LogoMeilleurAvocats.fr
AvocatsAssistant IABlogPrix
ConnexionDéposer ma demande

Vous avez un problème juridique ?

Décrivez votre situation en 2 minutes — un avocat spécialisé vous répond sous 24h.

Déposer ma demandeJe suis avocat
Logo MeilleurAvocats.frMeilleurAvocats.fr

Mise en relation avocat–client par l'IA. Gratuit pour les particuliers.

Particuliers

  • Déposer une demande
  • Trouver un avocat
  • Assistant IA gratuit
  • Bibliothèque juridique
  • Guides pratiques
  • Jurisprudence

Avocats

  • Pour les avocats
  • Espace avocat
  • Tarifs et formules
  • Recevoir des leads
  • Programme d'affiliation
  • Contact commercial

Spécialités

  • Droit général
  • Droit du travail
  • Droit de la sécurité sociale et de la protection sociale
  • Droit fiscal et droit douanier
  • Droit de la famille, des personnes et de leur patrimoine
  • Droit immobilier

Légal

  • Mentions légales
  • Confidentialité
  • CGU
  • Cookies
  • Contact

Newsletter juridique hebdomadaire

Décisions clés, évolutions législatives, conseils pratiques — chaque semaine.

© 2026 MeilleurAvocats.fr— KONSEIL SAS. Tous droits réservés.

Mentions légales|Confidentialité|Cookies

BOB★La messagerie française & cryptée pour des échanges confidentiels entre avocats et clients.

En savoir +TéléchargerBOB
AccueilJurisprudence administrativeN° TA38-2304389

Tribunal Administratif de Grenoble — Décision N° TA38-2304389

jeudi 5 juin 2025

JuridictionTribunal Administratif de Grenoble
SectionTribunal Administratif de Grenoble
N° DossierTA38-2304389
TypeDécision
RecoursPlein contentieux
PublicationD
FormationJuge unique 8
Avocat requérantPORET

Résumé IA

Le Tribunal Administratif de Grenoble, statuant en juge unique, a examiné l'opposition de Mme C à une contrainte émise par Pôle emploi (devenu France Travail) pour le recouvrement d’un indu d’allocation de solidarité spécifique de 5 149,64 euros. Le tribunal a constaté que, postérieurement à l’introduction de la requête, Pôle emploi avait accordé à Mme C une remise gracieuse totale de sa dette. Par conséquent, les conclusions de la requérante tendant à l’opposition, à la remise gracieuse et à l’échelonnement de la dette sont devenues sans objet, et il n’y a plus lieu d’y statuer. Le surplus des conclusions, notamment celles relatives aux frais de justice, a été rejeté.

Texte intégral

Vu la procédure suivante :

Par une requête enregistrée le 7 juillet 2023 Mme B C, représentée par Me Poret demande au tribunal :

1°) de l'admettre au bénéfice de l'aide juridictionnelle provisoire ;

2°) d'annuler la contrainte émise le 16 juin 2023 par l'agence Pôle emploi Auvergne-Rhône-Alpes pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique d'un montant de 5 154,93 euros pour la période de juillet 2021 à avril 2022 ;

3°) de lui accorder une remise gracieuse de sa dette ;

4°) à titre subsidiaire, de lui accorder un échéancier de paiement ;

5°) de mettre à la charge de France travail Auvergne-Rhône-Alpes une somme de 1 500 euros au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

Elle soutient que :

Sur la contrainte du 16 juin 2023 :

- elle est entachée d'incompétence ;

- elle est entachée d'un défaut de motivation ;

Sur la demande de remise gracieuse et d'échelonnement :

- elle est de bonne foi ;

- l'indu a pour origine des manquements de Pôle emploi ;

- elle est dans une situation de précarité.

Par un mémoire en défense, enregistré le 9 août 2023, l'agence France travail Auvergne-Rhône-Alpes conclut au rejet de la requête.

Elle soutient que les moyens soulevés par Mme C ne sont pas fondés.

Mme C a été admise au bénéfice de l'aide juridictionnelle totale, par une décision du 21 novembre 2023.

Vu les autres pièces du dossier ;

Vu :

- le code du travail ;

- le code des relations entre le public et l'administration ;

- la loi n°91-647 du 10 juillet 1991 ;

- le code de justice administrative.

Les parties ont été régulièrement averties du jour de l'audience.

Le président a dispensé le rapporteur public, sur sa proposition, de prononcer des conclusions à l'audience.

M. A a présenté son rapport au cours de l'audience tenue le 21 mai 2025, les parties n'étant ni présentes ni représentées

La clôture d'instruction a été prononcée à l'issue de l'audience publique.

Considérant ce qui suit :

1. Mme C était bénéficiaire de l'allocation de solidarité spécifique versée par Pôle emploi devenue France Travail au 1er janvier 2024 depuis le mois de juin 2021 au taux journalier de 16,91 euros. Parallèlement, elle a sollicité et obtenu le versement de l'allocation d'aide aux adultes handicapés à compter de mai 2021. Elle a ensuite informé Pôle emploi de sa nouvelle situation. Par une notification du 30 novembre 2022, Pôle emploi a mis à sa charge un trop-perçu d'allocation de solidarité spécifique d'un montant de 5 149,64 euros pour la période de juillet 2021 à avril 2022. Mme C a contesté le bien-fondé de cette par un recours préalable rejeté par le directeur de l'agence Pôle emploi par une décision du 14 décembre 2022. Par un courrier du 4 avril 2023, Pôle emploi a de nouveau sollicité le paiement de l'indu et l'a mise en demeure de payer par un courrier du 9 mai 2023 dont Mme C a accusé réception le 15 mai suivant. En l'absence de règlement de la somme, Pôle emploi lui a notifié une contrainte n°ES242300405 par lettre recommandée avec accusé de réception le 26 juin 2023. Par un courrier du 27 juillet 2027, Pôle emploi a informé Mme C de son intention d'effacer l'intégralité de sa dette.

Sur les conclusions à fin d'opposition, de remise gracieuse et d'échelonnement :

2. Aux termes de l'article L. 5426-8-2 du code du travail dans sa version en vigueur à la date de la contrainte en litige : " Pour le remboursement des allocations, aides, ainsi que de toute autre prestation indûment versées par Pôle emploi pour son propre compte, pour le compte de l'organisme chargé de la gestion du régime d'assurance chômage mentionné à l'article L. 5427-1, pour le compte de l'État ou des employeurs mentionnés à l'article L. 5424-1, le directeur général de Pôle emploi ou la personne qu'il désigne en son sein peut, dans les délais et selon les conditions fixés par voie réglementaire, et après mise en demeure, délivrer une contrainte qui, à défaut d'opposition du débiteur devant la juridiction compétente, comporte tous les effets d'un jugement et confère le bénéfice de l'hypothèque judiciaire ".

3. Mme C forme opposition à la contrainte qui a été émise à son encontre le 16 juin 2023 par Pôle emploi, pour le recouvrement d'un indu d'allocation de solidarité spécifique d'un montant de 5 149,64 euros pour la période de juillet 2021 à avril 2022 et sollicite la remise gracieuse de sa dette ou, à titre subsidiaire, que le tribunal lui accorde un échéancier de remboursement.

4. Par une décision en date du 27 juillet 2023, postérieure à l'introduction de la requête, Pôle emploi a accordé à la requérante la remise gracieuse totale de sa dette. Dans ces conditions, les conclusions à fin d'opposition, de remise gracieuse et d'échelonnement sont devenues sans objet. Par suite, il n'y a pas lieu d'y statuer.

Sur les frais liés au litige :

5. Eu égard aux circonstances de l'espèce, il n'y a pas lieu de faire droit aux conclusions de Mme C présentées au titre de l'article L. 761-1 du code de justice administrative et de l'article 37 de la loi du 10 juillet 1991.

D E C I D E :

Article 1er : Il n'y plus lieu à statuer sur les conclusions relatives à l'aide juridictionnelle provisoire, à fin d'opposition, de remise gracieuse et d'échelonnement présentées par Mme C.

Article 2 : Le surplus des conclusions de la requête est rejeté.

Article 3 : Le présent jugement sera notifié à Mme B C, à Me Poret et à l'agence France travail Auvergne-Rhône-Alpes.

Rendu public par mise à disposition au greffe le 5 juin 2025.

Le président,

J-P. ALa greffière en chef,

L. Perrard

La République mande et ordonne à la ministre du travail, de la santé, des solidarités et des familles en ce qui le concerne ou à tous commissaires de justice à ce requis en ce qui concerne les voies de droit commun contre les parties privées, de pourvoir à l'exécution de la présente décision.

Décisions similaires

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608110

Le Tribunal Administratif de Marseille, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-3 du code de justice administrative, a été saisi par Mme A..., ressortissante ivoirienne, afin d'obtenir la délivrance effective d'une carte de séjour pluriannuelle dont le renouvellement lui avait déjà été accordé par une décision favorable du 1er août 2025. Le juge a constaté que la condition d'urgence était remplie s'agissant d'une demande de renouvellement de titre de séjour et que la mesure sollicitée ne se heurtait à aucune contestation sérieuse. Il a enjoint au préfet des Bouches-du-Rhône de convoquer l'intéressée sous quinze jours pour lui remettre le titre, sous astreinte de 50 euros par jour de retard. L'État a également été condamné à verser 1 500 euros au titre des frais de justice, sous réserve de l'admission définitive de Mme A... à l'aide juridictionnelle provisoire.

01/06/2026

TA13Plein contentieux

Tribunal Administratif de Marseille — N° TA13-2608580

Le Tribunal administratif de Marseille, statuant en référé, a rejeté la requête de M. B... concernant le traitement de sa demande de document de circulation pour étranger mineur pour sa fille. La requête a été jugée irrecevable car elle ne contenait pas de conclusions, c'est-à-dire qu'elle ne précisait pas ce que le requérant demandait au juge. Cette irrecevabilité a été constatée sur le fondement de l'article R. 411-1 du code de justice administrative. Le juge a donc appliqué l'article L. 522-3 du même code pour rejeter la requête sans instruction ni audience.

01/06/2026

TA14Plein contentieux

Tribunal Administratif de Caen — N° TA14-2601609

Le Tribunal administratif de Caen, statuant en référé sur le fondement de l'article L. 521-1 du code de justice administrative, a rejeté la requête de Mme A... B... tendant à la suspension d'une décision de l'Agence nationale des titres sécurisés (ANTS) refusant l'immatriculation d'un véhicule et l'exonération du malus écologique. La demande a été jugée manifestement irrecevable car la requérante n'avait pas présenté de requête distincte aux fins d'annulation de la décision contestée, comme l'exige l'article R. 522-1 du même code. En conséquence, le juge a rejeté la requête sans instruction ni audience, en application de l'article L. 522-3.

01/06/2026

TA25Plein contentieux

Tribunal Administratif de Besançon — N° TA25-2601163

Le Tribunal Administratif de Besançon, statuant en référé, a rejeté la demande de suspension de la délibération du conseil municipal d’Etupes approuvant le budget primitif 2026. Le juge a estimé que la condition d’urgence n’était pas remplie, le requérant n’ayant pas démontré que l’exécution du budget entraînerait un blocage du fonctionnement des services publics communaux ou une situation financière irréversible. En conséquence, la requête de M. C... a été rejetée, sans qu’il soit nécessaire d’examiner l’existence d’un doute sérieux sur la légalité de la délibération. La décision se fonde sur l’article L. 521-1 du code de justice administrative.

01/06/2026

← Retour aux décisions