Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2208090

lundi 16 décembre 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2208090
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
Avocat requérantBASSET

Résumé IA

Cette ordonnance du Tribunal Administratif de Grenoble concerne le recours de M. B contre le rejet implicite de sa demande de regroupement familial par le préfet de l'Isère. Le préfet ayant accordé le regroupement familial le 17 janvier 2023, le requérant s'est désisté de ses conclusions principales. Le tribunal donne acte de ce désistement et condamne l'État à verser 600 euros à son avocat sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 10 décembre 2022, M. A B, représentée par Me Basset, demande au tribunal :

1°) d'annuler la décision implicite par laquelle le préfet de l'Isère a rejeté la demande de regroupement familial présentée au profit de son épouse ;

2°) d'enjoindre au préfet de l'Isère de réexaminer sa situation dans un délai d'un mois à compter du jugement à intervenir, sous astreinte de 50 euros par jour de retard ;

3°) de mettre à la charge de l'Etat la somme de 1 500 euros à verser à son conseil au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Par un mémoire en défense enregistré le 5 novembre 2024, le préfet de l'Isère conclut au non-lieu à statuer et au rejet des conclusions présentées au titre l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Il fait valoir qu'il a fait droit à la demande de regroupement familial de M. B le 17 janvier 2023.

Par un mémoire enregistré le 29 novembre 2024, M. B demande au tribunal " de bien vouloir faire droit à la demande de non-lieu à statuer " et déclare maintenir sa demande au titre de l'article L.761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

M. B a été admis au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale par une décision du 10 octobre 2022.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la loi du 10 juillet 1991 relative à l'aide juridique ;

- le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. L'article R. 222-1 du code de justice administrative permet aux présidents de formation de jugement des tribunaux, par ordonnance, de donner acte des désistements et de statuer sur les requêtes qui ne présentent plus à juger de questions autres que la condamnation prévue à l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

2. En demandant au tribunal, dans le dernier état de ses écritures " de bien vouloir faire droit à la demande de non-lieu à statuer ", M. B doit être regardé comme se désistant de ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction.

3. Dans les circonstances de l'espèce, il y a lieu de mettre à la charge de l'Etat la somme de 600 euros à verser à Me Basset sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que cette dernière renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.

O R D O N N E :

Article 1er :Il est donné acte du désistement de M. B de ses conclusions à fin d'annulation et d'injonction.

Article 2 :

L'Etat versera la somme de 600 euros à Me Basset sur le fondement de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991, sous réserve que cette dernière renonce à percevoir la somme correspondant à la part contributive de l'Etat.

Article 3 :La présente ordonnance sera notifiée à M. A B et à la préfète de l'Isère.

Fait à Grenoble le 16 décembre 2024.

La présidente de la 5ème chambre,

A. Bedelet

La République mande et ordonne à la préfète de l'Isère en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2208090