de Me Blanc, avocat de la SARL Investirenova, et de Me Corbalan, avocat de la commune de Beaufort.
Considérant ce qui suit :
1. Par un arrêté du 17 février 2022, le maire de la commune de Beaufort (Savoie) a délivré à M. A C un permis de construire pour la construction d'un chalet individuel et la démolition d'un bâtiment. La société à responsabilité limitée (SARL) Investirenova demande l'annulation de cet arrêté.
Sur la recevabilité de la requête :
2. En premier lieu, aux termes de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme : " Une personne autre que l'Etat, les collectivités territoriales ou leurs groupements ou une association n'est recevable à former un recours pour excès de pouvoir contre une décision relative à l'occupation ou à l'utilisation du sol régie par le présent code que si la construction, l'aménagement ou le projet autorisé sont de nature à affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance du bien qu'elle détient ou occupe régulièrement ou pour lequel elle bénéficie d'une promesse de vente, de bail, ou d'un contrat préliminaire mentionné à l'article L.261-15 du code de la construction et de l'habitation ". Selon l'article L. 600-1-3 du même code : " Sauf pour le requérant à justifier de circonstances particulières, l'intérêt pour agir contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager s'apprécie à la date d'affichage en mairie de la demande du pétitionnaire ".
3. Il résulte de l'article L. 600-1-2 du code de l'urbanisme qu'il appartient, en particulier, à tout requérant qui saisit le juge administratif d'un recours pour excès de pouvoir tendant à l'annulation d'un permis de construire, de démolir ou d'aménager, de préciser l'atteinte qu'il invoque pour justifier d'un intérêt lui donnant qualité pour agir, en faisant état de tous éléments suffisamment précis et étayés de nature à établir que cette atteinte est susceptible d'affecter directement les conditions d'occupation, d'utilisation ou de jouissance de son bien. Il appartient au défendeur, s'il entend contester l'intérêt à agir du requérant, d'apporter tous éléments de nature à établir que les atteintes alléguées sont dépourvues de réalité. Le juge de l'excès de pouvoir apprécie la recevabilité de la requête au vu des éléments ainsi versés au dossier par les parties, en écartant le cas échéant les allégations qu'il jugerait insuffisamment étayées mais sans pour autant exiger de l'auteur du recours qu'il apporte la preuve du caractère certain des atteintes qu'il invoque au soutien de la recevabilité de celui-ci. Eu égard à sa situation particulière, le voisin immédiat justifie, en principe, d'un intérêt à agir lorsqu'il fait état devant le juge, qui statue au vu de l'ensemble des pièces du dossier, d'éléments relatifs à la nature, à l'importance ou à la localisation du projet de construction.
4. En l'espèce, la SARL Investirenova était bénéficiaire d'une promesse de vente signée le 27 octobre 2021 concernant notamment la parcelle I 540, contigüe au terrain d'assiette du projet. Ce projet, consistant en l'édification d'un chalet à la place d'un grenier existant pour une surface créée de 149 m2, prévoit plusieurs fenêtres et balcons en façade Ouest donnant sur sa propriété. Ainsi, la société requérante justifie d'un intérêt pour agir à l'encontre de l'arrêté contesté. Dès lors, la fin de non-recevoir soulevée en défense doit être écartée.
5. En second lieu, l'article R. 414-3 du code de justice administrative dispose que : " Les caractéristiques techniques de l'application mentionnée à l'article R. 414-1 et du téléservice mentionné à l'article R. 414-2 garantissent la fiabilité de l'identification des parties ou de leur mandataire, l'intégrité des documents adressés ainsi que la sécurité et la confidentialité des échanges entre les parties et la juridiction. Elles permettent également d'établir de manière certaine la date et l'heure de la mise à disposition d'un document ainsi que celles de sa première consultation par son destinataire. Un arrêté du garde des sceaux, ministre de la justice, définit ces caractéristiques, les exigences techniques qui doivent être respectées par les utilisateurs et leurs modalités d'inscription ".
6. En se bornant à soutenir que la requête méconnaîtrait ces dispositions, la commune n'assortit pas sa fin de non-recevoir des précisions permettant d'en apprécier le bien-fondé. Par suite, cette fin de non-recevoir doit être écartée.
Sur les conclusions à fin d'annulation :
7. En premier lieu, aux termes de l'article R. 423-38 du code de l'urbanisme : " Lorsque le dossier ne comprend pas les pièces exigées en application du présent livre, l'autorité compétente, dans le délai d'un mois à compter de la réception ou du dépôt du dossier à la mairie, adresse au demandeur ou à l'auteur de la déclaration une lettre recommandée avec demande d'avis de réception, indiquant, de façon exhaustive, les pièces manquantes ". En vertu de l'article R. 431-4 du même code, le dossier est réputé complet lorsqu'il comprend les informations limitativement énumérées aux articles R. 431-5 à R. 431-33-1 et aucune autre information ou pièce ne peut être exigée par l'autorité compétente.
8. Aux termes de l'article R. 431-8 du code de l'urbanisme : " Le projet architectural comprend une notice précisant : 1° L'état initial du terrain et de ses abords indiquant, s'il y a lieu, les constructions, la végétation et les éléments paysagers existants ; 2° Les partis retenus pour assurer l'insertion du projet dans son environnement et la prise en compte des paysages, faisant apparaître, en fonction des caractéristiques du projet : a) L'aménagement du terrain, en indiquant ce qui est modifié ou supprimé ; b) L'implantation, l'organisation, la composition et le volume des constructions nouvelles, notamment par rapport aux constructions ou paysages avoisinants ; c) Le traitement des constructions, clôtures, végétations ou aménagements situés en limite de terrain ; d) Les matériaux et les couleurs des constructions ;e) Le traitement des espaces libres, notamment les plantations à conserver ou à créer ; f) L'organisation et l'aménagement des accès au terrain, aux constructions et aux aires de stationnement ". Aux termes de l'article UB II.1.1.e. du règlement du plan local d'urbanisme : " Pour les constructions situées à l'aval d'une voie ouverte à la circulation publique, en parallèle du dépôt du permis de construire, une étude préconisant les techniques de soutènement de la voie pendant et après les travaux de construction devra être transmise ".
9. Le dossier de demande de permis de construire comporte une notice de présentation qui décrit suffisamment l'accès à la propriété, lequel se fera par l'Est de la parcelle, sur la partie haute du terrain par une voie à très faible pente. Cette notice est, en outre, complétée par les autres pièces du dossier de permis qui comporte des plans de masse et plans de façade qui montrent l'accès prévu au projet. Par ailleurs, si la société requérante invoque l'absence de production d'une étude préconisant les techniques de soutènement de la voie, l'article UB II.1.1.e. du règlement du plan local d'urbanisme n'a pas pour effet d'imposer qu'une telle étude soit jointe au dossier de demande de permis de construire. Dès lors, le moyen tiré de la violation des dispositions précitées doit être écarté.
10. En deuxième lieu, aux termes de l'article UB II.1.1 du règlement du plan local d'urbanisme relatif aux emprises publiques et aux voies : " a. Les constructions s'implanteront avec un recul minimum de 5,00 m au mur par rapport aux limites du domaine public. / b. Les garages intégrés ou non, accolés ou non à la construction principale devront respecter un recul de 5,00 m minimum. S'ils disposent d'un accès parallèle à l'axe de la voirie, ce recul pourra être réduit à 2,50 m. / c. Des adaptations mineures peuvent être apportées aux règles précédentes si le profil en travers du terrain présente une pente supérieure à 20% () ".
11. Il ressort des pièces du dossier que l'implantation du garage est parallèle à la voirie, ce qui n'imposait pas au bénéficiaire du permis de respecter un recul de cinq mètres par rapport à celle-ci. Si la société requérante se prévaut également de la méconnaissance de la règle de recul imposée par le a. de l'article UB II.1.1, cette règle s'apprécie par rapport aux limites du domaine public et ne peut avoir pour effet d'imposer le respect d'une distance similaire par rapport aux limites de la parcelle n° I 3713, propriété privée. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UB II.1.1 doit être écarté.
12. En troisième lieu, aux termes de l'article UB II.3.2 du règlement du plan local d'urbanisme relatif aux mouvements de sols : " a. Dans ces secteurs, les constructions respecteront la topographie du site d'implantation. La construction sera adaptée à la pente et non l'inverse. Le terrain naturel ne sera pas remodelé par des plateformes. / Sauf cas exceptionnel de terrains en forte pente, les murs de soutènement seront limités à 2,00 m de haut par élément. Ces dispositions de hauteur ne s'appliquent pas aux accès. / Les enrochements seront jointés et les espaces intermédiaires obligatoirement végétalisés ".
13. Il ne ressort pas des pièces du dossier que le terrassement prévu en vue de l'aménagement de l'accès et du stationnement dans le prolongement de la voirie, a le caractère d'une plateforme au sens des dispositions précitées. Par suite, le moyen tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UB II.3.2 du règlement du plan local d'urbanisme doit être écarté.
14. En quatrième lieu, aux termes de l'article UB II.5 du règlement du plan local d'urbanisme relatif au stationnement : " II.5.1 - Généralités : - Le stationnement des véhicules automobiles ou des deux roues correspondant aux besoins des constructions et installations doit être assuré en dehors des voies publiques ou de desserte collective. - Une place de stationnement correspond à 2,50 x 5,00m d'emprise au sol hors accès. () II.5.2 - Concernant le stationnement des véhicules automobiles, il est exigé au minimum : - 1 place par logement et 1 place pour 60 m² de surface de plancher. 50% des places arrondies à l'unité inférieure doivent être obligatoirement couvertes, sauf impossibilité technique ou architecturale. () II.5.3 - Concernant le stationnement des deux-roues, il est exigé : / Un local spécifique, fermé et accessible de plain-pied, correspondant au minimum à 1m² par logement et à 2 m² par 100m² de bureau () ".
15. Il ressort des pièces du dossier que le projet autorisé prévoit un total de trois places, dont une couverte dont les dimensions sont conformes aux dispositions précitées.
16. Toutefois, si la notice descriptive du projet indique que deux places vélomoteurs et motocycles seront aménagées dans le garage, cet espace ne peut être regardé comme un local spécifique au sens des dispositions précitées. La société requérante est ainsi fondée à soutenir que le projet méconnaît les dispositions de l'article UB II.5 du règlement du plan local d'urbanisme.
17. En dernier lieu, aux termes de l'article UB III.1.2 du règlement du plan local d'urbanisme relatif à la voirie : " Les voies nouvelles ouvertes à la circulation automobile publique doivent avoir des caractéristiques adaptées aux usages qu'elles supportent. / Les accès directs aux voies communales et départementales devront se faire perpendiculairement, selon une pente inférieure à 5% sur une longueur de 5 m depuis la bordure de voirie circulable ". Ces dispositions, relatives à la voirie, régissent l'aménagement des voies nouvelles et n'ont pas pour objet de définir les accès à la construction édifiée, lesquels sont régis par les dispositions de l'article UB III.1.1 du règlement du plan local d'urbanisme. Par suite, la société requérante ne peut utilement soutenir que l'accès prévu par le projet méconnaîtrait les dispositions de l'article UB III.1.2 du règlement.
18. Il résulte de tout ce qui précède que la société requérante est seulement fondée à soutenir que le projet méconnaît les dispositions de l'article UB II.5.3 du règlement du plan local d'urbanisme précitées en ce qu'il ne respecte pas les règles relatives au stationnement des véhicules à deux-roues.
Sur l'application des dispositions de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme :
19. L'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme dispose que : " Sans préjudice de la mise en œuvre de l'article L. 600-5, le juge administratif qui, saisi de conclusions dirigées contre un permis de construire, de démolir ou d'aménager ou contre une décision de non-opposition à déclaration préalable estime, après avoir constaté que les autres moyens ne sont pas fondés, qu'un vice entraînant l'illégalité de cet acte est susceptible d'être régularisé, sursoit à statuer, après avoir invité les parties à présenter leurs observations, jusqu'à l'expiration du délai qu'il fixe pour cette régularisation, même après l'achèvement des travaux. Si une mesure de régularisation est notifiée dans ce délai au juge, celui-ci statue après avoir invité les parties à présenter leurs observations. Le refus par le juge de faire droit à une demande de sursis à statuer est motivé. ".
20. Il résulte de ces dispositions, éclairées par les travaux parlementaires, que lorsque le ou les vices affectant la légalité de l'autorisation d'urbanisme dont l'annulation est demandée, sont susceptibles d'être régularisés, le juge doit surseoir à statuer sur les conclusions dont il est saisi contre cette autorisation. Il invite au préalable les parties à présenter leurs observations sur la possibilité de régulariser le ou les vices affectant la légalité de l'autorisation d'urbanisme. Le juge n'est toutefois pas tenu de surseoir à statuer, d'une part, si les conditions de l'article L. 600-5 du code de l'urbanisme sont réunies et qu'il fait le choix d'y recourir, d'autre part, si le bénéficiaire de l'autorisation lui a indiqué qu'il ne souhaitait pas bénéficier d'une mesure de régularisation. Un vice entachant le bien-fondé de l'autorisation d'urbanisme est susceptible d'être régularisé, même si cette régularisation implique de revoir l'économie générale du projet en cause, dès lors que les règles d'urbanisme en vigueur à la date à laquelle le juge statue permettent une mesure de régularisation qui n'implique pas d'apporter à ce projet un bouleversement tel qu'il en changerait la nature même.
21. Le vice dont le présent jugement reconnaît, au point 16, qu'il entache d'illégalité le permis de construire en litige, apparaît susceptible de faire l'objet d'un permis de construire de régularisation. Dans ces conditions, il y a lieu de surseoir à statuer, en application de l'article L. 600-5-1 du code de l'urbanisme, et de fixer à un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement aux fins de produire la mesure de régularisation nécessaire.
D É C I D E :
Article 1er :Il est sursis à statuer sur la requête, jusqu'à l'expiration d'un délai de quatre mois à compter de la notification du présent jugement, imparti à M. C et à la commune de Beaufort, pour notifier au tribunal un permis de construire régularisant le vice tiré de la méconnaissance des dispositions de l'article UB II.5.3 du plan local d'urbanisme.
Article 2 :Tous droits des parties sur lesquels il n'est pas expressément statué par le présent jugement sont réservés jusqu'en fin d'instance.
Article 3 :Le présent jugement sera notifié à la SARL Investirenova, à la commune de Beaufort et à M. A C.
Délibéré après l'audience du 23 septembre 2024, à laquelle siégeaient :
M. Pfauwadel, président,
Mme Permingeat, première conseillère,
M. Derollepot, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 8 octobre 2024.
Le rapporteur,
A. Derollepot
Le président,
T. Pfauwadel
Le greffier,
M. B
La République mande et ordonne au préfet de la Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.