Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2207237

mardi 15 octobre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2207237
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD
Avocat requérantSOCIETE WILHELM ET ASSOCIES

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par les sociétés Héphaïstos et Lauradistri d’un recours en excès de pouvoir contre un permis de construire délivré par le maire de Scionzier à la SCI du Maquis. En cours d’instance, le maire a retiré l’arrêté contesté à la demande du pétitionnaire, rendant la requête sans objet. Par ordonnance du 15 octobre 2024, le président de la 2ème chambre a constaté qu’il n’y avait plus lieu de statuer sur la requête, en application de l’article R. 222-1 du code de justice administrative. Les conclusions des parties relatives aux frais de justice (article L. 761-1 du même code) ont été rejetées.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire, enregistrés le 4 et 24 novembre 2022, les sociétés Héphaïstos et Lauradistri, représentées par Me Renaux, demandent au tribunal :

1°) d'annuler l'arrêté n° PC 0742642200010 du maire de la commune de Scionzier du 4 mai 2022 portant délivrance à la société SCI du Maquis d'un permis de construire et ensemble la décision implicite du maire de Scionzier du 5 septembre 2022, portant rejet du recours gracieux contre cet arrêté ;

2°) de mettre à la charge de la commune de Scionzier la somme de 5000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense du 13 février 2023, la société civile immobilière du Maquis, représentée par Me Seaumaire, conclut au rejet de la requête, à titre subsidiaire à surseoir à statuer afin de régulariser le vice entrainant l'illégalité du permis de construire et de mettre à la charge des sociétés requérantes la somme de 5 000 euros en application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un mémoire en défense du 26 août 2024, la commune de Scionzier, représentée par Me Albisson, conclut au non-lieu à statuer et à la condamnation des sociétés requérantes à lui verser chacune la somme de 1000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Par un courrier du 25 septembre 2024, les sociétés requérantes prennent acte du retrait de l'arrêté, n'entendent pas se désister et maintiennent leur demande au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les () présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () 5° Statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 ou la charge des dépens ; () ".

2. Il ressort des pièces du dossier que, postérieurement à l'introduction de la requête, le maire de la commune de Scionzier a retiré l'arrêté de permis de construire contesté, à la demande du pétitionnaire la SCI du Maquis. Par suite, la requête des sociétés Héphaïstos et Lauradistri est devenue sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

3. Il y a lieu, dans les circonstances de l'espèce, de rejeter l'ensemble des conclusions tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

ORDONNE :

Article 1er :Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête des sociétés Héphaïstos et Lauradistri.

Article 2 :Les conclusions des parties tendant à l'application de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.

Article 3 :La présente ordonnance sera notifiée à la société Héphaïstos en application des dispositions de l'article R. 751-3 du code de justice administrative, à la commune de Scionzier et à la SCI du Maquis.

Fait à Grenoble, le 15 octobre 2024.

Le président de la 2ème chambre,

Mathieu Sauveplane

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.