Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2208090
lundi 16 décembre 2024
| Juridiction | Tribunal Administratif de Grenoble |
| Section | Tribunal Administratif de Grenoble |
| N° Dossier | TA38-2208090 |
| Type | Ordonnance |
| Recours | Excès de pouvoir |
| Avocat requérant | BASSET |
Résumé IA
Texte intégral
Vu la procédure suivante :
Par une requête enregistrée le 10 décembre 2022, M. A B, représentée par Me Basset, demande au tribunal :
1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a rejeté la demande de regroupement familial présentée au profit de son épouse ;
2°) d'enjoindre au préfet de l'Isère de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;
3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
Par un mémoire en défense enregistré le 5 novembre 2024, le préfet de l'Isère conclut au non-lieu à statuer et au rejet des conclusions présentées au titre l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
Il fait valoir qu'il a fait droit à la demande de regroupement familial de M. B le 17 janvier 2023.
Par un mémoire enregistré le 29 novembre 2024, M. B demande au tribunal " de bien vouloir faire droit à la demande de non-lieu à statuer " et déclare maintenir sa demande au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.
M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 10 octobre 2022.
Vu :
- les autres pièces du dossier ;
- la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;
- le code de justice administrative.
Considérant ce qui suit :
1. L'article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de formation de jugement des tribunaux, par ordonnance, de donner acte des désistements et de statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 du code de justice administrative.
2. En demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures " de bien vouloir faire droit à la demande de non-lieu à statuer ", M. B doit être regardé comme se désistant de ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction.
3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 600 euros à verser à Me Basset sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que cette dernière renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
O R D O N N E :
Article 1er :Il est donné acte du désistement de M. B de ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction.
Article 2 :
L'Etat versera la somme de 600 euros à Me Basset sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que cette dernière renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.
Article 3 :La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la préfète de l'Isère.
Fait à Grenoble le 16 décembre 2024.
La présidente de la 5ème chambre,
A. Bedelet
La République mande et ordonne à la préfète de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.
N°2208090