LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2304339

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2304339

jeudi 27 juillet 2023

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2304339
TypeDécision
RecoursExcès de pouvoir
PublicationC
Avocat requérantSELARL PHILIPPE PETIT & ASSOCIES

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête et un mémoire enregistrés le 7 juillet 2023 et le 24 juillet 2023, la société Vinci immobilier Rhône-Alpes Auvergne, représentée par Me Bergeras, demande au juge des référés :

1°) d'ordonner la suspension de l'exécution de l'arrêté du 11 avril 2023 par lequel le maire de la commune de Cluses lui a refusé un permis de construire ;

2°) d'enjoindre au maire de la commune de Cluses de lui délivrer le permis de construire sollicité dans un délai de 30 jours à compter de l'ordonnance à intervenir sous astreinte de 100 euros par jour de retard ou subsidiairement de réexaminer la demande de permis de construire dans les mêmes conditions de délai et d'astreinte ;

3°) de mettre à la charge de la commune de Cluses la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle soutient que :

- la condition d'urgence est remplie ;

- le motif de refus tiré de la méconnaissance de l'article R. 111-27 est entaché d'erreur d'appréciation ;

- les motifs dont il est demandé la substitution ne sont pas fondés.

Par un mémoire en défense enregistré le 21 juillet 2023, la commune de Cluses, représentée par Me Petit, conclut au rejet de la requête et à ce que soit mise à la charge de la requérante la somme de 3 000 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative.

Elle fait valoir que :

- la requête est irrecevable faute de démontrer le dépôt d'une requête en annulation ;

- la condition d'urgence n'est pas remplie ;

- il n'existe aucun doute sérieux sur la légalité de la décision attaquée et subsidiairement le refus peut être fondé sur d'autres motifs pour lesquels il est demandé la substitution.

Vu :

- les autres pièces du dossier ;

- la requête en annulation enregistrée sous le n°2303640.

Vu :

- le code de l'urbanisme ;

- le code de justice administrative.

Le président du tribunal a désigné Mme A pour statuer sur les demandes de référé.

Les parties ont été régulièrement convoquées à l'audience publique du 24 juillet 2023 à 14h30 au cours de laquelle ont été entendus :

- le rapport de Mme A ;

- les observations de Me Bergeras, pour la société Vinci Immobilier Rhône-Alpes Auvergne ;

- et celles de Me Frigière, pour la commune de Cluses.

La clôture de l'instruction a été reportée au mardi 25 juillet 2023 à 12h.

Une note en délibéré présentée pour la commune de Cluses a été enregistrée le 25 juillet 2023.

Considérant ce qui suit :

1. La société Vinci immobilier Rhône-Alpes Auvergne a déposé auprès des services instructeurs de la commune de Cluses une demande de permis de construire un immeuble d'habitation. Par arrêté du 11 avril 2023, le maire de Cluses a refusé de lui délivrer le permis de construire. La société requérante demande la suspension de l'exécution de cet arrêté sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative.

Sur la demande de suspension d'exécution :

2. L'urgence justifie que soit prononcée la suspension d'un acte administratif, sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, lorsque l'exécution de celui-ci porte atteinte, de manière suffisamment grave et immédiate, à un intérêt public, à la situation du requérant ou aux intérêts qu'il entend défendre. En ce qui concerne une décision de refus de permis de construire, il appartient au juge des référés, lorsqu'il est saisi d'une demande de suspension, d'apprécier concrètement, compte tenu des justifications fournies par le requérant, si les effets du refus de permis litigieux sont de nature à caractériser une urgence justifiant que, sans attendre le jugement de la requête au fond, l'exécution de la décision soit suspendue. À cette fin, l'urgence s'apprécie objectivement et compte tenu de l'ensemble des circonstances de chaque espèce, en tenant compte, notamment, des conséquences qui seraient susceptibles de résulter, pour les divers intérêts en présence, de la délivrance d'un permis de construire provisoire à l'issue d'un réexamen de la demande ordonné par le juge des référés.

3. La société requérante se prévaut de l'expiration prochaine de la promesse de vente de la parcelle cadastrée section AB n°576, objet du refus de permis de construire contesté, et de l'augmentation des coûts de la construction remettant en cause l'équilibre économique de ce projet. Cependant, si la promesse de vente comporte une condition suspensive relative à l'obtention par la société d'un permis de construire purgé de tout recours, elle est en réalité faite dans l'intérêt exclusif de l'acquéreur et le défaut de réalisation de cette condition et la décision contestée n'ont ni pour objet ni pour effet de rendre caduque la promesse en cause. Cette vente a par ailleurs été acceptée par les propriétaires du terrain pour un prix très intéressant au regard du prix du marché, de sorte que la seule attestation qu'ils ont rédigée ne permet pas d'établir qu'ils seraient susceptibles de renoncer à cette vente après novembre 2023. Si le coût de la construction est effectivement en augmentation, il n'est aucunement établi que celui-ci mettrait en cause la viabilité même du projet porté par la société Vinci. Compte tenu de ces éléments, l'urgence à suspendre l'arrêté de permis de construire contesté n'est pas établie, ce d'autant plus que la requête n°2303640 entre dans les cas de traitement prioritaire de l'article R. 600-6 du code de l'urbanisme.

4. Il résulte de ce qui précède que les conclusions aux fins de suspension présentées doivent être rejetées ainsi que par voie de conséquence les conclusions d'injonction.

Sur les frais d'instance :

5. Les dispositions de l'article L. 761-1 du code de justice administrative font obstacle à ce que soit mise à la charge de la commune de Cluses, qui n'est pas partie perdante dans la présente instance, une quelconque somme au titre des frais exposés par la société requérante et non compris dans les dépens. Il n'y a pas lieu, dans les circonstances de l'espèce, de mettre à la charge de la société requérante le versement de la somme réclamée par la commune de Cluses au titre des frais exposés et non compris dans les dépens.

O R D O N N E :

Article 1er :La requête présentée par la société Vinci immobilier Rhône-Alpes Auvergne est rejetée.

Article 2 :Les conclusions de la commune de Cluses présentées sur le fondement de l'article L. 761-1 du code de justice administrative sont rejetées.Article 3 :La présente ordonnance sera notifiée à la société Vinci immobilier Rhône-Alpes Auvergne et à la commune de Cluses.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 27 juillet 2023.

Le juge des référés,

J. A

La greffière,

C. Jasserand

La République mande et ordonne au préfet de la Haute-Savoie en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun, contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

N°2304339

Décisions similaires

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608292

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. A... contre l'arrêté du préfet des Hautes-Alpes du 5 mai 2026 prolongeant son assignation à résidence. Le requérant invoquait une atteinte disproportionnée à sa liberté d'aller et venir et une méconnaissance de l'article 8 de la Convention européenne des droits de l'homme et de l'article 3-1 de la Convention internationale des droits de l'enfant. Le tribunal a jugé que les contraintes horaires imposées (présence au domicile de 14h à 17h) n'étaient pas disproportionnées, faute de preuves suffisantes de leur incompatibilité avec le suivi scolaire de sa belle-fille. La décision s'appuie sur les articles L. 731-1 et R. 733-1 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608430

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant égyptien, contestant un arrêté préfectoral du 14 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. La juridiction a estimé que l'arrêté était suffisamment motivé et ne méconnaissait pas les articles L. 612-6 et L. 612-10 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile (CESEDA), le préfet ayant examiné les critères légaux. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, y compris la demande d'aide juridictionnelle provisoire et de communication du dossier.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608432

Le Tribunal Administratif de Marseille a rejeté la requête de M. B..., ressortissant sénégalais, contestant un arrêté préfectoral du 15 mai 2026 l'obligeant à quitter le territoire français sans délai, avec une interdiction de retour de deux ans. Le tribunal a jugé que l'arrêté était suffisamment motivé et que la situation personnelle du requérant avait été examinée, notamment son maintien irrégulier après expiration de son visa. La solution retenue est le rejet de l'ensemble des conclusions, sur la base des articles L. 613-1, L. 612-2, L. 612-6 et L. 721-4 du code de l'entrée et du séjour des étrangers et du droit d'asile.

01/06/2026

TA13Excès de pouvoir

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2607881

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l’article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la demande de suspension de l’arrêté du sous-préfet d’Istres du 7 avril 2026 mettant en demeure M. et Mme A... de quitter leur logement à Vitrolles. La requête a été jugée irrecevable car elle n’était pas accompagnée de la copie intégrale de la décision contestée, en méconnaissance des exigences procédurales. En conséquence, le juge a appliqué l’article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience, et a refusé l’admission provisoire à l’aide juridictionnelle.

01/06/2026

← Retour aux décisions