lundi 23 juin 2025
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2206459 |
| Type | Décision |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Publication | C |
| Formation | 4ème Chambre |
| Avocat requérant | RAYNAUD |
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 5 octobre 2022, M. C B et la société à responsabilité limitée unipersonnelle (SARLU) HT Immo, représentés par Me Raynaud, demandent au tribunal :
1°) d'annuler le titre de perception d'un montant de 28 550 euros émis à l'encontre de M. B le 2 décembre 2021 en vue du recouvrement d'une redevance pour occupation du domaine public fluvial du lac d'Annecy au titre de l'année 2017, ensemble le refus opposé à leur recours gracieux ;
2°) de les décharger du paiement de cette somme ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 2 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Ils soutiennent que :
- n'étant ni propriétaire ni occupant de la construction située sur la parcelle cadastrée AH n°202, M. B n'est pas débiteur de la redevance en litige ;
- à défaut d'une délimitation précise du domaine public de l'Etat, la redevance mise à sa charge n'est pas exigible ;
- le titre en litige ne comporte pas d'indication concernant les bases de liquidation ;
- le montant de la redevance mise à la charge de M. B est excessif.
Par application de l'article R. 611-7 du code de justice administrative, les parties ont été informées que le jugement était susceptible d'être fondé sur un moyen relevé d'office tiré de l'irrecevabilité des conclusions présentées par la société HT Immo pour défaut d'intérêt pour agir dans la mesure où le titre de perception en litige a été émis à l'encontre de M. B.
M. B et la société HT Immo y ont répondu par mémoire enregistré le 28 mai 2025.
Vu les autres pièces du dossier.
Vu :
- le code général de la propriété des personnes publiques ;
- le décret n°2012-1246 du 7 novembre 2012 relatif à la gestion budgétaire et comptable publique ;
- le code de justice administrative.
Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.
Ont été entendus au cours de l'audience publique :
- le rapport de Mme Permingeat, premier conseiller ;
- les conclusions de M. Journé, rapporteur public ;
- et les observations de Me Raynaud, avocat de M. B et de la société HT Immo.
Considérant ce qui suit :
1. La société HT Immo, dont M. B est le gérant, a acquis en 2012 un immeuble situé sur le territoire de la commune de Menthon-Saint-Bernard (Haute-Savoie) sur la parcelle cadastrée AH n°202. Cette construction, qui comprend au rez-de-chaussée, un abri à bateaux et un mouillage et, au premier étage, une habitation, a été édifiée en partie sur le domaine public fluvial du lac d'Annecy. M. B a obtenu, le 23 octobre 2013, une autorisation d'occupation temporaire du domaine public fluvial valable 3 ans. Cette autorisation étant arrivée à son terme le 31 décembre 2015 et la société HT Immo étant demeurée dans les lieux, M. B a été rendu destinataire d'un titre de perception d'un montant de 28 550 euros correspondant à une redevance d'occupation du domaine public pour l'année 2017. Dans la présente instance, il demande l'annulation de ce titre outre la décharge de cette somme.
Sur les conclusions présentées par la société HT Immo :
2. La société HT Immo n'étant pas destinataire du titre de perception en litige, l'administration ne l'a pas constituée débitrice de la redevance pour le recouvrement de laquelle cet acte a été émis. Par suite, elle ne justifie pas d'un intérêt propre à former opposition à son encontre. Il en résulte que ses conclusions doivent être rejetées comme irrecevables.
Sur les conclusions présentées par M. B :
3. Aux termes de l'article L. 2125-1 du code général de la propriété des personnes publiques : " Toute occupation ou utilisation du domaine public d'une personne publique mentionnée à l'article L. 1 donne lieu au paiement d'une redevance ".
4. Le titre de perception en litige a été émis à l'encontre de M. B. Or ce dernier n'est, selon ses affirmations non démenties en défense, ni propriétaire ni occupant ni utilisateur de l'immeuble implanté sur le domaine public fluvial. Par suite, il est fondé à soutenir ne pas être redevable de la somme mise à sa charge. Il en résulte que, sans qu'il soit besoin de se prononcer sur les autres moyens de la requête, il y a lieu d'accueillir ses conclusions à fin d'annulation et de décharge.
5. Dans les circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions présentées par M. B au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
D E C I D E :
Article 1er : Les conclusions présentées par la société HT Immo sont rejetées.
Article 2 : Le titre de perception d'un montant de 28 550 euros émis à l'encontre de M. B le 2 décembre 2021 en vue du recouvrement d'une redevance pour occupation du domaine public fluvial du lac d'Annecy au titre de l'année 2017, ensemble le refus opposé à son recours gracieux sont annulés.
Article 3 : M. B est déchargée de la somme de 28 550 euros.
Article 4 : Le surplus des conclusions de M. B est rejeté.
Article 5 : Le présent jugement sera notifié à la société à responsabilité limitée unipersonnelle HT Immo, à M. C B et au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique.
Délibéré après l'audience du 5 juin 2025, à laquelle siégeaient :
M. Wyss, président,
Mme Permingeat, premier conseiller,
M. Derollepot, premier conseiller.
Rendu public par mise à disposition au greffe le 23 juin 2025.
Le rapporteur,
F. Permingeat
Le président,
J.-P. Wyss
Le greffier,
M. A
La République mande et ordonne au ministre de l'économie, des finances et de la souveraineté industrielle et numérique en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2206459
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432
Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.
01/06/2026
Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881
Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.
01/06/2026