Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2304101

mardi 20 août 2024

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2304101
TypeOrdonnance
RecoursExcès de pouvoir
PublicationD

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble a été saisi par Mme B d’un recours en excès de pouvoir contre une décision de la commission de médiation de la Haute-Savoie du 25 mai 2023 refusant de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement. En défense, le préfet a fait valoir que Mme B avait depuis été reconnue prioritaire par une nouvelle décision du 25 janvier 2024 et avait signé un bail le 29 avril 2024. Constatant que la requête était devenue sans objet, le tribunal a prononcé un non-lieu à statuer sur le fondement de l’article R. 222-1 du code de justice administrative.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête, enregistrée le 28 juin 2023, Mme A B demande au tribunal d'annuler la décision du 25 mai 2023 par laquelle la commission de médiation de la Haute-Savoie a refusé de reconnaître le caractère prioritaire et urgent de sa demande de logement.

Par un mémoire en défense, enregistré le 13 juin 2024, le préfet de la Haute-Savoie conclut au non-lieu à statuer sur la requête de Mme B.

Il soutient que Mme B a été reconnue comme prioritaire par une décision de la commission de médiation du 25 janvier 2024 et qu'elle a signé le bail d'un logement de type T2 à Evian-les-Bains le 29 avril 2024.

Vu les autres pièces du dossier.

Vu le code de justice administrative.

Considérant ce qui suit :

1. Aux termes de l'article R. 222-1 du code de justice administrative : " Les présidents de tribunal administratif (), les premiers vice-présidents des tribunaux (), le vice-président du tribunal administratif de Paris, les présidents de formation de jugement des tribunaux () et les magistrats ayant une ancienneté minimale de deux ans et ayant atteint au moins le grade de premier conseiller désignés à cet effet par le président de leur juridiction peuvent, par ordonnance : () / 3' Constater qu'il n'y a pas lieu de statuer sur une requête ; () ".

2. Il résulte de l'instruction que Mme B a été reconnue comme prioritaire par une décision de la commission de médiation du 25 janvier 2024 et qu'elle a signé le bail d'un logement de type T2 à Evian-les-Bains le 29 avril 2024. Par suite, la requête de Mme B est devenue sans objet. Il n'y a, dès lors, plus lieu d'y statuer.

ORDONNE :

Article 1er : Il n'y a plus lieu de statuer sur la requête de Mme B.

Article 2 : La présente ordonnance sera notifiée à Mme A B et au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires.

Copie en sera adressée au préfet de la Haute-Savoie.

Fait à Grenoble, le 20 août 2024.

Le président,

J.P. WYSS

La République mande et ordonne au ministre de la transition écologique et de la cohésion des territoires en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.