Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2207715

mercredi 18 septembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2207715
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir

Résumé IA

Requête de M. A contre son exclusion définitive de la formation d'aide-soignant à l'IFAS de Sallanches. Le Tribunal administratif de Grenoble rejette la requête comme manifestement irrecevable, faute pour le requérant d'avoir exposé un moyen de droit. La décision est fondée sur les articles R. 222-1 (4°) et R. 411-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 23 novembre 2022, M. B A demande au tribunal d'annuler pour excès de pouvoir la décision du 21 octobre 2022 par laquelle le directeur de l'institut de formation d'aides-soignants de Sallanches l'a définitivement exclu de la formation dispensée par cet établissement.

Par un mémoire en défense, enregistré le 12 janvier 2023, les hôpitaux du pays du Mont-Blanc concluent au rejet de la requête.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu l'arrêté du 18 juillet 2024 par lequel le président de la juridiction a donné compétence à Mme Permingeat, premier conseiller, pour statuer par ordonnance en application de l'article R. 222-1 du code de justice administrative.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif () et les présidents de formation de jugement des tribunaux () peuvent, par ordonnance : () / 4º Rejeter les requêtes manifestement irrecevables, lorsque la juridiction n'est pas tenue d'inviter leur auteur à les régulariser () ". Aux termes de l'article R. 411-1 du même code : " La juridiction est saisie par requête. La requête () contient l'exposé des () moyens () ".

2. En se bornant à se prévaloir du suivi psychologique qu'il a entrepris afin de remédier aux causes à l'origine de la sanction en litige et du fait qu'il avait presque achevé sa formation, M. A ne développe aucun moyen de droit au soutien de ses conclusions à fin d'annulation pour excès de pouvoir. Ces dernières doivent donc, par application des dispositions citées au point 1, être rejetées comme irrecevables.

O R D O N N E :

Article 1er : La requête de M. A est rejetée.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à M. B A et aux hôpitaux du pays du Mont-Blanc.

Fait à Grenoble, le 18 septembre 2024.

Le magistrat désigné,

F. Permingeat

La République mande et ordonne au ministre de la santé et de la prévention en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2207715